Face à la nécessité d’expliquer les mesures prises par le gouvernement au cours des derniers Conseils des ministres, le Chef du gouvernement a engagé une campagne de communication. Celle-ci a particulièrement ciblé les représentants des pays du G20 et des institutions financières internationales.

Le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, communicant avec les plénipotentiaires
des pays du G20 et des institutions financières internationales, le 5 juillet 2018. © Gabonreview

 

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Suivant les recommandations du Conseil des ministres du 4 juillet, le Premier ministre a rencontré ce 5 juillet les diplomates du G20 et les représentants des institutions financières internationales, pour une communication explicative sur la cure d’austérité engagée par le gouvernement.

Emmanuel Issoze Ngondet a déclaré au début de cette réunion qu’il voulait les entretenir sur «un sujet très important (…) sur lequel le gouvernement attache le plus grand prix à avoir des échanges fructueux» avec eux pour obtenir leur compréhension et surtout leur accompagnement. «Ce sujet a trait aux réformes économiques récemment adoptées par le gouvernement dans le but d’accélérer la mise en œuvre du Plan de relance de l’Economie (PRE)», a indiqué le Premier ministre.

Lors de sa déclaration de politique générale, a-t-il relevé, il avait pris l’engagement d’initier un certain nombre de reformes dont les axes essentiels étaient : assainir les finances publics, promouvoir les investissements privés et créer des emplois. «Ce sont des sujets qui nous intéressent tous parce qu’ils sont au cœur des préoccupations de coopération et des partenariats que nous avons avec vos pays respectifs, mais aussi avec les institutions que vous représentez ici», a-t-il assuré.

Les mesures prises par le gouvernement peuvent être regroupées, selon Issoze Ngondet, en trois ordres: les réformes jugées fondamentales visant à assainir les finances publiques. «Ces réformes constituent des ajustements qui sont susceptibles d’intéresser les bailleurs de fonds qui nous accompagnent dans la mise en œuvre du PRE», a-t-il expliqué.

Le deuxième vise à attirer les investissements directs étrangers (IDE). «Et l’un des objectifs de votre mission est d’encourager les investisseurs de vos différents pays à s’intéresser au marché gabonais, aux potentialités qu’offre le Gabon. Nous avons pris des réformes pour rendre ces potentialités encore plus attrayant et offrir aux potentiels investisseurs de vos différents pays intéressés par le marché gabonais, des opportunités appréciables», a soutenu Emmanuel Issoze Ngondet.

La dernière catégorie des réformes vise à créer des emplois. «L’économie ne marche que si elle crée des emplois», a-t-il souligné ajoutant : «Vous avez à cœur d’encourager les entreprises de vos pays à s’installer au Gabon, nous avons à cœur d’offrir un environnement propice à ces entreprises de sorte que, en même temps qu’elles créent des richesses, elles créent des emplois», a plaidé le Premier ministre.

Si les diplomates ont salué l’initiative du chef du gouvernement, ils ont cependant relevé certains points qui fragilisent les entreprises étrangères et freinent les investissements étrangers. Les deux parties ont convenu de trouver des solutions susceptibles de garantir la paix, la stabilité sociale et économique.

 
 

6 Commentaires

  1. Ari dit :

    “Si les diplomates ont salué l’initiative du chef du gouvernement, ils ont cependant relevé certains points qui fragilisent les entreprises étrangères et freinent les investissements étrangers”
    Cela voudrait dire en gros que les Bongo sont tellement gourmands qu’ils ne pensent meme a payer les dettes qu’ils contractent avec les entreprises qui investissent au Gabon. Raison pour laquelle toutes ces entreprises on decide une a une de foutre le camp du pays.
    Voila la merde et le chaos dans lesquels le systeme Bongo-PDG a plonge le pays. En toute franchise, Ali et ses profito-situationistes ne vont rien regler de cette crise. A moins qu’ils aient le courage de rapatrier tout l’argent vole et planque dans les paradis fiscaux.

