La coalition des candidats autour de Jean Ping a adressé une «lettre à tous les Gabonais, ci-après publiée in extenso.

Guy Nzouba Ndama, Jean Ping et Casimir Oye Mba. © D.R.

Guy Nzouba Ndama, Jean Ping et Casimir Oye Mba. © D.R.

 

Lettre à tous les Gabonais

Très chers compatriotes,

Nous, Guy Nzouba Ndama, Casimir Oye Mba et Jean Ping, avons fait acte de candidature à la présidence de la République. Chacun de nous avait présenté un projet soutenu par de nombreuses forces politiques et sociales. Mais, vous nous avez demandé de nous unir. Avec insistance, vous avez exigé de nous une candidature unique. Du 13 au 16 août 2016, trois jours et trois nuits durant, en toute liberté et en toute responsabilité, nous nous sommes retrouvés pour fondre nos projets politiques autour d’une ambition unique : la libération du Gabon, notre pays. Avec l’aide d’autres compatriotes, nous avons pris la décision historique de désigner Jean Ping comme candidat unique de l’opposition.

Le 27 août prochain, vous irez voter. Nous irons tous voter. En toute conscience, vous déciderez du chemin que notre pays empruntera durant les prochaines années. A quelques jours de ce moment si important pour chacun d’entre nous, il nous parait utile de nous adresser à vous pour vous parler de ce qui nous unit, de ce bien si précieux que nous avons en commun : le Gabon, notre pays. Vous connaissez chacun d’entre nous. Vous savez que nous avons servi notre pays à des niveaux élevés. Dans nos fonctions antérieures, nous avons été témoins et souvent partenaires de toutes vos luttes. Dans cet engagement en faveur du Gabon, nous avons notre part de réussite, d’échec mais aussi de regrets.

Nous pouvons donc légitimement nous permettre de vous dire que le septennat qui s’achève est un échec cuisant. Aucune promesse n’a été tenue. L’Etat de droit a cédé la place à la loi du plus fort. L’économie a été placée au service exclusif de quelques amis. La précarité et le chômage ont gagné du terrain. Les repères moraux et culturels ont été brouillés. Malgré les 21.000 milliards de francs de ressources publiques engrangés en sept ans, les Gabonais, c’est-à-dire vous et nous, vivons plus mal aujourd’hui qu’en 2009. Nous ne le disons pas par démagogie ou mauvaise foi. Nous l’affirmons parce que nous avons conscience de vos peines, souffrances et inquiétudes de tous les jours. Nous ne pouvons laisser les choses continuer à leur rythme actuel. Après 50 ans de règne, le pouvoir Bongo-PDG ne peut plus changer. Il est trop usé pour comprendre les attentes de notre jeunesse. Il est trop ankylosé pour avoir la vivacité qu’exige un monde en perpétuel changement. Définitivement, le PDG et son candidat, Ali Bongo, ne peuvent plus incarner l’avenir.

Parce que le Gabon nous a tout donné, il est de notre responsabilité de le libérer de ce régime oppresseur. Comment admettre que le régime Bongo-PDG ait favorisé le développement des crimes rituels ? Comment tolérer que les décès de Mboulou Beka et Béranger Obame Ntoutoume soient restés impunis ? Comment accepter que la police ait pu dénuder et balader à travers la ville des commerçantes qui ne demandaient qu’à nourrir dignement leurs enfants ? Comment supporter que des Gabonais aient vu leurs habitations, construites au prix de leurs efforts, détruites de façon arbitraire et sans compensation ? Comment se résigner à voir la police brutaliser et emprisonner des enfants qui manifestaient pour réclamer leur droit légitime d’aller à l’école ? C’est au Gabon, entre 2009 et aujourd’hui, que tout cela s’est passé. A chacun d’entre vous d’y réfléchir. A chacun d’entre vous de se dire que ça pourrait aussi lui arriver demain.

