La question a été posée par le ministre d’Etat en charge de la Culture et des Arts, lors d’une récente réunion à son cabinet. Alain-Claude Bilie-By-Nze soupçonne-t-il l’Institut français du Gabon (IFG, ex-CCF) de marcher sur les platebandes du gouvernement en matière de promotion de la culture gabonaise ?

L’IFG à Libreville. © theatredesombres.free.fr

 

En matière de promotion de la culture gabonaise, du moins dans la capitale, le gouvernement s’est fait damer le pion par l’IFG. Alain-Claude Bilie-By-Nze l’a mauvaise, au point d’ordonner à la secrétaire générale du ministère dont il la charge de «voir clair» dans l’accord de coopération liant l’Etat gabonais à la structure. Le 26 mars dernier, lors d’une réunion de cabinet à laquelle a été convié Gabonreview, le ministre d’Etat a dit constater que l’IFG, censé faire exclusivement la promotion de la culture française au Gabon, semble désormais se substituer au ministère de la Culture dans le cadre de la promotion de la culture gabonaise. «Je ne l’accepte pas !», avait alors exprimé le membre du gouvernement, fâché de ce que la structure marche sur ses platebandes.

Si Alain-Claude Bilie-By-Nze a ordonné à ses collaborateurs d’aller s’enquérir auprès des responsables de l’IFG de l’étendue des missions dévolues à leur structure, c’est parce qu’il a dit désormais percevoir l’ex-Centre culturel français (CCF) comme «un ministère de la Culture parallèle». Pour le membre du gouvernement, l’IFG, de par le caractère de certaines de ses activités culturelles, s’apparente aujourd’hui à une sorte de «ministère de la Culture bis».

Ce qui fâche également Alain-Claude Bilie-By-Nze, c’est le fait que «l’IFG est devenu une salle de cinéma, diffusant même des films à l’affiche dans les salles françaises». Or, le gouvernement qui ne dispose jusqu’à présent d’aucune salle de cinéma, craint déjà que l’IFG lui ravisse ses clients pour la future salle CanalOlympia, actuellement en construction à Libreville et à Port-Gentil.

Des semaines après, joints par Gabonreview, les responsables de l’IFG affirment n’avoir pas reçu jusqu’à lors des représentants du ministère de la Culture sur la question de la précision de l’accord de coopération qui le lie à l’Etat gabonais. A sa décharge, l’on rappelle toutefois que l’IFG organise très peu d’activités culturelles gabonaises. La structure met à la disposition des organisateurs privés ses salles. En février et mars derniers, Mase, un jeune danseur et chorégraphe gabonais avait d’ailleurs interpelé le ministère de la Culture et des Arts, en organisant une prestation devant le portail de l’IFG… jusque dans un marché de la capitale. Son objectif était d’inviter les autorités gabonaises à ouvrir des salles publiques, en vue d’une meilleure promotion de la culture gabonaise. On en est loin.

 
 

11 Commentaires

  1. Obame dit :

    Si l’IFG permet ou aide au rayonnement de la culture gabonaise au profit des gabonais, en quoi cela gene t-il le ministere de la culture ?
    Pourquoi ne pas travailler en partenariat avec l’IFG ?
    Existe seulement un theatre, une salle de danse, un lieu d’exposition pour les peintres, une bibliothèque à Libreville , je ne parle meme pas de la province.
    Au lieu de faire le travail pour lequel vous etes grassement payé, tout ce vous trouvez à faire c’est vous en prendre à ceux qui font ce que vous etes supposé faire.
    Vous n’inspirez que de la pitié.

  2. Fabien NKILI dit :

    Vraiment, en quoi cela est gênant du côté du ministère gabonais de la culture?

