Invitant la population à participer massivement aux prochaines législatives, le vice-président de l’Union nationale, François Ondo Edou, assure que la présence des députés de l’opposition à l’Assemblée nationale permettra d’engager une «guérilla parlementaire» face au pouvoir.

François Ondo Edou,vice-président de l’Union nationale (photo d’archives). © Gabonreview

 

A quelques semaines des élections législatives et municipales, de plus en plus de voix s’élèvent pour expliquer la nécessité d’aller voter. C’est le cas du vice-président de l’Union nationale (UN), François Ondo Edou. Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Antsia, le 28 août 2018, il estime qu’il faut «marquer les hommes du pouvoir à la culotte, leur rendre le sommeil difficile».

Et cela, assure-t-il, ne peut passer que par toutes «les voies démocratiques» possibles. «Cela signifie que nous devons multiplier les fronts de lutte». Les syndicats, les églises, la société civile, etc. doivent être mis à contribution. François Ondo Edou estime que la présence des députés de l’opposition à l’Assemblée nationale, notamment ceux issus de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) bâtie autour de l’opposant Jean Ping, doit leur permettre d’user d’«ingéniosité et de détermination pour mettre en place les bases d’une Nouvelle République». Ceux-ci doivent appliquer ce qu’il appelle la «guérilla parlementaire» pour faire face au pouvoir.

Le cadre de l’UN fait observer que «si l’opposition n’est pas à l’Assemblée nationale, le peuple gabonais ne fera que subir les lois iniques du pouvoir dit émergent, comme c’est le cas depuis 2009 et surtout 2016». Selon le membre de l’UN, il va s’agir «d’établir un nouveau rapport de force au niveau de cette chambre du parlement qui comptait 114 députés PDG et alliés sur 120 députés».

Sans faire la leçon à ceux qui prônent le boycott l’ancien compagnon d’André Mba Obame assure que ce son discordant est tout à fait normal. «C’est plutôt le signe de vitalité. Il n’y a que dans un système de parti unique qu’il y a unanimité», souligne-t-il. Par contre, «le boycott est improductif quand on a en face de soi un pouvoir et des hommes qui n’ont pas encore intégré le cercle des hommes civilisés…».

 
 

6 Commentaire

  1. Michel Bouka Rabenkogo dit :

    Vraiment du n’importe quoi!BWETE.

  2. moutou1 dit :

    Quelle opposition? avons nous une opposition? regler d’abord votre probleme il ya trop des pédé gistes dans l’opposition ca devient une branche ou une sucursale du pdg.
    regarder comment ils se comportent, ils se font matter par BOA une opposition molle

  3. AIRBORNE dit :

    «si l’opposition n’est pas à l’Assemblée nationale, le peuple gabonais ne fera que subir les lois iniques du pouvoir dit émergent, comme c’est le cas depuis 2009 et surtout 2016, d’établir un nouveau rapport de force au niveau de cette chambre du parlement qui comptait 114 députés PDG et alliés sur 120 députés», Ondo Edou, vous ferez rien la-bas tant que BOA est au commande de la manœuvre, ce qui est sure , vous allez prendre une racler en partant en ordre dispersé chacun son chacun et ne venez pas crier à la fraude de Bibalou ou de Mado, comme vous allez au casse pipe alors bonne chance.

  4. beka dit :

    Intéressant, ce que dit ce monsieur. Mais je crois qu’il faut d’abord cheminer jusque sur votre banc de député. Ensuite, quand la charrue sera à sa place, il peut être loisible d’amener les bœufs et commencer “la guérilla…” Parce que la cohabitation est inédite au Gabon, elle me fait rêver : les joutes parlementaires à la mode équatoriale. Huuum ! Quelle saveur ça promet…

  5. KIEM dit :

    François, OSSUUUUUUUUUUU ! combattant depuis toujours, ton arme a toujours été l’ESPOIR, tu es un vrai “garçon” tu n’as pas peur des défaites, t’est pas seul mon frère, nous aussi nous travaillons à notre façon.

    WAIT AND SEE

  6. Tematis dit :

    Intéressant cette guerrilla parlementaire, mais après ?

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