En 50 ans de présence à la tête de notre pays, le régime Bongo-PDG a eu le temps de vous montrer de quoi il est capable. En sept ans, Ali Bongo vous a administré la preuve de son incapacité à gérer le pays. Il vous a promis 37.500 logements, 3.320 kilomètres de routes bitumées, six barrages hydroélectriques, ainsi qu’un investissement massif dans l’éducation et la santé. Des centaines de maquettes ont été conçues et diffusées par tous les canaux possibles et imaginables. Que reste-t-il aujourd’hui de toutes ces promesses ? Rien, si ce n’est un énorme gâchis financier, du temps perdu et, finalement, une profonde frustration. C’est pourquoi, nous vous disons : «Trop c’est trop ! 50 ans ça suffit !». Nous le disons parce que nous savons ce que nous devons à notre pays et à son peuple, c’est-à-dire à chacun d’entre vous. Nous le disons parce que, tous ensemble, nous devons libérer notre pays de l’imposture, de la cupidité, de l’amateurisme et de l’incompétence. Samedi 27 août prochain, nous devons nous débarrasser d’Ali Bongo et son gang. Par votre vote et avec votre détermination, nous allons y arriver.

Madame, Monsieur, Cher jeune

Malgré les doutes qui entourent son état-civil et la suspicion légitime quant à la constitutionnalité de sa candidature, Ali Bongo brigue de nouveau la présidence de la République. Et pourtant, pas moins de quatre actes ou déclarations de naissance en son nom sont en circulation. Au terme de plusieurs procédures et requêtes, la justice, la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) et la Cour constitutionnelle ont estimé que sa situation administrative était un détail. Nous pouvons dire aujourd’hui que vos véritables adversaires, les ennemis de la liberté et du progrès du peuple gabonais sont désormais connus. Chacun d’entre vous peut aisément les identifier. Parce qu’ils vivent avec nous, au milieu de vous, parce que ce sont vos amis, parents et connaissances, vous avez le devoir de les interpeller individuellement, de les inviter à un sursaut patriotique et républicain.

Il nous reste moins d’une semaine pour enfanter de l’alternance et du changement. Durant cette période, vous devez tout mettre en œuvre pour convaincre ceux qui peuvent et doivent l’être encore. Comme nous, vous avez appris qu’Ali Bongo et son gang ont l’intention de renouveler l’imposture, qu’ils préparent un nouveau passage en force. Les compagnies de téléphonie se mettent en condition de couper toutes les communications. La Cenap est disposée à modifier le résultat des urnes. Le ministre de l’Intérieur est prêt à diffuser des chiffres concoctés dans les officines de la présidence de la République. La Cour constitutionnelle se prépare à donner à ce hold-up annoncé un vernis de légalité.  Sans la moindre retenue, l’armée est mise en ordre de bataille pour faire plier le peuple. Avec leur détachement habituel, les observateurs internationaux s’apprêtent à affirmer que «les irrégularités constatées ne sont pas de nature à fausser la sincérité du scrutin». Allons-nous accepter une mascarade d’une telle envergure ?  Nous disons : Non ! Nous vous invitons à vous tenir prêts à défendre votre vote. Quoi qu’il nous en coûte, individuellement et collectivement, nous ne devons pas reculer. Et nous ne reculerons pas !

Vous devez donc avoir conscience de ce que votre avenir dépend de vous-mêmes et de vous seuls. Vous ne pouvez plus continuer à parler du Gabon, comme s’il ne s’agissait pas de votre pays. Vous ne pouvez plus vous contenter des discours ou de regarder le jeu politique comme un film ou un match de football. Vous devez vous engager. Vous devez agir, en tout lieu et en toute circonstance, jusqu’à la chute d’Ali Bongo et son gang. Vous avez le devoir de vous demander ce qu’il adviendra de chacun d’entre nous et de notre pays si, par extraordinaire, Ali Bongo rééditait son passage en force. Vous savez que certains d’entre nous sont déjà promis au goulag, d’autres au «polonium à la gabonaise». Vous êtes conscients que vos conditions de vie vont se dégrader et que vous pourrez vous retrouver condamnés à l’expatriation si ce n’est à l’exil. Devez-vous vous laisser faire ?

On pourrait nous accuser de cultiver la peur si nous n’avions vécu les sept dernières années. On pourrait nous accuser de fantasmer si nous n’avions été témoins de cette histoire sombre de l’Afrique. Que les plus jeunes se demandent dans quelles conditions s’est créée la diaspora de Guinée Conakry. Qu’ils cherchent à comprendre pourquoi de brillants médecins, avocats ont dû quitter leur pays pour se réfugier au Gabon ou ailleurs. Si Ali Bongo entend réserver aux Gabonais le destin que Sékou Touré a imposé à son peuple, nous ne sommes pas prêts à voir nos enfants aller chercher ailleurs une terre d’accueil. Pour nous, le Gabon doit continuer à faire rêver ses enfants, à vous offrir un horizon.

