La vie chère a, de nouveau, fait monter au créneau les responsables des centrales syndicales du Gabon, qui souhaitent l’ouverture urgente d’un dialogue tripartite entre le gouvernement, les partenaires sociaux et les employeurs.

Au marché, les produits de base deviennent inabordables pour bien des familles - © D.R.

 

Depuis plusieurs mois, la hausse des prix est au centre des inquiétudes autant du gouvernement que des partenaires sociaux et de la population. Les prix ont en effet tellement augmenté que le gouvernement a déjà tenté par deux fois d’y remédier, sans résultats probants. Qu’il s’agisse de la baisse imposée des prix des produits de première nécessité tels que l’huile, le lait, le riz, le poisson et les légumes ou la décision du Conseil des ministres du 6 septembre 2012 de suspendre les droits de douanes et la TVA sur neuf groupes de produits jusqu’à la fin de l’année, rien n’a véritablement fonctionné.

Déchargement des bananes chez les grossistes du marché - © D.R.La direction de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) a été renouvelée et commence à se déployer sur le terrain pour sensibiliser les commerçants sur les dangers de l’inflation et sur les mesures qui ont été prises par le gouvernement pour l’atténuer, mais les prix n’ont pas baissé pour autant.

Emmené par le secrétaire général de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga), Martin Allini, les centrales syndicales gabonaises ont fait remarquer que la mercuriale publiée récemment par le gouvernement aurait pu bénéficier de l’expertise des acteurs sociaux afin de répondre aux besoins réels des populations.

Les syndicalistes réunis à Libreville estiment donc qu’il faut entamer un dialogue et souhaitent des négociations entre le gouvernement, les partenaires sociaux et les employeurs. Une sorte de table ronde qui conduirait à un climat social apaisé et duquel pourraient naître des mécanismes permettant de face à baisse du pouvoir d’achat au Gabon.

Vu l’urgence et l’ampleur du sujet, M. Allini a émis l’idée de la mise en place d’un Conseil national du dialogue social (CNDS) qu’il propose comme un instrument complémentaire de la démocratie, une idée qui avait déjà été émise lors d’une précédente rencontre avec le Premier ministre Raymond Ndong Sima.

Pour Martin Allini, «le CNDS sera la mémoire de la République, car il y a malheureusement de nombreuses recommandations et décisions issues de sommets des chefs d’États, de conférences, de forums, d’états généraux et de séminaires qui ne sont jamais suivies d’effets».

Une initiative qui  pourrait «favoriser le rattrapage du pouvoir d’achat des consommateurs», explique-t-il.

 
 

1 Comment

  1. françis dit :

    je ne suispas surpris de ne voir aucun commentaire sur cet article alors que sur les articles politiques, mes freres gabonais se donnent à coeur joie.
    voila un sujet réel qui impact sur notre quotidien et personne ne trouve à réagir. dommage!!
    la liste des prix publié par le gouvernement n’est malheuresement pas le fruit d’une étude economique mais juste un copier coller fait sur la liste des prix de la chaine de magasin Ckdo. aller verifier vous verez donc en terme de baisse ca ne va rien changer pour les populations.
    les controles de la diretion du commerce, c’est bien mais comment on fait avec la corruption des agents chargé du controle le fameux “robot”? voila un autre probleme à resoudre.
    mettre en place une commission de plus ne servira à rien, juste à payer des gens qui passeront le temps à demander des fonds pour des voitures et de mission.
    pour ma part il faut repartir à la base et se poser la bonne question: pourquoiles produits alimentaires coûtent si cher au gabon?
    les produits agricoles frais (élevage et agriculture) tout simplement parceque nous les importons au lieu de favoriser la production agricole (production vivriere).
    les produits transformes produit au gabon, tout simplement parceque nous avons des coûts de production tres élevés et des unité de production souvent tres éloigné des grands centre de consommations (ex: élevage de porc de franceville qui est un projet fait juste pour faire plaisir à Omar bongo, mais sans assurer la rentabilité économique. ou alors l’usine de manioc de leconi).
    les produits transformé qui vienne de l’étranger on prends tous même ceux qui font une concurence déloyale aux petits producteurs gabonais. si ces élements ne sont pas pris en compte le gouvernement pourra changer de slogan : agriculture émergente, plan stratégite pour le gabon vert, un tissu agricole émergent ou je ne sais quoi d’autres les experts du palis savent les terment qu’il faut.
    mais au finish le gabon sera de plus en plus proche de la catastrophe alimentaire qui est annocée par les expert mondiaux au regard des indicateurs sur la crise alimentaire mondiale qui se profile à l’horizon.
    je vous laisse les debaits politiques

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