L’entrée au gouvernement de Michel Menga et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou est lourde de sens. Elle met en lumière les doutes et craintes de nombreux membres de la Coalition pour la nouvelle République.

Transfuges de la Coalition pour la nouvelle République (CNR), Jean de Dieu Moukagni-Iwangou et Michel Menga, le 7 mai 2018 au palais de la présidence de la République, à la faveur de leur prestation de serment de «loyauté et de fidélité à l’égard du Chef de l’Etat». © DCP-Gabon

 

La Coalition pour la nouvelle République (CNR) est-elle encore un bloc soudé ? Suscite-t-elle toujours attrait et espoir parmi ses membres ? Pourra-t-elle parvenir à ses fins ? Au vu des derniers développements de l’actualité, ces questions méritent d’être posées (lire «Le nouveau gouvernement»). Même si l’histoire est truffée d’exemples de ténors de l’opposition ralliant la majorité avec armes et bagages, la politique demeure un sport collectif, un jeu de groupe (lire «Michel Menga suspendu de RHM»). Quand bien même l’engagement est individuel, il y a des raisons de s’interroger (lire «L’US évoque un sursaut républicain»). Après tout, la désignation d’un candidat unique à la dernière présidentielle a créé un contexte inédit. Comme jamais auparavant, la nécessité de maintenir l’unité et la cohésion de l’opposition ne se discute plus.

Des difficultés artificiellement entretenues

Pour la CNR, l’entrée au gouvernement de Michel Menga et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou est un carton jaune. Elle oblige à interroger ses dynamiques internes. Elle rend inévitable l’analyse  de son fonctionnement. Sur les objectifs, les actions, les moyens, les ressources, la répartition des tâches ou les solidarités intérieures, tant de choses peuvent être découvertes. Au-delà des considérations personnelles, ces défections procèdent d’une absence de lisibilité ou de stratégie de groupe. Par-delà les questions éthiques et morales, elles mettent en lumière des doutes et craintes. Pour tout dire, les deux néo-ministres ne croyaient plus en une alternance à court ou moyen terme. Jean Ping à la présidence de la République ? Une chimère, à leurs yeux. Une victoire de l’opposition aux prochaines législatives ?  Une utopie, selon eux. Comment en est-on arrivé là ? La CNR ne fait-elle plus rêver ?

En réalité, la coalition dirigée par Jean Ping peine à arrêter une stratégie consensuelle et comprise par tous. Entre la posture protestataire des uns et l’option pragmatique des autres, elle n’arrive pas à clarifier les choses. Entre la personnalisation du débat public et sa conceptualisation, elle ne parvient pas à trancher. Entre les «soutiens de la première heure» et les «alliés du 15 août», elle se heurte à des luttes de positionnement. Entre les chantres de la «revendication de la victoire du 27 août» et les tenants d’une participation aux législatives, elle se retrouve écartelée. Confrontée à des difficultés artificiellement entretenues, elle a du mal à impulser une dynamique politique consensuelle. Du coup, chacun de ses membres croit pouvoir en imposer aux autres, ouvrant la voie aux querelles d’égo et conflits de leadership. Systématiquement comparée au défunt Front de l’opposition pour l’alternance, la CNR semble promise au même destin. En tout cas, de nombreux observateurs n’hésitent plus à en prendre le pari.

Le silence complice des uns

Au fond, la gouvernance de la CNR n’a pas toujours été de nature à rassurer ou à resserrer les liens. Une communication brouillonne et trop régulièrement dirigée contre certains alliés, une structuration peu aboutie, une reddition des comptes inexistante : toute l’organisation interne a contribué à laisser à de nombreux membres le sentiment d’être frappés d’ostracisme ou d’être devenus indésirables. Affirmant œuvrer à la «restauration de la victoire», de nombreux activistes n’ont pas hésité à agonir d’injures les partisans d’une participation aux législatives, les accusant même de collusion avec le pouvoir sans en apporter la moindre preuve. Casimir Oyé Mba, Guy Nzouba-Ndama, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, Alexandre Barro Chambrier et Zacharie Myboto ont ainsi été traités de tous les noms d’oiseau dans l’indifférence de leurs alliés. Le Secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN) n’a-t-il pas récemment dénoncé le «silence complice des uns» ? N’a-t-il pas mis à l’index une «cabale sur les réseaux sociaux, alimentée par des procès d’intention» (lire «Invectives de la diaspora contre Myboto») ? On ne reviendra pas sur les attaques ad hominem et la violente campagne menée sous couvert de sensibilisation en faveur du boycott. La vice-présidente de l’Union pour le progrès et la liberté (UPL) n’a-t-elle pas récemment accusé Michel Menga de n’avoir rien fait pour le département de la Noya ? On passera sur les rumeurs relatives au versement d’argent en contrepartie du désistement d’autres candidats. Même s’ils clament agir en toute indépendance, «Résistants», «soutiens de la première heure» et internautes n’ont pas toujours aidé à créer un climat de confiance et de sérénité. Bien au contraire, ils ont suscité méfiance et suspicion au sein de la CNR.

