Le Porte-parole de la présidence de la République, Ike Ngouini Aila, à l’occasion d’une conférence de presse expresse, le dimanche 7 octobre, 2018 a donné le Parti démocratique gabonais (PDG) et la Majorité gagnants du premier tour des législatives et des locales.

Ike Ngouoni Aila justifiant la victoire du PDG et de la Majorité lors des législatives et des locales du 6 octobre 2018. © Gabonreview

 

Alors que les opérations de décompte des bulletins ne sont pas encore achevées dans les centres de comptage du Centre gabonais des élections (CGE) et que les responsables du PDG, au pouvoir, ne se sont pas encore prononcés, le porte-parole de la présidence de la République a fait le point pour le son camp. Selon Ike Ngouini Aila qui n’a abordé que ce seul point, les tendances donnent le PDG et la Majorité largement vainqueurs des législatives et des locales du 6 octobre.

A propos de ces tendances, il a déclaré qu’«au vu des dernières, il n’est pas exagéré de parler d’une importante vague au profit de la majorité présidentielle». Pour lui, «ces tendances sont tout sauf une surprise». S’il n’a prononcé aucun chiffre, le Conseiller d’Ali Bongo explique ce phénomène par une combinaison de facteurs. «Il faut reconnaître que la faiblesse de l’opposition, atomisée et divisée, notamment entre les partisans du boycott (minoritaires) et ceux qui ont participé aux élections (une majorité), n’a, il faut le reconnaître, pas été en mesure d’opposer une résistance importante», a-t-il dit.

Les raisons principales de «ce plébiscite de la majorité» sont, selon lui, à rechercher dans cette même majorité. «Tout d’abord, c’est un parti présidentiel new-look qui s’est présenté à ces scrutins. Avec des instances dirigeantes renouvelées, des candidatures renouvelées (65 % des candidats du parti au pouvoir se présentaient pour la première fois; ce chiffre atteignant même les 82 % pour le scrutin local) ou encore un logiciel programmatique renouvelé », a-t-il tenté d’expliquer, en parlant d’un raz-de-marée au profit de la majorité.

Globalement, la présidence croit que la victoire est relative à un argument principal : la nouvelle politique mise en œuvre par président Ali Bongo. Aike Ngouoni évoque «les mesures prioritaires qui traitent du quotidien, les réformes structurelles en matière de finances publiques ou d’éducation, etc.)». «Les Gabonais y croient et à travers leur vote, ils ont voulu envoyer un signal d’encouragement à poursuivre et approfondir les réformes», a-t-il indiqué, relevant que «cette victoire est celle d’une ligne politique, d’une ligne transformatrice impulsée par la majorité sous l’autorité du Président de la République».

Enfin, il a noté que le scrutin s’est déroulé de manière «très satisfaisante», «tout à fait normalement et sans incidents notables».

Quant au taux de participation, il a relevé qu’il était «relativement faible». Ce qu’il lui a fait dire que «c’est tout sauf une surprise. La quasi-totalité des observateurs l’avaient en effet anticipé». Tentant d’expliquer cette faible participation, il a souligné que traditionnellement, la mobilisation à l’occasion des élections qui suivent la présidentielle est toujours faible. «Surtout quand il s’agit de locales. Quant aux législatives, le premier tour mobilise moins que le second car l’enjeu est plus faible», a-t-il déclaré.

En outre, il a précisé qu’il est nécessaire de prendre en compte le jumelage des deux élections : législatives et locales. «C’est inédit au Gabon et cela a pu perturber certains électeurs qui ont dû composer avec une multitude de candidats et des enjeux qui se sont superposés les uns aux autres».

Les résultats devraient être rendus dans les prochaines heures. La plupart courant déjà sur les réseaux sociaux.

 
 

7 Commentaires

  1. hervé Ndong-thomas dit :

    En réalité c’est la vraie opposition qui sort gagnante de ce scrutin: celle qui a pratiqué le boycott !!! En effet il semble bien que les abstentionnistes sont majoritaires !! Ceux qui ont été élus avec un pourcentage ridicule des électeurs inscrits n’ont aucune légitimité…

  2. beka dit :

    Au-delà de ces chiffres, le plus intéressant ne réside-t-il pas dans les raisons fondamentales de cette abstention constatée ? Elles auraient dû être justifiées par la présidence. Car elles peuvent aussi avoir des explications qui ne devraient pas réjouir le porte-parole. Par exemple, les gabonais semblent confortés dans l’idée qu’il « ne sert à rien d’aller voter », puisque les résultats seraient toujours « tripatouillés » pour donner raison à la « Tour de Pise ». D’autre part, et surtout, la faiblesse de la participation peut aussi signifier que les électeurs absents aux urnes ont suivi les consignes des partis de l’opposition dure, qui ont préféré ne pas prendre part à ce scrutin. Alors, faut-il penser que 2016 se serait répétée aux législatives/locales de 2018 ? Parce que si le taux d’abstention est très fort, je crois qu’il ne devrait pas y avoir de raison de se réjouir au pdg, même si ce parti semble avoir réparé la brèche par laquelle pouvait s’insinuer l’échec. Il serait souhaitable qu’il prenne maintenant conscience du poids des responsabilités qui peuvent venir peser sur ses épaules, une fois de plus, durant un mandat supplémentaire : autour du Gabon, le monde se développe ; dans la sous-région, on l’observe facilement. Pour les gabonais, leur pays ne fait que reculer de cinq ans au moins chaque année. Le mouvement d’Ali Bongo et son équipe gouvernementale devraient à présent faire montre de sérieuses et claires idées novatrices, capables d’assurer le bien vivre et le développement économique du gabon.

  3. mackifide dit :

    vous croyez, mais que voulez vous, ils continueront à se partager leur gâteau( le Gabon).
    Bon appétit PDG ,sociez nous aussi :::

  4. tchenko dit :

    “C’est vrai que le ridicule ne tue pas mais on est quand même ridicule” Jacob DEVARIEUX.

    Monsieur IKE Aila.

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