Envers et contre tout, nous vous appelons à la mobilisation, à la prise de conscience des défis et enjeux de cette élection. A ceux d’entre vous qui sont tentés de soutenir Ali Bongo, nous demandons de ne pas oublier qu’il incarne un système vieux de 50 ans. Au nom de l’intérêt général et du Gabon éternel, nous vous invitons à comprendre qu’il est temps de tourner la page, de passer à autre chose. Notre combat vise à placer l’union, le travail et la justice au cœur de notre vivre ensemble. L’élection du 27 août prochain doit être le point de départ d’un changement profond dans notre société. Elle doit nous permettre de faire entrer notre pays dans la modernité.

Rassemblons-nous. Mobilisons-nous pour changer notre présent et construire notre futur. Décidons du pays que nous voulons pour nos enfants et petits-enfants. Retrouvons le temps heureux rêvé par nos ancêtres. Bâtissons le Gabon nouveau digne d’envie. Pour que 2016 ne soit pas 2009, changeons ensemble de président !

Guy Nzouba Ndama

Casimir Oye Mba

Jean Ping

 

 
 

29 Commentaires

  1. Rhodyjunior dit :

    Parfaitement d’accord!

    49 ans du même gang à la tête du pays il suffit!

    A nous de rassembler notre courage, notre dignité et notre fierté!

    Ne permettons pas une année de plus à ces prédateurs d’un peuple souverain. NON C’EST NON!

  2. leclide dit :

    Cher Monsieur,permettez moi de vous répondre;

    je voudrais d’abord commencer par vous rappelez que le passive du pdg est aussi le votre.Nous ne sommes pas aussi stupide que vous vous le pensez,nous nous rappelons que chacun d’entre vous a assisté au pillage de notre pays au détriment du peuple,au vole des élections de 1993,de 1998 et de 2009.

    Que vous avez participé activement à la perpétuation du système bongo dont le fils est héritier aujourd’hui,certain d’entre vous notamment le président jean ping et guy nzouba ndama ont même participé activement à son avènement au pouvoir tout en sachant que sa filiation était douteuse (vous ne pouvez faire croire à personne que vous n’étiez au courant de cela qu’en 2016,vous le saviez depuis,Renjembe en parlait déjà dans les années 90).

    Lorsque en 1993,en 1998 et en 2009 on flouaient le peuple,vous étiez partie prenante,vous n’avez rien dit,rien fait et pourtant vous saviez et vous le dites même aujourd’hui que ce n’était pas le pdg qui gagnait.Le patriotisme n’est pas une notion variable surtout pour des hautes personnalités super instruites comme vous!

    Nous avons vu nos différent leaders mourir,des citoyens perdre leurs vies(les morts de port gentil en 2009,et tous ces martyres inconnus qui ont laissés leurs vies et des familles entière décimées,marginalisées parce que leurs parents on voulus se battre pour la libération du GABON.).Vous êtes aussi comptable de cela,de tous les morts et du retard que notre pays à connu jusque à aujourd’hui c’est facile de vouloir tout mettre sur le dos d’une seule famille puisque vous avez accepté de la servir.

    Dieu est miséricorde,le peuple aussi mais croire que tout l’engouement qui se fait autour de vous aujourd’hui est composé d’un ensemble d’inconscients,de maboules,de compatriote qui ne vous connaissent pas ainsi que l’histoire de leur pays c’est faire preuve d’une part d’un manque de respect au peuple donc d’un retour à vos anciennes habitudes et d’autre part vous nous montrez subtilement que vous n’êtes pas du tout sincère dans votre démarche!

    Ne vous voilez pas la face,si nous vous soutenons aujourd’hui c’est parce que premièrement vous avez les moyens pour vous battre contre le pdg,moyens que vous nous avez volez. Deuxièmement vous avez appartenu au système donc que vous le connaissez mieux que nous(le peuple) et donc que vous pouvez le déstabilisez,certains d’entre vous ont occupés des postes stratégiques,nous attendons que ces expériences soient mis au services de la révolution populaire,certains d’entre vous ont une expérience internationale donc peuvent avoir des oreilles attentives à l’internationale pour plaider notre cause(le cas OUATARA EN COTE D’IVOIRE EN EST UNE PREUVE).