Comment prévenir de futures défections ? Chacun étant encore libre de ses choix, tout peut arriver. Dans ces cas-là, il y aura toujours des fiers-à-bras pour lancer des anathèmes et minimiser l’apport des autres à la dernière présidentielle. Il se trouvera encore des procureurs du dimanche pour prononcer des excommunications ou jouer aux pères la vertu. N’empêche, exiger davantage de transparence, de responsabilité, de respect mutuel, de sincérité et de solidarité n’a rien d’illégitime. Surtout en cette période d’exception où la Constitution est unilatéralement complétée, au gré des intérêts du pouvoir (lire «Une décision politique et non juridique»). En août 2016, il fallut toute la force de persuasion de Zacharie Myboto et toute l’abnégation de Guy Nzouba-Ndama et Casimir Oyé Mba pour parvenir à une candidature unique, prélude à la CNR. La crise institutionnelle actuelle (lire «Un capharnaüm indescriptible») ne mérite-t-elle pas de tels sacrifices ?

 
 

27 Commentaire

  1. OSSAMI dit :

    Les opposants qui ont faim peuvent se déjuger et aller à la soupe.Nos amis ou ceux que nous pensions être nos amis peuvent, mais nous ne croyons pas que l’éternel nous a rejeté bien au contraire, il veut plutôt nous éloigner des mauvais compagnons afin de mieux nous guider jusqu’à la victoire finale.

  2. mouss dit :

    C’est maintenant la faute au CNR ?????? Moukagni iwangou, Michel Menga et David Mbadinga négocient la nuit pour leurs ventres et c’est la faute au CNR ???? Vous n’êtes pas sérieux gabonreview !!! On dirait l’Union !

  3. l'ombre qui marche dit :

    Mme la journaliste tout ce que vous avez écrit est bien mais au delà des suspicions ou ostracisme en chacun de nous devrait sommeiller un peu de bon sens tenez mr Moukagni iwangou après avoir pompé le gros français pour combattre ali le biafrais il intègre le gouvernement! il ne fera rien à l’enseignement supérieur et il n’aura de choix que d’intégrer l’opposition façon façon incarnée par le pds, le psd ou intégrer la majorité républicaine! qu’advient il de sa plainte à la cpi? les émergents ont bien regardé la CNR et ils ont décelé les deux maillons faibles!

    • L’illettré du Littré dit :

      La Bouenguidi et le Moukagni ont en commun de maîtriser la pompe de la langue de Molière, et de l’utiliser aux seules fins d’enfumer et d’abrutir les abeilles Gabonas, même supposés éclairés. Il ne sera jamais trop tard à leurs fans de le découvrir. Leur duperie, “C’est la faute à la France” dira l’une. C’est évident.

  4. Venance Pambou dit :

    C’est comme ça quand l’injure, l’accusation gratuite et l’impolitesse deviennent des armes en politique. Quand on ne se dent plus utile ou respecte dans un groupe on le quitte. Quand on a le sentiment d’être humilié tous les jours avec l’aval de celui que l’on défend on s’en va. L’histoire de la bagnole que Ping avait prêté à Moukagni vient de produire ses effets. En allant chez Ali, Moukagni pourra s’acheter sa bagnole. Au moins on ne parlera plus de bagnole sur Facebook dès que son nom est cité…

  5. Nelson Mandji dit :

    La CNR, surtout son chef, distille doucement mais sûrement l’impression d’un horizon bouché, d’un avenir bloqué, sans issue, avec un Jean Ping cloîtré chez lui au bord de la piscine à rêver d’une puissance étrangère qui l’installera au pouvoir deux ans après l’élection présidentielle. Certains ont le droit de se décourager et c’est leur droit, surtout quand le supposé leader ne sait pas gérer ses troupes et qu’il monte sa secte personnelle contre les membres d’une coalition formée autour de lui pour le soutenir. La CNR ne saurait être exemptée de ce qui se passe, je crois que c’est cela que cet article veut nous faire comprendre. Nous n’allons tout de même pas penser que Ping le mouchard est un saint. Il a frustré bien de ses compagnons, le dernier en date étant Myboto que ses aficionados du Trocadéro ont insulté sans qu’il ne lève le petit doigt pour dire Stop, c’est l’un des nôtres.