  2. Ngouss Mabanga dit :

    Avec ça, les maboules de gabonais iront vous voter pour vous. une bande de maboule!

  3. Philibert dit :

    Acrombesi qui touche des 10aines de millions/mois a glander en EEurope sous le poste fictif de hut representant du chef de l’etat, les mesures d’austerites ne concerne pas bien sur l’amant du chef

  4. Shaka Loubedi dit :

    Ceci devrait interpeller ceux-la qui jurent qu’ils vont aux elections. Ce regime est a bout de souffle. Le dictateur n’a plus d’argent pour continuer a corrompre. Et sans argent, le risque est grand pour lui de mourrir.
    Comment expliquer qu’un Etat souverain (comme ils aiment a le revendiquer) ait besoin de venir se justifier aupres des corps diplomatiques sur des mesures qui sont sensés concerner sa population?
    Mais c’est peine perdu. Ce n’est pas la ou on les attends. Ce ne sont pas les reformes qui sont attendues. Tant que la question politique ne sera pas resolue, il sera difficil de rassurer les investisseurs etrangers pour venir injecter leurs capitaux dans l’economie gabonaise. Et la resolution de la question politique passé par un certains nombre d’etapes dont la premiere est la resolution du contentieux d’Aout 2016. Oui, l’election n’est pas derriere nous. Il faut se le dire.
    Ali Bongo n’a pas la legitimité de diriger ce pays.

  5. messowomekewo dit :

    Ces gens pensent qu’il suffit d’avoir les muscles(la force militaire) pour prétendre diriger un pays comme le Gabon. Le plus dur est à venir surement. Qui peut venir risquer en injectant des capitaux dans notre pays avec un tel déficit démocratique, une justice aux ordres et des commis de l’Etat corrompus jusqu’à la moelle? normalement l’Etat ne crée pas de la richesse, il profite de la prospérité des entreprises par le prélèvement de l’Impôt et autres taxes…

  6. Les diplomates prennent toujours bonnes notes, sans toutefois relever que leurs rapports analytiques à leurs pays, sont des plus insultants pour la mémoire gouvernementale. Pour les pays de l’OCDE, Comment comprendre qu’au 21ème siècle, un pays de moins de 2 millions d’ames(Bien moins que la Nouvelle Zélande), avec toutes les richesses nommables et inimaginables, sans politique monétaire, sans mécanisme de redistribution de richesse(systèmed’impots aux normes occidentales), sans réelles industries, et dont tout le noyeau de milliardaires n’ont de source que la corruption des institutions étatiques. Quelle imagination dégagée, de cette cure budgétaire qui ne trouve son pareil nullle part dans les pays soucieux du bien être des populationspar l’existence des mécanismes de redistribution des richesses?
    Voilà le type d’observations que l’on retrouverait nourries dans les rapports des diplomates de l’autre planète. Car c’est bien là le lieu de le relever que cette décision ferait le BEUZ si le monde des droits de l’homme savait toutes les aberrations et incohérences de cette mesure qui propulse le Gouvernement gabonais au rang des oppresseurs du people(2 millions seulement d’habitants).
    Par ailleurs, le réel problème du paiement uniquement des intérêts de la dette du fait des retards des paiements, constituerait par les actions à l’encontre de l’inéfficacité des services associés au règlement de la dette, un réell coussin budgétaire.
    J’en appelle à la conscience, voire à l’intelligence des membres du gouvernement.
    L’ÉMERGENCE EST UN STATUT DE DÉVELOPPEMENT QUE L’ON ATTEINT LORSQUE L’ON VISE LA NOBLESSE DE L’AUTORÉALISATION, ET NON LORSQUE L’ON A DE QUETE QUE LA SÉCURITÉ DU VENTRE.
    LES RICHESSES DU GABON SONT A TOUS LES GABONAIS DEVANT DIEU, PAR SON SAINT ESPRIT.

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