«Faire de l’or, la nouvelle pépite de l’économie gabonaise» : c’est sous cette thématique que le Premier ministre a ouvert la première journée nationale de l’or, le 6 juin à Libreville. Une initiative visant à promouvoir l’apport de ce précieux minerai dans l’économie nationale.

Le Premier ministre et le ministre des Mines à l’ouverture de la Journée nationale de l’or, le 6 juillet 2018 à Libreville. © Gabonrview

 

Moments de la Journée nationale de l’or. © Gabonrview

La journée nationale consacrée à l’or a été lancée le 6 juillet à Libreville par le Premier ministre. Organisée par le ministère de l’Equipement, des Infrastructures et des Mines, cette journée vise à restructurer cette filière qui échappe quelque peu au contrôle de l’Etat, assurer que l’exploitation de l’or profite au Gabon et à ses citoyens et en faire une substance stratégique. Cette initiative doit également permettre aux artisans de travailler dans de meilleures conditions, dans le respect de la législation et de l’environnement.

Bien que l’or soit exploité au Gabon depuis les années 30, ce n’est qu’en 2016 que le président de la République avait souhaité en faire une substance stratégique. En 2017, cette décision a été matérialisée par un décret définissant les nouvelles conditions d’exploitation et de traçabilité des opérations relatives à ce produit, ainsi que les prérogatives de l’Etat. «C’est donc un défi important pour notre pays, en quête de diversification des ressources budgétaires publiques (…)», a déclaré le chef du gouvernement. Pour Emmanuel Issoze Ngondet, il est de bon aloi de «dessiner» au cours de cette journée annuelle, «une nouvelle physionomie pour le développement durable de notre filière aurifère qui devra avoir un impact, à la fois sur les centres urbains et les zones rurales».

Selon le ministère de l’Equipement, «cette première journée nationale de l’or (…) est un message d’espérance et d’optimisme au regard du potentiel aurifère du Gabon, qui représente un espoir non-négligeable de l’économie nationale». A en croire Christian Magnagna, le premier semestre de l’année 2018 a confirmé le regain d’intérêt des investisseurs pour les métaux précieux, notamment pour l’or, après une longue période de désamour. «Le Gabon devra profiter de ce contexte favorable. Mais cela passe par l’adoption des politiques et des législations stimulantes pour les investisseurs, tout en préservant l’écosystème national», a-t-il souligné.

Il s’agit donc de faire «la promotion et l’explication du nouveau cadre légal relatif à la filière aurifère dans notre pays et d’aider les opérateurs du secteur à mieux comprendre leurs droits et obligations afin de les associer à la valorisation du potentiel aurifère gabonais», a insisté Christian Magnagna.

Etant donné que les statistiques annoncent une augmentation de l’inflation qui entrainera une flambée des prix de l’or, Christian Magnagna invite à accorder à ce minerai «un statut particulier et une très forte attention». Les échanges de cette journée portent sur quatre thèmes : «Or, substance stratégique», «Monétisation de l’or : Enjeux et perspectives en zone Cemac», «Défis et perspectives de la filière de l’or au Gabon» et «Témoignages des différents acteurs de la filière».

 
 

5 Commentaires

  1. stephanoetus dit :

    Je pense bien que bien avant vous il y avait ce monsieur qui était ministre de l’agriculture qui disait lors de ces visites et organisations d’événements liés à ce domaine que et si l’agriculture était le nouvel or vert du Gabon qui bousterait notre économie ce avant qu’on découvre une vidéo de lui se vautrant dans la poussière et par la suite remercié en se faisant viré du gouvernement….on ne joue pas avec les mots et surtout avec le cailloux jaune monsieur le VP

  2. medzomekoure dit :

    Vous insistez dans votre logique d’économie de cueillette,après le pétrole, nous sommes dans l’ère de l’or,l’émergence du Gabon se fait toujours attendre…une arlésienne.Mon pauvre pays…

  3. Le juste dit :

    Ce n’est plus le pétrole c’est maintenant l’or. Quand vous comprendrez que le problème du Gabon se sont ses gouvernants, le pays avancera.

  4. Ikobey dit :

    Ah, la fièvre de l’or ! miroir aux alouettes !
    N’oublions pas que l’industrie minière de l’or est typiquement une industrie de pays sous-développé ! et, elle n’a jamais sorti un pays du marasme.
    Et puis, quel manque d’imagination, monsieur Magnagna !

  5. Ou ya bila! dit :

    Toute occasion de prendre des photos et de bien se faire voir est la bienvenue pour une bande de clowns et de pitres. Un Premier Ministre au charisme piteux, comme l’on aurait dit quelqu’un qui souffre de boulimie. Pitié!

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