Les récentes mesures d’austérité initiées par le gouvernement ont donné matière à réaction à l’enseignant chercheur au cours d’une conférence-débat, le 12 juillet à Libreville, où il a entretenu l’opinion sur la portée de celles-ci.

L’enseignant-chercheur à l’Université Omar-Bongo, membre fondateur du Club 90, Noël Bertrand Boundzanga, le 12 juillet 2018. © Gabonreview

 

«La jeunesse, l’austérité et le plein-emploi» est le thème de la conférence-débat animé par l’universitaire Noël Bertrand Boundzanga, le 12 juillet à Libreville. Au cours de cette communication, l’enseignant-chercheur a relevé des contradictions nées des politiques publiques mises en place par le pouvoir, à l’issue de l’élection présidentielle du 27 août 2016. «Le Gabon en plus d’avoir une démocratie meurtrière, dispose désormais d’une économie meurtrière», a-t-il affirmé.

Un constat motivé par l’écart flagrant entre la mise en place du plan de relance économique (2017-2019) et le programme d’austérité mise en place par le gouvernement. «A supposer que le régime ait été élu, il l’a été pour une politique de prospérité. La modification, même pas deux ans après une élection, de cette politique pour une politique d’austérité appelle trois réponses possibles : démission de l’exécutif, organisation d’un référendum qui pourrait avoir les mêmes conséquences que la démission de l’exécutif», a indiqué Noël Bertrand Boundzanga estimant que «quand on n’est pas capable, on laisse. Personne ne force ces gens à nous diriger».

Selon l’auteur de l’ouvrage «Le Gabon, une démocratie meurtrière», d’autres pistes de solutions pour permettre au pays d’assainir ses finances publiques, sans avoir à sacrifier sa population existent. Celles-ci, «voudraient aller plus loin que le souci de l’équilibre budgétaire et de l’enrayement des déficits publics», a affirmé Noël Bertrand Boundzanga. Ce dernier a préconisé la «conservation» de la monnaie pour créer des emplois, le retour des capitaux (le transfert d’argent) ou encore la formation des médecins gabonais dans des domaines qui faut au pays. Tout comme il a prôné la production locale des produits alimentaires, la nationalisation ou la limitation des étrangers dans certains secteurs d’activités, la limitation des exonérations fiscales, le recouvrement des impôts et la suppression de certaines institutions ou administrations publique.

«Nous avons des alternatives crédibles à ces mesures d’austérité. Nous avons une autre vision du monde et nous voulons prôner des manières nouvelles de mener les affaires publiques. La première consiste à changer la vision du vivre-ensemble gabonais dans un État. Le rôle de l’État est de protéger les citoyens, non de les précariser et de les menacer», a conclu Noël Bertrand Boundzanga.

 
 

8 Commentaires

  1. Ikobey dit :

    Boundzanga serait plutôt le son d’une cloche !
    L’enseignant-chercheur n’a pas fini de chercher parce qu’il n’a pas compris grand chose. Le plus déplorable est qu’il enseigne, mais que fait notre ministre de l’Education !
    Respectons notre jeunesse, offrons leurs de vrais enseignants et non pas des pitres.

    • BEYEME dit :

      @ M. Ikobey,

      Votre attitude à l’égard de M. BOUNDZANGA me laisse croire que vous avez une dent contre lui. J’ai l’habitude de lire vos post, là je vous assure que je suis bien déçu.
      Pour ma part, ce Monsieur fait parti des nombreux élites de que compte le Gabon. Ses idées (proche de l’opposition) aussi pertinentes soient elles pourraient faire avancer la situation. Dommage que chez nous la contradiction n’est pas un facteur d’avancement (pour les PDGistes/ émergents/ AJEV…)

      Croyez-vous très sincèrement que M. BOUNDZANGA soit un pitre?

  2. Milangmissi dit :

    Les gens ne savent pas reconnaitre le mérite des autres au Gabpon Noel Bertrand Boundzanga a un grand mérite c’est un vrai UNIVERSITAIRE, ce qu’on appelle un INTELLECTUEL. Je veux vous dire M.Boundzanga toute la fierté que certains compatriotes ont à vous compter dans notre nation.
    Pas les rigolos qui vont brailler sur twitter une fois viré du gouvernement d’assassins qu’ils servaient hein “celui qui se prend un mouton de grand prix”
    M. Boundzanga abora diboti

  3. diogene dit :

    Étonnante mesure : la protection des emplois aux nationaux, comme si une carte d’identité héritée du colonialisme, était une garantie de compétence.
    Allons nous refuser d’exercer au Gabon aux meilleurs pour laisser la place à des tocards nationaux ?
    Qui réclamera une CNI avant de se faire opérer, de se faire conduire, d’acheter du manioc, d’apprendre une leçon,etc…?
    Le nationalisme criminel et fasciste reproché au Bongolandais devra t il perdurer après leur départ ?

    • Giap EFFAYONG dit :

      Le Gabon aux Gabonais ne vous en déplaise,cher monsieur Diogène.Je suppose que vous avez un pays.On est toujours mieux chez soi.Le Gabon est devenu un vrai dépotoir en accueillant toute la vermine venant d’afrique de l’ouest.

    • MO241 dit :

      Mr Diogene tous les pays le font…on privilegie les nationaux avant tout…c’est tout simplement l’immigration choisie pratiquee aux USA, Canada, Europe, GB…alors si on doit copier prenons ce qui a de bon…pour qu’un immigre puisse postuler a un emploi faudrait que aucuns compatriotes ne se soient manifestes pour le meme poste

  4. Mboung dit :

    A Monsieur N .B. Boundzanga Merci pour cette (énième?) pertinente mise à jour certains seraient bien inspirés (s’ils y arrivent toute fois ?) de s’en inspirer (mais bon on peut pas trop demander à 1 séide de réfléchir non plus sic)
    Merci pour votre engagement clair, courageux et renouvelé aux cotés des idées progressistes . La bêtise et l’indélicatesse (surtout crasses ?)ca se combat, c’est ce que vous faites. Merci! D’ailleurs à peine les montrez Vs du doigt qu’elles se mettent à maugréer puis à chuchoter, bassement petitement, dans leurs petits points de suspension. C’est la preuve que le laïus est bon, bien ciselé et bien surtout véridique Merci de rester Vs mm…

    -On a dit que les voleurs craignent les réverbères : les usurpateurs et les tyrans les brisent. Quand l’imposture règne, la simple vérité est séditieuse. J-Baptiste Say

    -“Ce régime est 1 danger pour lui-même, 1 danger pour les autres, 1 danger pour la République”. N.B Boundzanga

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