    Pour finir prenez vos responsabilités,que chacun d’entre nous c’est à dire nous le peuple et vous les leaders pour que l’unique chance qui nous reste aujourd’hui de récupérer notre pays soit un succès.Le reste nous le réglerons en famille.

    NB:trop de gens sont morts,trop de gens ont sacrifiés leur travail et c’est toujours le citoyen lambda qui en pâti pendant que vous et vos familles continuez à vivre dans les meilleurs conditions,chacun doit désormais aller au charbon,même si certains d’entre vous se retrouvent à la cpi c’est le prix à payer.

    Cordialement!

    • omar des plateaux dit :

      Je suis tout à fait d’accord avec cette lettre ne respecte pas les Gabonais. “Celui qui se noie s’accroche même au serpent”. comme tu le dis ce sont eux qui ont les moyen…la lettre manque de consistence

    • lolita dit :

      très bonne repose, je valide. Merci leclide.

    • Fille dit :

      Merci leclide. Je partage votre réponse à nos leaders à cent pour cent, du début a la fin. Rien a rajouter, c’est exactement ce qu’il faut qu’ils comprennent. Ils sont fils de la terre du Gabon, ils doivent dénouer le noeud qu’ils ont contribué a nouer, déboucher le bouchon pour un nouveau Gabon pour tous, ainsi seulement pourront ils se racheter aux yeux des gabonais et des Grands Esprits du Gabon. Un homme avertit en vaut deux.

  3. GABON D'ABORD dit :

    Ce que les émergents et le système actuel doivent comprendre c’est que Une LUTTE FAROUCHE va s’amorcer. Il faudrait bien comprendre que cette fois ce ne sont des marches et des petites protestations qui vont s’opérer après l’annonce des résultats mais une lutte empreinte de désobéissance civile jusqu’au départ de cet imposteur. Il n’ya plus de règles ni de limites dans ce pays. On tue, dénigre, assassine, depuille, limoge des Gabonais par centaines sans que la société ne s’offusque dans son grand nombre…JEAN PING est en train de subir une campagne sans précédent de dénigrement, alors que tout le monde sait que ce n’est pas vrai et en utilisant les moyens de l’etat. TROP c’est TROP. En campagne le candidat ALI, lui qui dit avoir fait tant de chose, devrait passer sont temps a égrener ses performances teintées de vol et d’emprunts au dos de l’etat. Il passe son temps a faire de la démagogie sur une affaire dans laquelle sa sœur est impliquée. Il a peur de venir un jour s’expliquer sur les crimes de POG en 2009, le meurtre de MBA OBAME, MABIALAS, REDJAMBE, EDITH LUCIE BONGO, RAWIRI ainsi que les 380 crimes rituels non encore élucidés et commis par les nouvelles obédiences mises en place a l’arrivée de ALI.

  4. Ensemble chassons le SPF dit :

    J’apprécie ce discours aux relents patriotiques; vous avez tout dit durant ces derniers mois et jusqu’à présent. Le Peuple est conscient et est déjà avec vous; mais pour matérialiser leur engagement, le Peuple devra passer par la case départ de l’urne du 27 août 2016; de là, il devra choisir entre la Vie (que vous nous proposez) et la mort (par Ali et ses 40 voleurs). J’invite tous ceux qui liront cette lettre rédigée par Messieurs G. NZOUBA NDAMA, C. OYE MBA et J. PING OKOKA, à la photocopier et à l’afficher voire la distribuer dans tous les 4 coins du Gabon.

    • BIGBILY dit :

      Les comptables de la situation du Gabon sont Nzouba Ndama ; Oyem Mba ; Ping;Miboto Ntountoume Émane ;Mayla ;Bourgi à la tête de la Françafrique et j’en passe.
      Arrêtez de prendre le peuple Gabonais pour des amnésiques,le peuple connaît la recette de l’opposition :les privilèges indus.
      Arrêtez de parler à la place du peuple Gabonais qui sait ce qu’il veut il le dira le 27 août en choisissant Ali Bongo Ondimba.

  5. BIGBILY dit :

    Une petite lettre à Messieurs Ping Oyem Mba Nzouba Ndama et Bourgi.
    Messieurs par cette presente je vous signale que les Gabonais ne vous feront jamais confiance à cause de votre passé dans les institutions du Gabon, vous avez participé au pillage de pays et aujourd’hui vous voulez qu’on vous mettes à la tête du pays pour dont vous êtes tous comptables de la situation grave que vivent les Gabonais,vous détestez l’actuel président Ali Bongo Ondimba parce qu’il a fin fin à vos privilèges indus.
    Le peuple Gabonais n’est pas dupe et amnésique le peuple veut Ali et sera réélu pas à cause de son nom, mais à cause de son bilan et projets de société.
    Un CITOYEN GABONAIS DIGNE.

