De retour de la visite-éclair effectuée, les 3 et 4 décembre 2018 au Maroc, par le président de la Cour constitutionnelle, le vice-président de la République et le Premier ministre, ces deux derniers ont répondu à quelques questions de la presse.

Pierre Claver Maganga Moussavou et Emmanuel Issoze Ngondet répondant aux journalistes, le 4 décembre 2018 à l’aéroport Léon Mba de Libreville. © Gabonreview

 

Gabonreview : Comment se porte le président de la République ?

Pierre Claver Maganga Moussavou : Allez dans le monde entier, proclamez la bonne nouvelle aux populations :  le président se porte bien. Nous l’avons vu, nous l’avons touché et nous espérons être à la hauteur pour qu’il puisse recouvrer pleinement sa santé. Il faut qu’on le rassure que le gouvernement et la présidence de la République se mette au travail ; rassurez le peuple gabonais en lui apportant le minimum dont il a besoin pour assurer la paix et la sérénité. Voilà le conseil que le président de la République nous a donné. Par loyauté, voilà aussi l’engagement que le Premier ministre et moi-même avons pris devant le président de la République, de nous montrer à la hauteur de la tâche afin qu’il ait le temps de recouvrer pleinement sa santé et nous revenir requinqué.

Les membres de la délégation à leur descente d’avion, le 4 décembre 2018, à l’aéroport Léon Mba de Libreville. © Gabonreview

D’aucuns ont pensé que vous alliez à Rabat pour présenter une éventuelle démission du gouvernement…

Cela n’a pas été le cas. Les images parlent d’elles-mêmes. Chaque chose en son temps. Vous êtes des journalistes, des gens bien outillés, et vous savez que la démission du gouvernement n’intervient qu’après la proclamation des élections. Vous pouvez même, avant que nous ne le puissions, réagir à notre place pour expliquer, et c’est de votre devoir, au peuple gabonais, le processus qui conduit à la démission du chef du gouvernement. Ce n’est pas encore d’actualité.

La durée de la convalescence du Chef de l’Etat a-t-elle été définie, sachant qu’après la proclamation de ces élections, l’on devrait envisager la démission du gouvernement ?

Je tiens à vous dire que l’histoire est jonchée de cas où le président de la République est malade et prend le temps de se remettre en bonne santé. Il n’y a pas de limite à cela. Nous constatons que ce n’est pas l’occasion de parler de la vacance. Il est malade. Tout le monde peut être malade. Chacun de nous, chacun à son tour peut être malade.

La Constitution reconnaît pourtant l’indisponibilité temporaire…

Vous faites bien de poser la question. L’indisponibilité temporaire, le président Léon Mba était malade au début de nos indépendances (1965 – 1967). Il était indisponible mais assurait le pouvoir et le vice-président de l’époque allait à Paris recueillir les instructions. Nous le savons, c’est l’histoire qui nous l’enseigne. A côté de nous, au Nigeria, le même cas s’est posé. Je ne vois pas pourquoi ce cas ne devrait pas se poser au Gabon. Il est évident que si par extraordinaire le président de la République se trouve encore au Maroc, le Premier ministre ira présenter sa démission au Maroc où il est suivi correctement. À cette occasion, je me dois, au nom du Premier ministre et au nom de toute la délégation et du peuple gabonais, remercier Sa Majesté le roi Mohamed VI pour tout ce qu’il apporte comme confort à son frère.

Monsieur le Premier ministre, quelles sont les instructions que vous a données le président ?

Emmanuel Issoze Ngondet : Avant de répondre à votre question, je voudrais dire que ces derniers temps, nous avons enregistré des spéculations les plus folles sur la vie du président de la République. Hier, le Chef de l’Etat s’est entretenu avec Sa Majesté le roi Mohamed VI, aujourd’hui, il a reçu une délégation de Hauts représentants de l’Etat constituée essentiellement du vice-président de la République, de la Présidente de la Cour constitutionnelle et de moi-même. Ce que nous avons retenu, au sortir de cette audience, c’est que le chef de l’Etat se porte plutôt bien. Le processus de sa rééducation évolue très rapidement et positivement. Le chef de l’Etat est conscient. Il reconnaît ses interlocuteurs, il voit bien, il parle bien, sa modulation de ton est bonne. Nous avons été rassurés et apaisés en sortant de cette audience et pour parler des sujets que nous avons évoqués à cette occasion, le vice-président de la République l’a déjà dit, le chef de l’Etat n’a eu qu’un mot : c’est la paix et la stabilité du Gabon. Il nous a demandé de tout mettre en œuvre, chacun dans les responsabilités qui sont les siennes, pour que la paix et la stabilité du Gabon soient préservées. Nous allons nous y atteler en conformité avec les règles applicables en la matière.

Finalement, c’est quoi le problème de santé du Président de la République?

Je ne suis pas médecin pour commenter le bulletin du chef de l’Etat.

Propos recueillis par Désiré Clitandre Dzonteu

 
 

6 Commentaires

  1. Didier dit :

    Jonas Moulenda, tu es un RIGOLO avec ta soi disante méthodologie journalistique. Un VRAI RIGOLO. Parce que moi je persiste et signe quavec le clan Bongo, rien d’impossible. BOA est MORT. Je persiste et signe…

  2. Julien dit :

    Ça change quoi pour moi qu’il soit en vie ? Rien ! Et je n’ai aucune compassion pour lui dans sa maladie. C’est un ASSASSIN-USURPATEUR. Non mais et puis quoi encore ! E me demandez pas d’avoir de la pitié pour lui. ASSASSIN !!!

  3. Martine dit :

    Jonas Moulenda, les Bongoistes et PDGistes, Continuer à rêver. BOA est mort. Le reste n’est que de la poudre aux yeux.

  4. Yvette dit :

    Et où est sa famille autour de lui (sa femme, ses enfants, sa prétendue “mère”, etc…) Et si ce régime veut vraiment faire taire les soupçons de l’opposition sur sa mort, pourquoi ne pas envoyer une petite délégation de l’opposition à son chevet ? Si vous ne faites pas ça, c’est que Ali Bongo est bien MORT.CQFD

  5. Tsanda Joserny dit :

    Mais enfin, si vous tenez tant à nous convaincre, pourquoi vous ne demandez pas au président de nous parler personnellement ? Même un discours de 2 phrases du genre : ” je vais mieux. Soyez sans crainte.”….Sinon difficile de croire à ces documents numériques. Dans ce domaine,un bon expert peut vous faire av avaler de sacrées couleuvres. Or les marocains sont loin d’être derniers en matière informatique.
    Juste mon humble avis.

  6. Gaelle Ngaba dit :

    Je me rend compte que les gens sont ridicule.

    Ce qui est sur c est que le bossu n a jamais vu sa bosse.

    L homme oublié que lorsque le on pointe du doigt à l autre trois dois nous sont pointesur aussi.

    Ne jugeons point afin que nous ne soyons point jugé. Ne condamnons point afin que nous soyons point condamné.

    Toi qui traître l autre d assassin combien de vie as enlevé en demandant aux filles que tu as grossi d avorter? N est tu pas aussi assassin au Yeux de Dieu?
    Et toi femme combien d avortement as tu fait ? N est tu une meurtrière au yeux de Dieu?

    Dieu nous aime repentons nous seulement nous sommes tous pêcheur.

    Je ne suis pas politicienne mais une chrétienne qui veut que nous soyons des hommes véritablement repenti.

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