La capitale provinciale du Haut-Ogooué a abrité, le 21 avril 2018, la cérémonie de lancement officiel du Fonds d’initiatives départementales (FID). A cette occasion, le gouverneur de cette province, Jacques Denis Tsanga, s’est exprimé sur les contours et la gestion de cette initiative.

Jacques Denis Tsanga (2e à Gauche) et ses collègues gouverneurs posant avec le président de la République lors de la cérémonie de lancement du FID, le 21 avril 2018, à Franceville. © DCP

 

Monsieur le gouverneur, votre province a été choisie pour abriter la cérémonie officielle de lancement du FID. Votre réaction ?

C’est un motif de satisfaction que cela se lance dans notre province, mais il est bien entendu que c’est une opération de lancement et le bénéfice revient à l’ensemble des collectivités locales du pays.

Avez-vous déjà des projets sélectionnés pour ce fonds?

Les projets existent. Il y a des plans de développement locaux qui ont été étudiés et qui sont actuellement évalués. Nous espérons qu’avec ce fonds, cela va booster l’ensemble des plans de développement dans toutes les localités du pays. C’est naturellement pour viser un but qui est simple: répondre aux aspirations quotidiennes des populations et à l’amélioration de leurs conditions de vie.

Les gouverneurs sont les premiers responsables de ce fonds et d’aucuns estiment qu’il faut suffisamment de mécanismes de gestion pour empêcher d’éventuels détournements. Comment comptez-vous le gérer?

Les mécanismes sont arrêtés par l’Arrêté pris à cet effet et qui couvre l’ensemble des domaines où le fonds va s’exercer. Les mécanismes de gestion sont établis. Les plans sont étudiés et validés par l’ensemble des commissions. Le gouverneur ayant en dernier ressort la possibilité d’accepter ou de reporter. C’est une gestion purement administrative. Nous voudrons qu’il en soit ainsi pour que les projets soient objectivement choisis et que leur exécution, comme je l’ai dit, change la vie de nos concitoyens. Il n’y a pas un pouvoir particulier pour le gouverneur. C’est un travail d’équipe et l’ensemble des commissions exercera le travail qui me parait judicieux pour que nous arrivions à des décisions à la fois consensuelles et profitables à toute la population.

La mesure sur la gratuité des accouchements est-elle effective dans le Haut-Ogooué?

Les populations du Haut-Ogooué en bénéficient déjà. Nous avons reçu dans la province des kits pour l’accouchement et cela se fait déjà. Le chef de l’Etat a vérifié l’application de cette mesure et je puis vous dire que c’est effectif depuis longtemps.

 
 

9 Commentaire

  1. BSerge Okogo dit :

    Haut-ogoué capitale de tous les coups fouireux. Ce n’est donc pas par hasard si cette province a été choisie pour le lancement de cette opération occulte.

  2. Moi dit :

    Donc les 9 gouverneurs, iront dans les 9 provinces pour entendre les 9 bobards?

  3. ébirane dit :

    les gouverneurs,préfets et sous-préfets vous avez la lourde tâche de participer au développement des localités en misant sur des idées novatrices qui seront proposées par la population. Aux dires du présidents, cet argent ne vous a pas été donné pour acheter des voitures etc… mais il a un but précis. Attention au mamba. Soyez la lumière dans vos provinces respectives en donnant la chance à tout citoyen, surtout les plus démunis.

    • Milangmissi dit :

      Vous parlez avec la foi ou le foie? Il n’y a pas d’argent dans ce fond regardez le budget de l’Etat rien ne fait mention de ce fond. Si par hasard les émergents l’inscrivaient au budget ils ne le financeront jamais. Ils n’ont plus d’argent même le baril à 75 $ n’a pas résolu nos problèmes.
      M.Ebirane laissez les gouverneurs, préfets et autres tranquilles ceci est une énième opération de communication, il n’y a rien en face de cette opération.
      Souvenez vous de la dette intérieure qu’on devait rembourser sous huitaine. Voilà deux mois que les opérateurs économiques attendent, ils n’ont pas d’argent pour autres choses que les salaires actuellement. Les 65 milliards qu’ils ont emprunté pour le projet graine ce sont les salaires.
      “Une promesse ne paye pas la dette.” Proverbe

  4. Paul Bismuth dit :

    On nous a parlé de la décentralisation au Gabon. Ou en est-on ? L’Etat continue de tout gérer en matière de développement. Et les collectivités locales (en dehors de deux ou trois) continuent d’avoir si peu de marges de manœuvre avec des moyens financiers faméliques en plus d’être sous la tutelle administrative de l’Etat. Ce FID aurait pu être un outil qui aurait accompagné des transferts de compétences. Or en le soumettant au contrôle et à la gestion des gouverneurs on reste dans le cadre de l’Etat.
    C’est vrai que je suis de ceux qui pensent que le Gabon dispose d’un système local trop étoffé (trop de collectivités locales, trop de circonscriptions administratives) alors qu’il dispose d’un tout petit territoire et d’une faible démographie (dans certains pays on tiendrait tous dans une ville lol). Du coup la suppression de quelques collectivités territoriales et de quelques circonscriptions administratives ne serait pas impertinente (on ferait pas mal d’économie). Mais je suis bien conscient que ce “mille feuilles local” tient plus à des enjeux politiciens qu’à une réelle volonté de rapprocher l’administration des citoyens et de produire des politiques publiques de bon aloi. Donc je peux toujours attendre pour voir un jour la raison et l’efficacité s’imposer dans cette organisation locale.
    Bref le pouvoir a dit que la décentralisation est notre futur. Il faut donc pour lui l’assumer. Et pour ce faire il doit nous dire sans détours quelle est la place de nos collectivités locales dans le développement local de notre cher pays. Car pour l’heure “décentralisation” va de paire avec partage de prébendes.

  5. IPANDY dit :

    Salut à tous ! Je constate avec satisfaction que le VP de la République essais tant bien que mal à faire passer ses idées sur la décentralisation.
    Chapeau à monsieur Maganga moussavou.

    • Paul Bismuth dit :

      Donner plus de pouvoirs aux Gouverneurs n’a rien à voir avec de la décentralisation. Un Gouverneur est un pur agent de l’Etat (le décret 724 relatif aux attributions du personnel de commandement le dit) représentant ce dernier au niveau local. Une décision prise par le Gouverneur est donc une décision prise par l’État. La décentralisation consite à transférer des compétences, à des collectivités locales (conseils municipaux et conseils départementaux), des compétences qui appartenaient à l’État . Une décision prise par une collectivité locale n’est pas une décision prise par l’Etat (deux personnes morales de droit public distinctes).
      Pour revenir sur le sujet de l’article, je n’ai pas encore vu d’actes transférant des compétences de l’Etat aux collectivités locales. Tout ce que je vois c’est une accentuation du pouvoir des Gouverneurs (donc de l’État) au niveau de leur circonscription afin de permettre à l’État de mieux organiser et implémenter sa politique de développement local. Ceci n’est pas forcément mauvais, mais ce n’est pas de la décentralisation.

  6. Axelle MBALLA dit :

    Qui peut croire à ça quand on est incapable de mettre sur pied ne serait-ce que les bases minimales d’une politique de décentralisation que bien des pays en Afrique francophone, expérimentent avec succès…
    Rires et cirque vont ensemble.. Il suffit de les regarder!

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