Convaincu de ce que les prochaines législatives ne seront ni transparentes ni équitables, le Parti gabonais du progrès (PGP) a appelé les Gabonais à «résister à ce simulacre d’élections».

Benoît-Joseph Mouity-Nzamba, le président du PGP. © Gabonreview

 

Conformément à la position officielle de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), le PGP ne prendra pas part aux prochaines législatives. Benoît-Joseph Mouity-Nzamba a invité «les patriotes et les démocrates», particulièrement les militants de l’aile dure de l’opposition à «résister» à ce qu’il a présenté comme un «simulacre d’élections». Pour lui, plusieurs points concourent à faire douter de la bonne foi affichée ces derniers mois par le pouvoir.

Soutenant que «la fraude électorale est systématique dans le système Bongo-PDG», le président du PGP voit déjà dans la mise en place du Conseil gabonais des élections (CGE) une façon de préparer la fraude. «La composition du CGE ne garantit aucune transparence électorale parce que la plupart de ses membres sont issus de la majorité présidentielle et des partis affiliés», a expliqué Benoît-Joseph Mouity-Nzamba, craignant que certaines dispositions des textes régissant le fonctionnement de cette structure ne limitent la liberté de parole de ses membres, soumis «à la pression et à la menace» d’un éventuel emprisonnement.

Au PGP, l’on estime donc que «la nouvelle loi électorale ne garantit ni l’équité ni la transparence électorale, et conséquemment, des lendemains électoraux apaisés». Pour le leader du PGP, «les dernières décisions de la Cour constitutionnelle, qui accentuent et parachèvent la personnalisation du pouvoir montrent qu’il est illusoire pour l’opposition de rêver à une hypothétique cohabitation avec un président usurpateur devenu roi».

«Ceux qui prendront part à ce simulacre d’élections ne feront que légitimer l’imposture du clan Bongo», a mis en garde le président du parti politique auquel appartient Jean Ping.

 
 

7 Commentaires

  1. jean- jacques dit :

    les gabonais sont fatigués de vos appels au banditisme.

  2. diogene dit :

    Quelle est donc la stratégie à adopter ? Pas d’élections, pas de représentation donc résistance. Mais quelle résistance ? La résistance armée ? Avec quelles armes et quels soldats ? La résistance non violente ? Quelles actions ?
    Quelle alternative nous propose le PGP, seul parti à la sensibilité de “gauche” ? Attendre que le fruit tombe tout seul de l’arbre comme avec Omar qui fit assassiné pourtant plusieurs de vos membres ?

  3. AIRBORNE dit :

    Bon, le vote est un devoir civique et patriotique. Maintenant PGP ne prend part aux législatives cela n’engage que vous selon les raisons évoquées qui semblent plausibles. Ceux qui prendront part disent que les conditions de transparence sont mis en place avec le nouvel organe CGE du dialogue d’Angondjé, maintenant s’ils se font niqués par le PDG qu’ils s’en prennent à eux même et ils vous donneront raison. On attend la suite, il suffit de bien convaincre les gabonais, car il risque d’avoir un taux d’abstention élevé,car l’enjeu n’est pas national, mais plutot individuel, provincial, départemental, familial et ethnique.

    • rendala dit :

      @aireborne La transparence c’est l’argument de l’opposition depuis des années 90; la biométrie, les enveloppes à deux volets… à la fin sans véritable résultats. ce qui est déplorable c’est que les opposants reprochent des choses au PDG mais eux même en font pire.
      dans ces partis les postes de responsabilités tournent autour de la famille du président fondateur, les autres militants sont considéré comme des figurants, à la morts du président du parti la succession est familiale, le pgp, l’upg…ont du se diviser pour survivre. A l’époque de Bongo Pere, 20 Million était reversés chaque année à chaque parti. le président de ces partis lorsque cette manne était versée, disparaissait du pays et les militants ne le revoyait qu’une fois l’argent dilapidé. si un de ces partis venait à remplacer le PDG au pouvoir quel est le model de gestion qu’il apportera. Manganga moussavou est exemple avec parti qui ne fait la promotion que des ses enfants et rien pour les militants qui bataille durs dans les combat du partis.

  4. jean- jacques dit :

    redanla, vous avez tout dit. au Gabon certains hommes politiques utulisent les paisibles citoyens, mais en realité les objectifs c’est occupé un poste et aligner sa famille. l’exemple de ce Manganga, pere VPR, femme deputé, fils ministre sincerement même Bongo n’a jamis fait ça.

    • Okoss dit :

      JJ tu ments
      Bongo n a jamais fait quoi
      Juste petit exemple
      Pr Bongo
      Ministre de la défense ; Mr mpouo Epiga
      Ministre des affaires étrangères Mr bongo Martin
      Etc etc etc
      Stp dans quelques mois !!!années peut être
      Quelqu un récrira l histoire du Gabon des années 60 a nos jours
      Mettant en exergue les différents gouvernements formes ,les DG, généraux des armées
      Etc etc , on va bien rigole N est ce pas.
      Juste pour dire ça va se savoir

  5. MOIMEME dit :

    Mouity Nzamba honte à toi tu as oublié lorsque tu as voulu te presenter comme candidat à l’élection presidentiel les Myené ont refusé de te soutenir sous pretexte que le PGP n’etait pas ton parti, en oublient tous ceque tu as fait pour ce parti.

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