  6. Rev. Pasteur Israël Nahum dit :

    L’homme de Dieu, Israël Nahum l’avait déjà dit que le coup d’état institutionnel et suivi du renversement du gouvernement gabonais étaient complices du coup d’état électoral de 2016. C’est un cheminement normal d’une vision claire de l’émergence d’Ali Bongo, lui permettant de mieux gouverner au Gabon à courant opposé des ex. ministres puissants de l’ère de son père. Son dialogue de sourds rentre également dans cette même logique de ramener le pouvoir inclusive au pouvoir de la majorité présidentielle non élue d’août 2016. Et cela, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) n’est pas de taille et Jean Ping le sait y compris tous ses alliés. Charles de Gaulle a dit : « On ne fait rien de grand sans de grands hommes, et ceux-ci le sont pour l’avoir voulu. » Il manque au Gabon des grands hommes politiques et les hommes religieux au Gabon sont aussi corrompus que les hauts fonctionnaires. On croyait que Jean Ping était de ces grands hommes là pour pouvoir ramener le Gabon dans une nouvelle République libre et démocratique mais levain du PDG et les liens corsés avec la famille d’Albert Bernard Bongo et le régime des Bongo lui ont rattrapé si facilement en août 2016. Je vous le dis plusieurs personnes qui ont soutenues Jean Ping lors de l’élection présidentielle d’août 2016 vont après l’élection législative de 2018 rentrées dans un gouvernement de large consensus ou d’union nationale. Michel Menga et Jean de Dieu Moukagni-Iwangou ne sont qu’un signal que tout va mal dans l’opposition dite radicale face à son manque de charisme à l’étranger et à l’intérieur pour faire plier Ali Bongo. Le milieu intellectuel français se dit qu’au Gabon, il n’y a pas d’opposition ou d’opposition solide et uni si je puisse l’ajouter. Pourquoi ? Parce que la majorité des opposants ont été formée soit par Albert Bernard Bongo ou par le PDG. On n’a pas vu une opposition radicale qui depuis l’indépendance a tenue tête aux tenant du pouvoir à Libreville et pouvoir vivre ! Comme nous pouvons l’observer au Sénégal et en Côte d’Ivoire. La preuve, tous les dirigeants des partis de l’opposition comme ceux de la majorité au Gabon ont un seul lien politique commun : Léon Mba, Albert Bernard Bongo et Ali Bongo. Il n’y a pas une autre école de pensée politique au Gabon. Quand elle sera créée, forcément ; il aura une opposition gagnante et fortement dynamique pour renverser les tenants du pouvoir depuis l’indépendance (Françafrique).
    Vive Dieu et Vive le Gabon
    Rev. Pasteur Israël Nahum

  7. espoir dit :

    Vraiment il ne fera rien dans ce ministere si ce n’est s’acheter une bagnole,se soigner et envoyer a l’etranger quelques etudiants qui lui seront loyaux pour aller poursuivre leur etudes superieures.BOA cherche a tout prix a eteindre l’opposition au gabon mais il n’y arrivera pas tant ping dit niet et le peuple car ces gens ne sont rien sans le peuple.

  8. serge obiang obame dit :

    Pourquoi aucun de ses 2 ministres jusque la non ete exclu ni de leur parti ni de la CNR? Curieux. Ni ping ni chambrier ne se sont encore exprimes… Il va falloir creer rapidement une nouvelle dynamique dans l’opposition car le rapport de force a changer. Mais la question de la participation aux legislatives avenir va tjr plomber cette dynamique donc a j.ping prouver qu’il un fin tacticien politique sinon la cnr risque d’explosee…

    • ombalo dit :

      l’homme de coco Beach a été exclut de son partis. celui de Mouila ses jeunes feront une déclaration

      • Pierre Manganga dit :

        Suspendu et non exclu. C’est de la farce. Chambrier est plein aux as à cause du pillage de l’État par lui-même et son père, plus l’argent qu’ils reçoivent de Brazzaville. Je ne parle pas de Ping, Myboto, Nzouba Ndama, Ngoulakia, tous plus riches les uns que les autres à cause du pillage de l’État. Michel Menga lui, est à pieds depuis que ses deux voitures ont été brûlées. Il peine à nourrir correctement sa famille. La même chose pour Iwangou Moukagni. Et vous voulez les critiquer en souhaitant qu’ils continuent à quémander la pitance de subsistance chez des gens qui ne sont devenus opposant qu’après avoir dépassé 70 ans ou s’être constitué des fortunes en milliards de francs sur le dos du contribuable? Bande d’enfoirés. Ils vont revenir à l’opposition quand ils seront virés du gouvernement comme Ben Moubamba et tus les autres qui ne sont dans l’opposition que parce que Ali Bongo n’en a plus eu besoin.

