Après l’acquisition de certains actifs de l’entreprise Total Gabon, le groupe pétrolier franco-britannique Pérenco ambitionne de franchir de nouvelles étapes dans la transformation et la liquéfaction du gaz naturel.

Un moment de la rencontre entre les responsables de Pérenco et le ministre du Pétrole et des Hydrocarbures Pascal Houagni Ambourouet. © Gabonreview

 

Le directeur Afrique de Pérenco Denis Chatelan a exposé au ministre du Pétrole et des Hydrocarbures Pascal Houagni Ambourouet, le 17 juillet, l’ambitieux projet du groupe pétrolier axé sur la liquéfaction du gaz naturel au Gabon. Objectif : offrir au pays une nouvelle source d’énergie moins polluante inscrite dans la politique de réduction de la pollution atmosphérique et de protection de l’environnement.

«En rencontrant le ministre des Hydrocarbures, il s’agissait pour nous de lui faire le point sur le potentiel de notre nouveau projet pour le développement d’une nouvelle ressource pour le Gabon. Le gaz liquéfié permettra de valoriser le gaz du Gabon. C’est une énergie propre avec des conséquences sur l’environnement moins importantes que d’autres sources d’hydrocarbures», a déclaré le directeur Afrique de Pérenco Denis Chatelan.

Selon ce dernier, la transformation du gaz est un sujet majeur aujourd’hui dans le monde entier. À terme, le projet impactera significativement sur l’économie nationale, ainsi que sur les emplois, la technologie et la visibilité du pays. «Le gaz naturel liquéfié est devenu une alternative plus sure à la stabilisation des recettes publiques des pays producteurs. Et plusieurs pays africains s’attellent à développer des infrastructures de liquéfaction et multiplient les efforts pour tirer leur épingle du jeu», a-t-il indiqué.

Présent au Gabon depuis 1992 à travers l’acquisition des champs développés au large de Port Gentil, Perenco exploite un réseau de 450 kilomètres de tuyaux à haute pression vers tout le pays pour pouvoir alimenter notamment les villes de Libreville et de Port-Gentil en gaz. Elle produit en moyenne 72 000 boepd et 50 millions à 60 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour au Gabon.

 
 

2 Commentaires

  1. Stephane SANDJO dit :

    A ce projet de port et de liquéfaction du Gaz, que l’on appelle LNG, peut être opposé un projet de productions locales de Gaz, basés sur les poches de Gaz colossales trouvées par ENI et de celles historiques de TOTAL, avec les pipe-lines existants qui peuvent conduire ce gaz jusqu’à Libreville et les zones industrielles. Puis assurer par de petites centrales de production électrique la fourniture d’électricité aux personnes et aux entreprises. Electricité à très bas prix pour booster les entreprises dans leurs coûts de production et les attirer au Gabon. Création d’emplois, impôts, libéralisation du secteur de l’énergie par la privatisation de la production et de la consommation.
    Des bénéfices immédiats.

    A part des subsides pour l’Etat dans plus de 5 ans il n’y a pas beaucoup de bénéfices pour la population et peu d’emplois dans un projet LNG.
    Et des projets LNG il y en a partout dans le monde, le prix du gaz restera bas et comme le pétrole soumis aux aléas des marchés. Le Gabon vient d’en vivre les conséquences.
    Il est temps d’inscrire l’aménagement du territoire dans les projets phares du Gabon. En cinq années cinq centrales peuvent être installées Akanda, aéroport, centre ville, Oloumi, Nkok.
    TOTAL Gabon et le groupe TOTAL avait fait une proposition en ce sens.
    PERENCO pourrait aussi proposer d’utiliser le pipe-line qu’il gère pour transporter ce gaz jusqu’à Libreville pour plusieurs centrales de production autour et dans Libreville.

  2. Pétrolier dit :

    Stephane SANDJO a raison, et je m’y connais.

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