Condamnant l’initiative gouvernementale visant à modifier et à supprimer des dispositions de la loi n°003/2007 du 27 août relative aux parcs nationaux, les organisations de la société civile (OSC) gabonaise soupçonnent que celle-ci vise des intérêts particuliers.

Lee White, grand bénéficiaire du projet annoncé par le gouvernement ? © enb.iisd.org

 

Le 27 février, le Conseil des ministres avait marqué son accord au projet d’ordonnance portant modification et suppression de certaines dispositions de la loi n°003/2007 du 27 août 2007 relative aux parcs nationaux. Le 10 mars, le même conseil a entériné le projet de décret portant création et organisation de l’Agence nationale pour la préservation de la nature (ANPN). Sa mission : «exécuter la politique du gouvernement en matière de connaissance, de protection, de gestion et de valorisation de la biodiversité». Seulement, au sein de la société civile gabonaise, cette double initiative passe mal. Certains, à l’instar de la plateforme Gabon ma terre mon droit (GMTMD), se disent «très préoccupés» par une procédure gouvernementale niant tout «respect dû au Parlement, à l’Etat de droit et aux principes démocratiques». Ils disent craindre que ce projet serve en réalité à «des fins purement égoïstes et carriéristes».

A en croire les OSC gabonaises, cette initiative, évoquée en réalité depuis plus de six ans par l’actuelle équipe dirigeante de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) répond à un but précis : l’extension du mandat de l’Agence dirigée par le Pr Lee White. Or, depuis son arrivée à la tête de l’ANPN en octobre 2009, le secrétaire exécutif, prétendent certains, n’a jamais réellement fait son bilan, quand on sait que la structure a engrangé plusieurs aides matérielles et financières provenant de partenaires divers depuis sa création en 2002. Le refus opposé par la plateforme GMTMD à la modification de la loi sur les parcs nationaux est donc une façon de demander ses comptes à Lee White. «Du point de vue des OSC, ne pas s’y soumettre serait se dérober de toute responsabilité ou vouloir procéder à un passage en force dans un domaine où la rigueur scientifique doit être de mise», indique la note de position adressée, vendredi 17 mars, par la plateforme au ministre de l’Economie forestière Estelle Ondo.

«Afin de motiver une extension du mandat de l’ANPN, il serait donc intéressant d’envisager la publication d’un rapport de suivi/évaluation de la mise en œuvre du Programme de conservation à 15 ans (2005/2020). Cet exercice fournirait à l’ensemble des parties concernées (administrations sectorielles, OSC, centres de recherche, communautés locales, opérateurs touristiques, bailleurs de fonds, parlementaires et grand public), les outils pour une meilleure compréhension de cette initiative. En clair, un exercice d’évaluation est préalable à toute tentative de modification de la loi 003/2007», a adressé GMTMD à la ministre.

 
 

5 Commentaires

  1. liberty dit :

    Je pense que la société civile a de bonnes raisons de se poser des questions et d’exiger un suivi/évaluation voire un audit de l’ANPN.

  2. Bouka Rabenkogo dit :

    A Lee White et aux diaboliques américains du far-west.

  3. Jean Charles MASSE dit :

    L’officine de lee white qui se taille un “état dans un Etat aux mains de mafieux” emploie pour l’essentiel de jeunes expatriés, tous progénitures des personnes en charge ou ayant assuré la sécurité du né-biafrais.

    Les moyens consacrés à cet officine sans commune mesure, composés d’une flotte d’aéronefs légers et des systèmes de détection de présence sophistiqués sont déployés pour tracer géographiquement les flux faunistiques et aussi et surtout pour pister de façon permanente les compatriotes soupçonnés d’intelligence avec l’opposition légitime et véritable à l’imposteur-usurpateur.

    L’officine de lee white est au service des clans mafieux qui exercent une mainmise totalitaire sur tous les leviers économiques du pays, et font profiter à leurs partenaires et autres mécènes, le spectacle inoui qu’offre la découverte en pleine nature des espèces animales sauvages disséminées dans les savanes le long de la côte.

    Si l’évolution de l’officine créé au Gabon par le blanc chassé du Congo est validée, une fois encore, une fois de plus, le gouvernement de l’imposture aurait confirmé son désintérêt total qui ne surprendrait guère pour la cause des populations….

    Pourquoi mobiliser autant de moyens pour lee white ?
    Quelle est la valeur ajoutée réelle pour les populations ?
    et quid du transfert de la pseudo-technologie et expertise supposées être détenues par lee white en faveur desdites populations ?

    Patriotiquement

  4. city dit :

    sincèrement, quand vous y connaissez rien, il est mieux de se taire. Monsieur MASSe, vous racontez des salades. Si on meut dénoncer le traitement indigne dont sont victimes la plupart de ses employés (petits salaires, retard conséquent dans le versement de ces salaires), l’essentiel dedes employé est composé de jeunes gabonais. des gens qui se dévouent quotidiennement dans leur tâche. c’est ignoble de venir raconter de telles âneries. c’est même une honte!

    • Jean Charles MASSE dit :

      @city, faites le ratio masse salariale globale et masse salariale dédiée au personnel expatrié d’une part, et au personnel local. C’est édifiant cet indicateur qui conduit à considérer que l’essentiel du personnel, en termes de salaires consommées, est composé d’expatriés dont je connais pour la plupart les géniteurs….

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