    • MWEMAME dit :

      tais toi quand tu parles!!!

    • bigbily, tu n’as rien compris car c’est pas les Gabonais qui suivent CAM, G2N, JP et LPN mais plutot ces quatrs patriotes qui suivent les Gabonais qui leur ont demandé cette candidature unique et c’est pourquoi il y a le branle-bas au PDG aujourd’hui. Par ailleurs la majorité au pouvoir a aussi deux candidats Ali et MBA des bois, ils n’en parlent pas eux-memes car c’est aussi un autre danger car avec le mécontentemet d’ONTINTE le pdg va aussi avoir des sueurs froides.

    • Batsouaka dit :

      Une question pour vous.Comment fait-on pour ne pas entrevoir la lumière bien-qu’ayant les yeux grands ouverts si tant est qu’on n’est pas complètement aveugle ?

  6. Fili Mot dit :

    Une remarque pour Gabonreview: votre site est tapissé d’une pub au couleur du candidat du PDG, ne pensez-vous pas que cela peut nuire à sa crédibilité ? on imagine en effet que cette mise en avant d’ABO n’est pas gratuite et que votre publication a été rémunérée en conséquence. Un peu dommage dans un contexte de campagne électorale. Les organes de presse indépendants sont rarissimes, regrettable de voir GR perdre un peu de la sienne…

    un lecteur déçu.

  7. BUKETI dit :

    Chers et augustes héros nationaux, soyez assurés que votre appel, auquel nous souscrivons entièrement, est entendu et qu’il sera répercuté aux quatre coins du pays, jusqu’aux hameaux et campements.

    Dans l’esprit de votre lettre digne des hommes d’Etat que vous êtes, voici ce que fera votre peuple:

    1. Le 27 août, nous irons massivement voter pour Jean PING; et il remportera la victoire dans les urnes.

    2. Nous sommes prêts et résolus à nous battre pour que Jean PING accède au fauteuil présidentiel qu’il aura légitiment acquis. Nous nous battrons à mains nues; nous ne reculerons pas sous les assauts des lacrymogènes, des jets d’eau chaude, et autres armes chimiques. Jeunes et moins jeunes, nous exposerons nos poitrines bombées par le souffle vibrant de notre dignité nationale aux tirs à balles réelles que les sicaires du BOA ont prémédités. Et notre cause gagnera. Aucune dictature ne peut vaincre un peuple déterminé et agissant…

    3. Ensemble, les Gabonais reconstruiront leur pays tant de fois bafoué. Ceux qui ont conçu le projet de vider le Gabon des vrais Gabonais, pour les remplacer par des aventuriers étrangers, trouveront en face d’eux un peuple debout, éblouissant et fier. UN PEUPLE CONSIDERABLE, qui est parvenu à vaincre cet esclavage nommé lâcheté, par lequel le système Bongo-PDG tenait les consciences menottées. Un peuple qui sait désormais relever l’échine, gagner contre l’adversité, recouvrer son honneur et sa dignité, se faire respecter dans le concert des nations!

    4. A nous, citoyens et patriotes, je dis ceci: Le Gabon est à nous: défendons-le. Chacun doit payer de sa personne, jusqu’au don ultime de soi. Le peuple gabonais n’a jamais cherché la guerre, ne détient aucune arme, est appauvri, fragilisé au plus haut point. Mais comme le pouvoir vermoulu des BONGO ne fait que nous imposer la terreur, chaque jour plus insoutenable que ce qu’elle était la veille, nous ne nous déroberons pas, nous ne continuerons pas de faire comme si nous ne sommes pas agressés. Cet ennemi perfide, qui ne cesse de nous menacer de SA paix de cimetière, nous le vaincrons! Et, ensemble, les Gabonais instaureront la paix véritable, faite de prospérité partagée, d’horizon dégagé, d’espérance à portée de main.

    Tout cela passe préalablement par la mise hors d’état de nuire de l’inénarrable imposteur,faussaire, parjure, SPF, qui pourrit tant la vie de notre pays.

