Problème de plomberie et d’étanchéité, risque d’électrocution pour les personnels, plafonds défoncés, plateau du journal télévisé au bord de l’inondation… le constat fait par Guy-Bertrand Mapangou, hier, à la Maison Rawiri, siège du Groupe Gabon Télévisions et de Radio Gabon, «suscite la révolte».

11 ans après son inauguration, la Maison Rawiri est en état de délabrement. © Gabonreview

 

Quatre mois après son entrée en vigueur en janvier dernier, Guy-Bertrand Mapangou attend beaucoup de la Redevance audiovisuelle et cinématographique (Rac). Le ministre d’Etat en charge de la Communication espère surtout qu’elle servira à améliorer les conditions de travail des personnels de Gabon Télévisions et de Radio Gabon. La visite effectuée, mercredi 23 mai, au siège des deux médias publics l’a choqué. La Maison Rawiri n’est pas loin d’une «porcherie» à l’entendement du président de la République qui, en mars dernier, s’était offusqué de l’état de délabrement des écoles publiques gabonaises.

Onze ans après son inauguration, l’immeuble abritant les services de la première télévision et radio publiques n’est plus que l’ombre de lui-même. Si son aspect extérieur paraît moins dégradé, à l’intérieur son image est repoussante et suscite des interrogations sur le passage d’Alain-Claude Bilie-By-Nze à la tête du ministère de la Communication pendant près de trois ans. Problème de plomberie et d’étanchéité, murs fissurés, risque d’électrocution pour les personnels, plafonds défoncés, plateau du journal télévisé au bord de l’inondation… les agents assurent exercer dans ces conditions depuis plus de trois ans. Si la tutelle en était informée, elle manquait cependant de moyens financiers. Aussi, Guy-Bertrand Mapangou a-t-il certainement raison d’escompter la Rac.

Au terme de sa visite, Guy-Bertrand Mapangou s’est dit «peiné» de voir dans quelles conditions travaillent les agents. «C’est une catastrophe, c’est désolant. Ça suscite la révolte», s’est emporté le ministre qui n’a pas nié «la responsabilité des dirigeants». Une pique adressée à l’endroit de son prédécesseur, qui paraissait pourtant impliqué dans la résolution des difficultés rencontrées par les agents des médias publics ? Au ministère de la Communication on assure qu’il n’en est rien. La surprise et la déception de Guy-Bertrand Mapangou ne visent personne mais louent plutôt «le patriotisme» des personnels de Gabon Télévisions et de Radio Gabon. Le même personnel quant à lui attend d’ores et déjà des solutions de la part du ministre.

 
 

5 Commentaires

  1. […] Maison Georges Rawiri : Une autre «porcherie – Gabonreview.com […]

  2. diogene dit :

    Après s’être indigné le ministre remonte dans son véhicule et s’en va au budget pour voir où sont passées les sommes allouées à l’entretien du bâtiment:
    Il voit les nombreux décaissements dûment signés par leurs bénéficiaires, et se dit qu’il y a pas mal de fric à bouffer.
    Puis il rentre dormir sur ses deux oreilles.

  3. AIRBORNE dit :

    Guy-Bertrand Mapangou s’est dit «peiné» de voir dans quelles conditions travaillent les agents. «C’est une catastrophe, c’est désolant. Ça suscite la révolte», s’est emporté le ministre qui n’a pas nié «la responsabilité des dirigeants». Une pique adressée à l’endroit de son prédécesseur. Eh oui, ton collègue gueulard est incapable, un minable. Tu as touché du doigt l’incompétence de Bilie Bill.

    • Okoss dit :

      C est ce qui arrive quand on confie des responsabilités aux personnes a la mentalité douteuse
      Qu est ce que Billy a meme deja fait de bon dans sa vie
      Partout ou il passe il laisse pleurs et désolation
      A l UOB c est Ona qui se fait desabille
      Dans son village pas de barraque pour sa famille
      A la maison Georges R ,les journalistes sont déboussoles et la barraque prête a s effondrer
      Etc etc
      Que c est désolant!!!!

  4. Axelle MBALLA dit :

    Si MAPANGOU Guy Bertrand est capable de redonner vie à la Radio et à la Télé d’Etat, vous le verrez. Les signaux seront clairs. Ils partiraient de l’intérieur du pays pour la capitale. Faire le contraire a déjà donné la preuve (toutes institutions et structures comprises), que l’on est passé ou sinon, le régime sanguinaire a toujours tourné le dos aux véritables problèmes de développement. Attendez et regardez!

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