        • l'ombre qui marche dit :

          Si aujourd’hui je rejoins l’opposition radicale en allant chez Ping, RHM ou UN et que je doive compter sur les présidents de ces partis pour vivre ce serait triste à mourir! Donc Menga et Moukagni ont rejoint l’opposition sans avoir les moyens de tenir dans l’opposition? NOUS NE SOMMES PAS SORTIS DE L’AUBERGE AVEC DES ZOZOS COMME CELA!

  9. AIR dit :

    Pour ma part la CNR n’existe plus que de nom. Et l’analyse de Roxane met bien en exergue toutes les contradictions et le capharnaüm qui la caractérisent aujourd’hui. Je ne suis donc pas surpris par les positions de MM. Moukagni, Menga et Mbadinga qui sont leaders de partis et qui, par leurs entrées au gouvernement, affichent et affirment clairement leurs positions deux ans après l’élection présidentielle. On peut-être en désaccord avec cela, mais en politique, ce sont les intérêts qui guident les hommes. Retenons simplement que le combat continue avec ou sans eux. J’estime qu’il est inutile de les invectiver, car cela ne nous fait pas avancer. Il faut plutôt se demander quelles sont les stratégies de la CNR? Sont-elles crédibles ? Si on ne mène pas une véritable réflexion comme le suggère Roxane, c’en sera finie de cette CNR, n’en déplaise aux résistants !!!

  10. AIR dit :

    Et le peuple est tellement amnésique et versatile que je ne m’inquiète pas pour eux. Bien au contraire, je les encourage et les félicite de vous vouloir sortir de cet immobilisme entretenu par cette CNR de pacotille.

    • Ma terre meurt dit :

      Pourquoi vous étonnez tant??? Considérez les acteurs actuels de notre opposition, ce sont ceux qui à une époque étaient les strapontins du PDG, donc sans amour et passion pour ce pays, leurs intérêts sont seuls indicateurs de leur positionnement sur la scène politique!!!! Le peuple mérite ses dirigeants!!!! Triste vérité.

  11. ébirane dit :

    je suis ému de savoir que dans l’opposition, il y en a qui souhaitent travailler pour leur pays car il ne suffit pas de crier sous la pluie et le soleil que c’est mauvais alors, lorsqu’on a la possibilité de faire bouger des choses pour le pays vous avez eu le courage de le faire, c’est cela la grandeur de l’homme.

  12. ébirane dit :

    n’en déplaise aux jaloux et aux pessimistes pour qui la vie n’a plus de sens.

  13. Ilolo dit :

    Ping ne peux pas tenir chacun des membres de sa coalition par camisole. Ils sont majeurs et vaccinées et doivent tirer les conséquences de leurs actes eux même.

  14. JIJICAEL dit :

    Qu’est ce qui a changé dans le fond dans notre pays depuis 1990 date de l’avènement de la Démocratie? Moi, je pense que seuls les hommes politiques ont réellement pris conscience de ce qu’est la politique au détriment du peuple qui sommeille dans des conjectures.En effet,depuis la date précitée,le procédé est resté unique et le même,on se fait un nom et c’est celui de l’opposant radical pour appâter le peuple et ensuite se retrouver à la soupe…Et ce depuis 1990, l’histoire ne fait que se répéter et le peuple gabonais ne daigne même pas s’interroger sur la crédibilité de ces soi disant opposants… qui ne mènent un combat que celui des intérêts personnels pour preuve, lorsqu’au sortir de la présidentielle d’août 2009, Jean Ping président de la commission de l’Union Africaine, pendant que AMO contre vent et marrée réclamerait sa prétendue victoire, Ping n’avait rien dit et l’histoire étant ce qu’elle est, il n’a pas été reconduit à la tete de cette Institution et du coup devenu, l’opposant farouche au système Bongo qui lui aurait tout donné…Vraiment sans s’interroger sur l’origine des querelles (qui les opposaient) , il s’est retrouvé le Moise qui devrait nous amener sur la terre promise…Kiiiiiiieeeeee quelle facilité.

  15. Barro junior dit :

    Oubliez son égo pour service la République n’est pas un crime

  16. jean- jacques dit :

    Parlez encore sur cette plateforme on m’insultait, quand je disais on a pas des opposants au Gabon on a tout simplement les tintins qui on faim et ils manupule le peuple, meme votre vieillard ping il a honte de dire oui je devient PM. Au Gabon on fait plus de la politique que le developpement du pays. est ce que ping existe ? il est affaibli depuis. sans parti et en plus il est radins il etait entourré des vautours d’argent. c’est pour cela ils abandonnent ping.ils ne trouvent leur interets apres avoir motivé nzibi aujourd’hui oublié à sans famille.

  17. clement dit :

    j’ai pas grand chose à dire ,juste voir ce qu’ils ont fait à BBM !
    l’horloge tourne.

Poste un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D'INFOS MATINALES DE GABON REVIEW