Le Porte-parole de la présidence de la République, Ike Ngouoni Aila Oyouomi, a présenté le 11 septembre à la presse le bilan à mi-parcours des mesures prioritaires annoncées par Ali Bongo.

Le Porte-parole de la présidence de la République, Ike Ngouoni Aila Oyouomi, le 11 septembre 2018. © Communication présidentielle

 

Renouant avec le cycle des conférences relatives aux activités du président de la République, le Porte-parole de la présidence a fait le bilan à mi-parcours des mesures prioritaires annoncées par Ali Bongo, lors de son discours à la Nation du 31 décembre 2017.

Dans le secteur de l’éducation, Ike Ngouoni assure que 471 salles de classe ont été rénovées. Les autres le seront dans le cadre d’un appel d’offres déjà lancé et dont de nombreux lots sont attribués à plusieurs entreprises locales.

Par ailleurs, près de 80 000 tables-bancs ont été livrées dans les établissements scolaires des 9 provinces du pays, tandis que la construction des 106 salles informatiques dans les écoles du secondaire a déjà démarré. Le Porte-parole de la présidence a affirmé que les 3 000 ordinateurs prévus dans le cadre cette mesure ont été réceptionnés.

Ce dernier a rappelé que la réforme du secteur de l’éducation, annoncée par Ali Bongo, est un impératif «fondamental». Car, «il en va de l’avenir de nos enfants comme de notre avenir collectif en tant que Nation». Cette réforme passera «du primaire au supérieur, tous les aspects de ce secteur seront abordés, y compris les plus sensibles comme le système de bourse qui sera reformé pour être à la fois plus efficace et plus juste au nom de l’égalité, au nom de la méritocratie».

En matière de santé, Ike Ngouoni affirme que la gratuité des accouchements a bénéficié à plus de 14 000 femmes. «Nous notons l’arrivée récente des premières cliniques mobiles. Au nombre de quatre, celles-ci seront déployées rapidement dans les quatre provinces où la couverture sanitaire est la moins importante : la Nyanga, la Ngounié́, l’Ogooué-Ivindo et le Haut-Ogooué», a-t-il indiqué, tout en précisant que les autres provinces seront pourvues du même dispositif dans les prochaines semaines.

Le dispositif en matière d’accès à l’eau est en cours de finalisation. Les phases de sondage sont lancées pour identifier les zones où la présence de l’eau est effective. «Il s’agit d’une mesure particulièrement longue à mettre en œuvre, avec les étapes de sondage et de vérification de la qualité de l’eau qui précèdent l’installation des dispositifs». Néanmoins, certains villages sont déjà alimentés, grâce à l’installation des pompes hydrauliques.

Le projet de l’éclairage public en revanche est en bonne voie, avec l’installation de 1 801 lampadaires dans le pays. Cependant, a-t-il indiqué, des équipes sont à pied d’œuvre pour accélérer l’installation dans le reste du pays.

Quant au Fonds d’initiative départementale (FID), Ike Ngouoni a indiqué qu’une première mission a permis de sensibiliser les membres des comités de pilotage des provinces, sur les types de projets éligibles. «Sous peu, une seconde mission procèdera au contrôle et à la vérification de l’éligibilité des projets proposés par les autorités locales des provinces et des départements, avant leur mise en œuvre rapide».

 
 

5 Commentaires

  1. AIRBORNE dit :

    Ike tout ceci c’est de la tchatche et tu sais bien et rien qu’à lire sur ton visage que tu mens, non seulement au peuple gabonais, mais aussi à toi même, car rien de tous ce que tu as avancé n’est réel, c’est du bluff et plus personne ne croit à vos déclarations si ce n’est des gabonais aveuglés et avides des lendemains meilleur, puisque vous êtes avec BOA des pères noëls.

  2. Milan mi si dit :

    “Dans le secteur de l’éducation, Ike Ngouoni assure que 471 salles de classe ont été rénovées. Les autres le seront dans le cadre d’un appel d’offres déjà lancé et dont de nombreux lots sont attribués à plusieurs entreprises locales”.