    ENSEMBLE, CHANGEONS DE PRESIDENT!

    Voilà ce que nous ferons!

  8. OBSERVATEURNLIBRE dit :

    Ce n’est pas parce que le Président B. OBAMA a mal travaillé que les américains s’apprêtent à élire un nouveau Président.
    L’Afrique doit avancer vers une réelle démocratie et permettre l’alternance au pouvoir. A ce titre le changement s’impose au Gabon pour permettre une limitation de mandats pour le bien du continent africain. Ali réélu pour 7 ans encore,ça va se terminer comment ?
    La gabegie, la misère, la corruption, les avantages excessifs à un groupe particulier etc…tout cela ne peut cesser qu’avec une réelle démocratie et l’alternance au pouvoir. Soutenons le changement au Gabon.

  9. Le Sankariste dit :

    A lire cette analyse du lien ci-dessous d’un Doctorant en Science Politique de l’université de Floride:

    http://africanarguments.org/2016/08/22/gabons-presidential-election-are-the-oppositions-attempts-at-unifying-too-little-too-late/

    Chers Opposants une dictature c’est pas aux urnes qu’il faut la dompter.

  10. Ernest ELOUNDOU MBEZE dit :

    Laissez chacun voter à son âme et conscience Tous ceux qui sont en politiques sont des bandits Ne les encouragez même pas Ali at Ping sot des bandits politiques qui se connaissent

  11. LOULOU dit :

    je valide cette lettre . mon association d’une centaine de personnes est sur le terrain pour demultiplier le vote PING. Et peu importent les insultes contre PING la machine est deja lancée. Il sera le prochain Président du Gabon. Le PDG préparez vous à connaitre aussi un peu l’opposition. Enfin s’il survit après le vote, car les lambeaux du PDG qui resntent ne survivront pas après leur echec. Le PDG disparaitra du paysage politique.

  12. Rtg1 dit :

    Le rouleau compresseur est sur le point de se mettre en branle chaud devant… loool !!

    + 70 % de gaboma vont montrés la porte de sorti au ronfleur de L’ONU. Si il veut pas prendre la parte on le balance par la fenêtre. KIAKIAKIAKIAKIAKIAKIA !!!
    Mao risque fort de faire mieux que papa Omar en 2005…

    Nos frères des corps habillé voient de plus en plus leur avenir avec P.I.N.G… C’est dosé là-bas…

    Si il y a un homme bien seul actuellement je crois bien que c’est ronfleur. loool !!!

    La bonne odeur du pouvoir approche de plus en plus !!

    La Nouvelle République (Rétablissement de la constitution du 15 mars 1991) de TECHNOCRATE arrive à GRAND PAS… 😉

  13. Grosse bêtise. Nous on avance avec Ali pour le changement

  14. Bukulu bu ngani dit :

    Non mais c’est vrai, GABONREVIEW! Ne faites pas la sourde oreille! Répondez à la question de @Fili Mot! Je veux bien que la publicité fasse vivre les organes de presse, mais toute votre page d’accueil aux couleurs de celui-là, omniprésent et en grand format, il faut qu’il ait payé plus que Sobraga, SEEG, et tous vos autres annonceurs habituels. Que vous le vouliez ou non, ça fait bizarre, vraiment bizarre.

    pas gratuite et que votre publication a été rémunérée en conséquence. Un peu dommage dans un contexte de campagne électorale. Les organes de presse indépendants sont rarissimes, regrettable de voir GR perdre un peu de la sienne…

    un lecteur déçu.

  15. Franck LOLO dit :

    C’est de voter ALI BONGO le 27 Août que Jean Chine pour piller notre pays et le vendre à la chine

  16. Georgette dit :

    Votons tous Ali Bongo pour la paix dans notre pays

  17. Akomo dit :

    Ali Bongo sera réélu le 27 Août pour la paix au Gabon

  18. Fabrice NDO dit :

    Pour le changement votons tous ALI BONGO

  19. spaltho xavier dit :

    Merci pour le message.À dire qu’il est temps de sortir de la misaire,de la torture morale,de la souvrance et de la peur.maintenent que chacun de nous soit responsable au choix fait pour le devenir de notre pays dont notre progeniture est inclu.De ma part,je soutiens tous ceux là qui sont pour le changement du Gabon notre pays.
    Monsieur Jean PiNG ossouhou (prenez soin de nous car nous comptons sur vous)…

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