En prélude à la mise en place du Centre gabonais des élections (CGE), la mésentente persiste au sein de l’opposition. Les responsablse de quatre partis ont décidé, le 14 avril 2018, de se désolidariser de leur collègues ayant déposé une liste «consensuelle» au ministère de l’Intérieur.

Les présidents des 4 partis dits de l’opposition gabonaise «républicaine et de démocratique », le 14 avril 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Au cours d’une conférence de presse le 14 avril à Libreville, les responsables de quatre partis de l’opposition gabonaise dite «républicaine et démocratique» ont quitté le bloc de 41 partis.

Les quatre mousquetaires qui avaient pris part aux dialogues politiques d’Angondjé, se sont désolidarisés des quarante-une formations de l’opposition ayant décidé de faire bloc pour la désignation de leurs membres, en vue de la mise en place du Centre gabonais des élections (CGE).

Les présidents de ces quatre partis, Christamond Nzamba Mupigat du Parti national gabonais (PNG), Lucien Iwangou de Vision pour le développement futur (VDF), Roger Durand Boutoukou de l’Union gabonaise démocratique (UGD) et Mesmer Mba Ella du Mouvement des citoyens du Gabon (MCG), estiment que l’opposition a inondé le ministère de l’Intérieur de plusieurs listes.

Ils sont surtout partis parce que ceux qui ont pris cette initiative devaient d’abord, selon eux, signer solennellement les actes des Accords politiques d’Angondjé. «Nous profitons de cette occasion pour rappeler à nos collègues chefs des partis, que la bonne démarche, celle qui obéit au respect des usages, recommande aux nouveaux adhérents de signer solennellement les actes desdits Accords politiques, les articles 264 et 265 en font état», a déclaré le porte-parole de ce groupe Nzamba Mupigat.

Cette position rejoint celle de trois partis de l’opposition, le Parti pour le développement et la solidarité sociale (PDS) de Séraphin Ndaot Rembogo, Démocratie nouvelle (DN) de René Ndemezo’o Obiang et le Parti social-démocrate (PSD) de Pierre-Claver Maganga Moussavou.

S’agissant particulièrement de la désignation des représentants de l’opposition au sein de la commission ad hoc du collège spécial pour l’élection du président du CGE et de leurs représentants au sein de cette structure, les quatre mousquetaires estiment que «face à la persistance de certains partis politiques se réclamant abusivement du groupe de 41 d’exclure les partis représentés au sein des institutions et du gouvernement», ils ont «observé la mauvaise organisation dans la mise en place de ces Commissions sur fond du diktat d’une part, et d’exclusion d’autre part». Raison pour laquelle, ils n’ont pas paraphé les documents du groupe de 41.

«Nous estimons qu’aucun groupe de parti n’est habilité à décerner le titre d’opposant à d’autres formations politiques, y compris de décider qui doit être retenu comme candidat au sein des organes en charge des élections», ont-ils unanimement déclaré avant d’affirmer qu’ils se désolidarisent de cette démarche.

Enfin, ils ont lancé un appel à l’unité de toute l’opposition gabonaise pour designer et transmettre avant le 28 avril 2018, la liste de leurs représentants au ministère de l’Intérieur, en tenant compte de toutes les sensibilités et regroupements des partis politiques de l’opposition Gabonaise.

 
 

16 Commentaires

  1. gabomama dit :

    Même si beaucoup dans le Bongoland sont convaincu que la politique il n’y a que le jeu des intérêts et rien d’autre, même pas l’honneur du pays qui est le nôtre à sauver et le sens du devoir, c’est vraiment triste ce que les Bongo ont réussi de faire des élites politiques de ce pays y compris celle qu’ils ont fabriqué de toute pièce. Une bande de mercenaires sans foi, ni loi qui vont au gré des intérêts machiavéliques sans aucune honte.

  2. gabomama dit :

    50 années de cirque et de comédie politique c’est trop. Dieu merci je me suis tiré de ce pays de merde.

  3. Makinda dit :

    Le pouvoir essaie d’humilier les partis d’opposition qui avaient refusé de prendre part au dialogue. La fin de la comédie de ce CGE se traduira par un appel au chef de l’exécutif pour l’arbitrage.Les élections transparentes ne sont pas pour demain au Gabon. comment des personnes comme Ndaot,Maganga moussavou, Ndemezo peuvent elles se réclamer encore de l’opposition alors que ces individus soutiennent la politique d’ALI BONGO?

  4. Pince Pilate dit :

    Bonjour,
    Il me semble qu’une deadline avait été donnée, qu’une liste avait été remise à l’issue de cette deadline.
    On peut m’expliquer sur quelle base les listes hors délais ont été reçus ?
    On peut savoir pourquoi une nouvelle deadline a été donnée par le ministère , deadline faisant fi des décisions de la cours Constitutionnelle alors que le ministère avait déjà une liste pour la majorité et une liste pour l’opposition ?

    Ces 4+3 partis qui quittent l’opposition ont encore le temps de rejoindre la liste de la majorité ?

  5. Ntoutoum Nfoulou dit :

    Pathetique!!! Des pères de famille, des adultes dites sages se comportent comme des enfants dans la cours de recréation!! De veritables Grands enfants comme nous traite les caucasiens.

  6. MOUTASSOU dit :

    Il faut bien faire attention quand votre femme donne naissance à un garçon. s’il est koudou et vilain, il porte les stigmates d’un sorcier en naissance.

    Regardez la photo de ces 4 moustiques et dites moi que j’ai menti.
    Seule la tortue n’est pas là? Je ne faisais que passer

  7. legabonsouffre dit :

    c est honteux ce qu’on est en train de faire du Gabon, ça n’a meme plus de sens, la mediocrité est légion!

  8. AIRBORNE dit :

    Ces quatre mousquetaires sont des rigolos, ils ont été sensibilisés par le renard de RENO, le rusé NDAYOT et ma-lignard Mangangmouss pour une petite bagatelle de millions pour se mettre au frais. Vraiment, comme l’as si bien dit TRUMP nous sommes dirigés par des autorités idiots et corrompu dans un pays de merde, l’intérêt du peuple ne compte pas mais l’intérêt personnel prévaut au nom du peuple. Vraiment des cancres qui méritent d’être pulvérises comme l’a dit le chintoc,il faut pulvériser les cafards et toute ces vermines, qui pourrissent le Gabon et le vide de sa substance.

  9. ada prisca dit :

    Ce quatres mousquetaires sont des parfaits inconnus pour moi tout comme le nom de leur formation politique. Les partis de la CNR doivent toutefois se mefier de certains delinquants et eviter des alliances contre nature avec de tels irresponsables. Il en va de leur notoriete. Rien n’est perdu. Sans la CNR le CGE n’aura aucune credibilite. Quant a ces troie renegats qui se vantent d’avoir pris part au dialogue d’angondje on a s’en fou… Il s’agit la d’un organe republicain qui va organiser toutes les prochaines echances electorales y compris meme la prochaine presidentielle. Donc la CNR doit avoir sa place meme si n’ayant pas pris part a ce soi-disant dialogue.

  10. Ngouss Mabanga dit :

    encore une bande de blagueur qui a faim et a accouru des la première saucisse jetée par terre.

  11. jean- jacques dit :

    Au Gabon il n’existe pas des opposants , ont des groupes des mendiants c’est tout au nombre qu’ils sont.

  12. espoir dit :

    voila les rots,les pets et pourquoi pas les vomis qui se desolidarisent lachement pour un petit million ou pour une pietre nomination.qui vous votera apres cette honte. on comprend vos patis n’existe que de nom.lol

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