    Le 31/12/2017, le PR a pris l’engagement de rénover 800 écoles avant la fin du 1er trimestre 2018 (Mars 2018). Aujourd’hui, nous sommes à la fin du 3e trimestre (6 mois de retard sur le calendrier initial!), et on nous fait un bilan en terme de “salles de classe rénovées”, et non plus “d’écoles rénovées”. Pourquoi ce changement d’unités entre l’engagement présidentiel et le bilan? Si ce n’est du bluff, c’est quoi alors?

    Si l’on prend une moyenne de 12 salles de classe par école, on constate bien que les 471 salles de classe rénovées ne représentent, en réalité, que moins de 40 établissements. Même en partant du minimum de 6 salles de classe par école, nous sommes toujours à moins de 10% de taux de réalisation.

    Comment voulons-nous développer notre pays en nous mentant à nous-même?

    A vous qui êtes chargés de mettre en oeuvre les projets du PR, faites lui savoir, au cas où il ne saurait pas, que ce projet de réhabilitation des écoles publiques risque fort d’être rangé dans le Grand placard des promesses non tenues (lire le journal LA LOUPE de ce jour).

    Les appels d’offres ont été lancés au mois de mars 2018, les entreprises ont été sélectionnées mais il n’y a pas eu un début d’exécution, pcq les finances publiques n’arrivent pas à payer les avances de démarrage de travaux aux adjudicataires (20% du montant global selon le Code des marchés publics). Petite curiosité tout de même, les entreprises qui ne sont pas passées par la procédure d’appel d’offres ouvert (celles qui ont eu des marchés de gré à gré) ont été payées à… 100%. Qui a dit “ÉGALITÉ DES CHANCES”? … D’où ces quelques 471 salles de classe, soit moins de 40 écoles sur 800, rénovées à ce jour. Bref, l’arbre qui cache la forêt.

  3. beka dit :

    Il est intéressant de noter que la présidence de la République cherche à faire le point sur les réalisations annoncées par le PR à la fin de l’année dernière. Mais il y a déjà eu tellement de couacs jusqu’ici, qu’il vaut mieux, autant que possible, s’empêcher de vite faire des déclarations fracassantes juste pour la sensation. Par exemple, le mieux à mon humble avis, est de faire le bilan des actions lorsque celles-ci sont complètement opérationnelles, non pas lorsqu’il s’agit encore simplement de projections. Des salles de classe déjà rénovées ? D’accord, mais combien ? Et combien reste-t-il à améliorer ? Leur livraison aura lieu quand ? Le porte-parole du PR aurait pu ainsi nous édifier d’autre part sur la rentrée scolaire en perspective dans le secteur public, puisque les privés ont déjà démarré la leur.

    “Ce dernier a rappelé que la réforme du secteur de l’éducation, annoncée par Ali Bongo, est un impératif «fondamental». Car, «il en va de l’avenir de nos enfants comme de notre avenir collectif en tant que Nation»”.

    Tiens ! Le président s’en aperçoit seulement maintenant ? Depuis une quarantaine d’années, les enseignants réclament parfois au risque de leurs vies (est-ce qu’on se rappelle même encore d’un certain Ngoua Ngou et des autres avant et après lui ? Martine Olabou est tombée sous les balles de la police anti-émeutes), de meilleures conditions d’exercice de leur métier et une amélioration du secteur de l’éducation.

    Après tout ce temps, le président ne devrait plus promettre, mais nous dire (parce qu’il a déclaré : «…Il en va de l’avenir de nos enfants comme de notre avenir collectif en tant que Nation… ») qu’il décide dorénavant d’octroyer au secteur Education, au moins le tiers du budget de l’Etat pendant les dix prochaines années, afin que les enseignants gabonais se vantent d’être les fonctionnaires les mieux rémunérés d’Afrique, que les élèves et les étudiants bénéficient des meilleures conditions d’apprentissage du continent… Peut-être à partir de ce moment, on croira que l’Education préoccupe vraiment le président.

  4. La Massue dit :

    Tchiiip…il faut maintenant passer des paroles aux actes:
    La rentrée scolaire 2018-2019 c’est pour quand ? C’est ce qui nous importe pour le moment.

  5. itsiembou dit :

    Le 15 Novembre 2018, voila ce que mon frère ike ne peut pas vous dire officiellement. Je ne fais que passer S.V.P

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW