Le Conseil national de la communication en sa séance plénière extraordinaire du 22 septembre 2016, a suspendu l’hebdomadaire «Le Mbandja», pour une durée d’un mois, en vue de l’appeler à se conformer au respect des règles de déontologie et d’éthique.

L'hebdomadaire Le Mbandja. © Gabonreview

L’hebdomadaire Le Mbandja. © Gabonreview

 

Le Conseil national de la communication (CNC) a tenu une séance plénière extraordinaire le 22 septembre dernier, ayant débouché sur la suspension du journal «Le Mbandja», pour une durée d’un mois. La sanction est consécutive à un article paru dans le numéro 370 du 20 septembre 2016, intitulé «Crise postélectorale : un officier de la GR charge Ali Bongo». Dans les faits, il s’agit de l’interview d’un colonel de la Garde Républicaine (GR) s’exprimant sous le couvert de l’anonymat et traitant de la stratégie qui aurait été mise en place pour se débarrasser des morts consécutives aux émeutes postélectorales.

Selon le CNC, certains propos tenus par l’auteur de l’article sont de nature à inciter au soulèvement populaire contre le président Ali Bongo Ondimba, toutes choses «interdites par les dispositions des articles 94 de la Constitution et 3 du Code de la communication». Il s’agit des passages ci-après : «Je mets au défi le général Grégoire Kouna, et le directeur des renseignements de la République, sieur Frédéric Bongo, de prendre leur temps et me démentent dans n’importe quel média ou ailleurs…» ; «Une fois les corps inertes constatés, les mêmes et bien entraînés devaient rapidement les enlever des différents lieux et les emmener à la Cité de la démocratie, ou deux tractopelles attendaient afin de les enterrer dans une fosse commune…» ; «C’est ce que les escadrons de la mort avaient exécuté comme ordre venant du colonel Gros Jean et des instructions reçues d’Ali Bongo et de Frédéric Bongo…» ; «Une autre partie de ces corps devraient être transportés dans les pick-up et déposés à Casepga. Je dis bien Casepga…». «Comme je l’ai dit plus haut, il va falloir que le peuple se manifeste et le plus tôt sera le mieux car après ce sera trop tard… ce que je sais, c’est que le nombre exact des morts s’élève à 212, une partie est enfouie à la Cité de la démocratie et une autre gardée dans les caissons notamment à Casep-Ga et la dernière dans notre espace de tir au Cap…».

Selon le CNC, plusieurs insinuations figurant dans l’article sont inexactes, mensongères et injurieuses. «Elles portent atteinte à l’honneur et à la dignité humaine», indique-t-il. «Dans le cas où le comportement dénoncé persistait, le CNC se réserve le droit d’infliger à l’organe de presse Le Mbandja, une interdiction provisoire de paraître d’une durée de trois mois», averti le Conseil national de la communication.

 

 
 

8 Commentaires

  1. Il n y a que la verité qui blesse. Vous pouvez mentir aux hommes, mais pas à Dieu. Tous les auteurs de ces actes seront punis severement par le Tout Puissant. Ainsi soit il. Seigneur Jésus pense stp à toutes ces personnes qui ont perdu leurs proches à cause d’Ali et ses escadrons de la mort, que eux memes subissent ce quils ont fait subir aux autres. Tu es juste Seigneur. J’ai trop mal, à la place de ces gens là. Merci Amen.

  2. Allo241 dit :

    Et la triche aux élections pour vous ne porte pas atteinte à l honneur et la dignité de l electeur.
    Vous êtes ridicule devant le monde entier

  3. Samuel dit :

    CNC !!! Une autre TOUR DE PISE. Un CNC, dont l’une des missions est de veiller à l’équité dans les médias publics a toujours ignoré ce qui se passe à Gabon TV.

  4. Samuel dit :

    Que voulez-vous de plus quand on sait que tous les Conseillers membres du CNC sont des PDGistes.

  5. RAPONTCHOMBO dit :

    A mon avis , il faillais même 6 Mois de suspension. La liberté d’expression ne signifie pas liberté dans le désordre.

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