Selon le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR), Bruno Ben Moubamba, les préparatifs des élections législatives d’avril se déroulent dans un désordre organisé par des personnes qui certainement voudraient se maintenir au gouvernement le plus longtemps possible.

Le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau, Bruno Ben Moubamba. © Gabonreview

 

Poussé à la marge de la Commission Ad-hoc paritaire chargée du suivi-évaluation des actes du Dialogue politique, «Commission Ad-hoc», le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) estime que le processus d’organisation des élections législatives d’avril prochain n’est pas rassurant. Entre le redécoupage électoral, lancement de l’enrôlement, et la mise en place du Conseil gabonais des élections, certains membres du gouvernement auraient soutenu «un désordre organisé», pour espérer rester au gouvernement le plus longtemps possible.

«On a failli sur le redécoupage électoral, parce qu’il n’y a pas eu la base légale. On est passé par des ordonnances et non une loi. La répartition pose également un problème. L’annonce du démarrage de l’enrôlement pour le 15 février, à moins que je me trompe, a été faite de manière irresponsable, car jusqu’à maintenant l’opération n’a pas encore débuté. On a publié des textes dans le journal officiel sur le Conseil gabonais des élections, or pour annoncer la tenue des élections, il aurait fallu voir d’abord la création de cette institution», a estimé Bruno Ben Moubamba, le 16 février dernier.

Pour Bruno Ben Moubamba, les actions autour de la prochaine élection législative seraient initiées au mépris de nouvelles générations. Pour l’ancien Vice-Premier ministre, le gouvernement doit cesser de faire des choses de manière unilatérale, parce qu’il faudrait donner aux Gabonaises et Gabonais, le sentiment d’appartenance à une même communauté nationale.

«Le gouvernement gabonais est en échec, incapable de faire face et de gérer avec responsabilité le Gabon (…). La seule personne qui peut paradoxalement faire bouger les lignes au Gabon est celle qui a le pouvoir. C’est le chef de l’État. Il est au pouvoir, il a le pouvoir. A lui d’écarter enfin tous ceux qui empêchent l’application des décisions nécessaires et qui n’en font qu’à leur tête, au mépris du bien commun», a-t-il affirmé.

Bruno Ben Moubamba a appelé les acteurs intervenant dans la préparation des élections à intégrer toutes les intelligences, à tenir compte de tous les avis, à casser le syndrome d’Angondjé qui voudrait que les choses se passent dans un petit cercle.

 
 

2 Commentaires

  1. LeGambanais dit :

    Un bel appel du pied. Il sait y faire le typo.

    Je me demande toujours comment il a fait pour stopper sa fameuse greve de la faim. Quoi il a obtenu les préalables à l’arret de sa grève?

    Ha politique du ventre quant tu nous tiens…

  2. Hans Sima dit :

    “Selon une tactique, déjà bien rodée par la Ministre des affaire intérieur qui-ne-gouverne-pas, le gouvernement propose une seule chose: renvoyer la patate chaude au parlement en espérant ainsi, à la veille des élections législative et communales, mouiller tous les partis dans cette catastrophe qui va leur exploser à la figure.”

    “Que les choses soient claires: L’opposition et les coalitions ne se prêtera pas à cette mascarade! Voici plus 45 ans que la commission inter-réseaux des inscriptions avait lancé l’alerte, mais Ministère de l’intérieure et la Cour Constitutionnelle, n’a pas levé le petit doigt dans le dossier de dénoncer la tricherie”, fustige la réformatrice.

    L’opposition n’entend nullement se prêter à un exercice qui reviendrait, selon lui, à modifier ou non certains critères permettant de calculer l’indice composite utilisé pour l’attribution des places.

    En l’absence des outils informatiques nécessaires, il sera “impossible de mesurer les éventuelles améliorations ou dégâts que pourraient causer l’ajout, la modification ou la suppression de l’un ou l’autre critère”, jugent les conscience et US ( Union et solidarité, un parti politique convaincue, qui se refusent à jouer “l’apprenti sorcier, comme le fait la majorité PDG et certains groupement politique depuis des années dans ce dossier”.

    Opposant de la première heure au décret Inscriptions, le US réclame dès lors sa suppression.

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