  3. Gabomama dit :

    On appelle ça de la sorcellerie. Le Gabon n’avancera jamais avec de tels parvenus. L’institut Français fait la promotion de la culture du pays hôte, c’est tout à l’honneur du Gabon. Ces francmaçons version sorcellerie des Bongo, n’ont jamais voulu quoi que ce soit qui puisse briller et brillr hors de leur contrôle ou parrainage machiavélique. C’est une menace pour l’emprise diabolique qu’ils ont sur le peuple. Bilié Bi Nzé ne veut simplement pas de la liberté de L’institut Français dans ses activités culturelles. Même si le gouvernement ne donne rien, tout ce que Bilié Nzé veut ce que les activités du CCF soient organisées sous le parrainage de son ministère ou sous le haut patronage du président de la république pour servir leur propagandes. Parcequ’il ne peut prouver que L’institut à violé des lois si ce n’est exercer sa liberté. Depuis que Jonathan Ntountoume l’a décerné le titre de meilleure ministre de la culture du monde, ACCBN5 ne se sent plus et ne veut plus que rien de beau ne se fasse au Gabon sans que son nom ne soit associé. Voilà pourquoi l’élite artistique, sportive et intellectuelle est obligée de faire allégeance au pouvoir pour s’exprimer librement au Gabon (Palmira Wora, Aubame Eyang, Zang Milama, Anthony Obame, etc. tous dans l’émergence sinon c’est la mort).

  4. Moi dit :

    Que le bilié ondimba regarde déjà du côté du “marché artisanal” géré majoritairement par des expatriés plutôt que de chercher à faire le fanfanron. L’ex CCF est le seul endroit culturel digne de ce nom au Gabon avec des événements réalisés professionnellement quand la bibliothèque universitaire manque du minium : un dictionnaire.

  5. Desiré dit :

    Il il y a des jours, de plus en plus souvent , où j aimerais bien retourner dans ma Province. L’air de Libreville est de plus en plus irrespirable. Un coup les Français font pas assez ceci, un coup ils font trop cela. Heureusement qu ils existent car sans eux, sur quoi les librevillois se défouleraient ?

  6. drty dit :

    et en quoi cela vous gene? si vous n’etes pas fichu de faire votre travail, laissez le IFG le faire. au lieu de travailler ensemble vous faites votre jalousie,c’est comme ca qu’on avance jamais

  7. Brice Albert Mikolo Minko dit :

    On voit voit les films grace à l’IFG
    On lit on se cultive grace à l’IFG
    On voit les spectacles grace à l’IFG
    On connait le numérique grace àl’IFG
    On connait nos artistes nos rites grâce à l’IFG

    Merci IFG de nous montrer la différence entre le B-A BA d’une POLITIQUE CULTURELLE et la monstruosité d’une politique culturogène.

  8. diogene dit :

    L’impéritie notoire de ce monsieur dont la réputation est placée sous le signe de la médiocrité,ne saurait être exonéré par la présence d’autres acteurs culturels.

    Il lui suffit de faire mieux pour que chacun puisse dire bravo au ministère de la culture…

  9. Da Jammen dit :

    Si ça c’est pas du maboulisme ou de l’incompétence je sais pas comment qualifier cela. Et en plus c’est tout à fait normal si toi ministre et ceux dont tu es à la tête ne faites nullement votre travail. Ils offrent aux jeunes gabonais le loisir à travers diverses activités. Cinéma, animations culturelles, bibliothèque et j’en passe. Et ce depuis longtemps déjà. Pendant ce temps ce qui vous intéresse c’est faire le perroquet politique.
    Au lieu de vouloir les interrompre dans leur lancée, essayez plutôt de faire mieux qu’eux avec les moyens qui sont vôtres!!!!!!!

  10. Mikouma Paul dit :

    Jeune homme, un peu de tenue !

    Quand on a ses enfants scolarisés dans les écoles de la France au Gabon, notamment les écoles conventionnées et le Lycee français : un peu de retenue !

    Quand on a détruit toutes les salles de spectacle et lieux de culture et que son pays ne dispose même plus d’une salle de cinéma : un peu de tenue !

    Quand ce sont désormais tentes et chapiteaux, propriété privée dès Bongo, qui sont les seuls lieux d’accueil des manifestations publiques : UN peu de tenue.

    De nombreux artistes Gabonais, notamment Emmanuel Ndjimbi ou feu Lin Ntoutoume sauraient vous dire combien la promotion de la culture Gabonaise par l’IFG et avant le CCF St Exuperi… À travers le Salon d’octobre, ont compté pour eux…

    Occupez-vous déjà du musée national et de l’Ecole Nationale d’Arts et Manufacture, avant de vouloir priver les jeunes artistes gabonais du seul espace de promotion et d’expression qui leur reste.

    Oui, jeune homme de tristes mœurs, un peu de tenue !

  11. Test dit :

    Une salle de cinema en plus, de celle en cours de construction ne devrait pas etre in probleme. Il faut accepter la competition saine. Les gens on le droit de choisir leur lieux de divertissement. A mon epoque on avait le Komo, Akebe, le bouling

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