Estimant que plusieurs chantiers restent à achever dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Guy-Bertrand Mapangou a prévenu son successeur, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, de ce qu’il aura beaucoup à faire. Le ministre sortant n’a pas manqué d’inviter ses anciens collaborateurs à ne pas «cacher les dossiers» sous prétexte que l’entrant est de l’opposition.

Guy-Bertrand Mapangou s’adressant à Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, le 9 mai 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Nommé le 4 mai au poste de ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou a officiellement pris ses fonctions, ce mercredi 9 mai. Il hérite d’un secteur «chaud», ainsi que la qualifié son prédécesseur Guy-Bertrand Mapangou, lors de la cérémonie de passation des charges.

 «Ce ministère est vu sous le prisme des grèves. Généralement, les ministres y sont accueillis avec», a informé le ministre sortant, non sans se réjouir d’avoir dénouer la crise dans les universités, les grandes écoles et les structures sous tutelle, à l’instar du Centre des œuvres universitaires (CNOU). «Tout le monde est au travail», a assuré Guy-Bertrand Mapangou, tout en se permettant d’orienter son successeur sur deux principaux dossiers : la réhabilitation de l’Institut de pharmacopée et de médecine traditionnelle (Iphametra), qui constitue «un outil important pour la recherche scientifique au Gabon» ; et la création des pools d’excellence devant remplacer et regrouper les différents centres de recherche scientifique existants. «Du travail, il y en a. Vous n’allez pas chômer. Vous aurez du travail, à la fois politique, technique et administratif», a-t-il prévenu.

S’adressant à ses anciens collaborateurs, l’ex-ministre d’Etat à l’Enseignement supérieur les a invités à «bien recevoir» l’entrant : «C’est la République. Il ne s’agit pas de partis politiques. Le ministre d’Etat Jean de Dieu Moukagni-Iwangou est ministre de la République, dont nous sommes tous au service. Vous avez le devoir de favoriser l’écoute, la cohésion et de ne cacher aucun dossier pour que ce soit notre pays qui gagne et non les chapelles.»

Pour sa première expérience au gouvernement, le nouveau ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a dit sa volonté d’apprendre en sollicitant, au besoin, son prédécesseur. Aussi, a-t-il «confirmé (sa) disponibilité à (se) mettre au service de la Nation».

 «Devant moi, je n’ai que des Gabonaises et des Gabonais, et j’entends traiter tout le monde à égalité. Je vais être à ma première expérience gouvernementale, dans un département plutôt particulier, qui porte l’ambition du pays. Je vous garantis à la fois ma grande foi dans la République et toute ma disponibilité à être à l’écoute de tout le monde», a promis le nouveau ministre.

 
 

9 Commentaire

  1. Jun dit :

    Monsieur,
    comment”la nation” a t-elle pu vous appellez?

    De quelle “Nation” parliez-vous?
    Ne voulez-vous donc pas attendre l’élection législative pour savoir si “la nation” vous appelle?

    Ou vous faites également partit de ceux qui utilisent les termes comme flous pour justifier vos égarements???

    Je sais que vous ne répondrez pas car vous devez être très occupé à former votre cabinet.

    Et votre plainte au fait, sera t-elle classée sans suite ou vous blaguiez seulement?

    Si oui, vous avez donc retourné votre veste pour quelques vaines gloires d’un strapontin ministériel?

    cela vous démangeait de rouler en mercedes plaque bleue? d’assister les jeudis au conseil des ministres? que l’on vous envoie un “monsieur le ministre” d’avoir quelques vaines lumières des expositions médiatique? D’avoir le vain frisson d’écouter votre nom dans des reportages télé sur Gabon Tv? ou encore de vous sentir important en nommant quelque membre de votre entourage directeur de cabinet chauffeur particulier secrétaire particulière tous ça pour ça?

    Et dire que vous allez raconter quelques bobards à vos militants en leur faisant croire non sans les mystifié que vous avez flairé que votre place était plus que jamais dans ce gouvernement et que cela relève d’une stratégie qui vous conduira vers la libération du Gabon et vous voir un jour occuper le fauteuil présidentiel.

    Il faudra vraiment voir çà quoi!

    Cordialement monsieur “le ministre”!

    • Gabomama dit :

      D’ailleurs le Gabon n’a jamais été une nation. Les Bongo ne peuvent bâtir une nation et ne servent pas un destin commun mais leurs intérêts et enrichissement

      • Gabon de demain dit :

        Monsieur, ne confondez pas tout s’il vous plait
        Le Gabon est bel et bien une nation, un pays avec son histoire, ses habitants et leur culture
        Différence avec le mononopole de la présidence par les mêmes familles et du manque de réelle démocratie.

  2. Shaka Loubedi dit :

    Que lui est-il arriver? L’a-t-on menecer de mort? Ou bien le mamba est-il sur le point de le mordre?

  3. AIRBORNE dit :

    Mapangou ta prévenu Iwangou, tu as du travail, tu ne vas pas chômer et tu es à ta première expérience gouvernementale, on juge le maçon au pied du mur. Donc, a vaut marque prêt partez.

  4. espoir dit :

    Cet homme fait bien rire.aucun gabonais ne veut de ta bonne volonte apres leur avoir menti.libere nous la ligne stp tes betisses nous agacent.

  5. BEYEME dit :

    Dire que j’avais vraiment foi en ce type. Pourquoi s’est-il pressé d’aller lécher les bottes du type là? Ne pouvait-il pas attendre que les législatives se terminent?
    Egongole !

  6. mmwanedimbu dit :

    Je sais que celasemble insensé. Mais avant toute critique je voudrai que nous tous gabonais on se taise un peu et qu’on regarde. Aux législatives d’après 2009 les opposants ont boycotté. Résultat l’actuel chef de l’exécutif a dirigé pendant 7 ans durant avec une assemblée monocolore. Il a fait du Gabon tout ce qu’il voulait. Il a pris toutes les lois qu’il voulait sans contrepoids. Cela a profité à qui? A chacun de répondre. Boycottez comme vous voulez sans n’empêchera jamais l’autre de bien dormir car la politique à l’évidence c’est un jeux des sorciers.
    Aujourd’hui il n’ya plus d’assemblée. Mme 3M a transféré les pleins pouvoirs à son fils. Sans contre poids, qu’adviendra t’il de ce pays? je ne suis qu’un lecteur. Je ne fais pas de la politique quand bien même elle nous fait parce que notre vivre est engagé.
    Insultez comme vous le voulez. Je ne suis pas PDGiste. Mais si on met de côté notre zèle, peut être qu’on arriverait à quelque chose. Mais maintenant il y a des gens qui insultent, qui sont comme moi des opposants des ordinateurs, qui s’expriment sous le couvert de l’anonymat et qui jugent très forts des gens qui ont tout perdu en s’exposant ouvertement. Je voudrai rappeler les uns et les autres que dans une guerre il y a des soldats qui tombent et d’autres qui continuent. Cependant on ne doit pas se moquer de ceux qui tombent ou qui abandonnent parce que blessés. On doit pleurer certainement et ceux qui ont la force de continuer, continuent,tout en louant la contribution de ceux qui sont tombés.
    Que DIEU VOUS B2NISSE ET bénisse le GABON

    • ada dit :

      Mais vous faites rire, je ne comprends pas les gabonais donc les législatives ont commencé au Gabon en 2009 avant cette période l’assemblée n’était pas composée des opposants et cela a t il empêché Bongo père de faire ce qu’il voulait? si ” les opposants” ont boycotté en 2009 je pense que c’était mieux que d’aller faire acte de présence et passer son temps à lire l’union (et faire par la même occasion la recette de ce quotidien) à l’assemblée parce que vu comme c’est parti avec ou sans opposant à l’assemblée nationale le fils va gérer les choses. tout comme les présidentielles. En boycottant au moins on ne participe pas à la destruction du pays tous ces “opposants” sont suffisamment responsables à l’état lamentable de ce pays

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