Les travaux de pose des câbles fibre optique subissent depuis quelques mois des cas de dégradations à travers le pays. L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf) y voit le fait de l’«incivisme» de certains responsables d’entreprises de BTP.

Travaux de remise en état des voiries endommagées après la pose de la fibre optique à Owendo, en décembre 2016. © Aninf

 

L’Aninf n’est pas contente. L’Agence présidée par Alex Bernard Bongo Ondimba crie au sabotage des efforts qu’elle entreprend dans le cadre de la mise en Réseau de l’administration gabonaise (RAG), visant à interconnecter les bâtiments publics en fibre optique en passant par certains axes routiers et chaussées des localités du Gabon. «Depuis plusieurs mois à Libreville comme à l’intérieur du pays, le RAG fait l’objet de plusieurs dégradations de ses installations», a regretté, mercredi 7 juin, la structure qui a interpellé le gouvernement suite à «certains comportements inciviques» des structures publiques, en charge des infrastructures routières et les entreprises privées de BTP.

Selon l’Aninf, les principales dégradations sur les travaux de la pose des câbles de fibre optique sont enregistrées aux abords des axes routiers de Libreville. Le 18 février, par exemple, l’Agence a constaté l’effondrement d’une partie de la chaussée de la voie express au niveau du quartier dit Belles Peintures. Cet effondrement aurait détérioré les infrastructures fibre optique, avec pour conséquences : la coupure du trafic des données, le re-routage du trafic et la mise à mal de la sécurité des liaisons de transmission desservant les administrations à Owendo. Plus récemment encore, le 19 avril 2017, la société de BTP Colas a causé la rupture du câble fibre optique au carrefour SGA au PK8. Cette rupture, survenue pendant les travaux sur les lieux, a eu pour conséquences : l’interruption de l’accès à Internet ainsi qu’à d’autres services informatiques, le dysfonctionnement des réseaux de télécommunications dans les quartiers de Nzeng-Ayong, Nkol Ngoum, Beau-Séjour, Plein-Ciel, Carrefour Igad, Ifametra.

Si les responsables de l’Aninf assurent que des travaux de réparations et de réhabilitation du réseau fibre optique sont engagés chaque fois que des dégradations surviennent, en vue du rétablissement des liaisons accidentellement interrompues, ils n’ont pas moins invité les entreprises de voirie publiques et privées à «redoubler d’attention» sur leurs chantiers. D’autant que «les infrastructures fibre optique (sont) toujours précédées de dispositifs avertisseurs indiquant la présence de câbles fibres optiques souterrains». Selon l’Agence, «les conséquences des dégradations impactent très sérieusement l’efficacité du service public».

 
 

6 Commentaires

  1. natty dread dit :

    n’importe quoi! donc il faut arrêter les travaux de voirie à cause des cables de l’ANINF?!! incroyable! tous les pays qui sont cablés sur réseau ne connaissent pas ce genre de choses, donc où l’ANINF ne maitrise pas le cablage ou les BTP doivent arrêter les travaux sur la voie publique! du grand n’importe quoi!

  2. enervé dit :

    mais ils cassent tout, personne n en a rien a branler dans ce pays, c est du grand n importe quoi.
    aucun respect, zero, ca ne veut que du pognon qui sera bouffé en 2 4 6
    des rigolos, des bouFcado, des incapables, des maboule.
    juste bon a trainer dans les bar, voler et aller a l eglise. mouf mouf
    C EST GRAVE !!!!!!!!!!

  3. btp dit :

    Et oui c est malheureusement comme ça,
    Travail a l’arrache, baclé jamais finit, zero normes, matos foiré.
    Sociétés incompétentes dont la qualité du travail est a mille lieu de leur préoccupations.
    Travailleurs non qualifiés. chef d’équipes qui n ont que le grade.
    Aucun amour du travail bien fait.
    Zero contrôle des prestataires en fin de chantier.
    Budgets pr les travaux rognés par les biz tout azimut, etc etc…
    Tout le monde s’en fout et au final, si il y en a un, tout ceci coute cher, très cher !

  4. diogene dit :

    Il suffit pourtant de diffuser les plans des implantations de ses câbles, de disposer d’une signalétique : Attention fibre optique aux endroits vulnérables, etc…
    Il faudrait que l’ANINF fasse son travail, quoi ?
    Qu’elle confie les chantiers à des professionnels au lieu de sous traiter au quartier moyennant pot de vins , fausses factures et rétrocommissions…

    • TPb dit :

      ah toi tu n’as encore rien pigé, l’aninf va donner des plans a qui ?
      ils vont donc mettre des panneaux partout qui vont eux meme etre écrasés dans les 8 jours !!!
      c’est au toto qui bricole de prendre les infos dans les lieux ou ils vont faire leur méfaits, c’est tout
      pareil pour la flotte et tout le reste.
      tu as meme des golio qui taillent les routes pour passer un tuyau foiré origine mapane,et meme pas capable de reboucher correctement, oui ooohhh ca fatigue
      ces rigolos d entrepreneurs cassent tout. meme leur vie est cassé

  5. LE VRAI dit :

    Depuis l’époque de ton père les routes continuent de se dégrader.
    C’est pourquoi la fibre se coupe. ça n’est pas l’oeuvre de quelqu’un. c’est parce que vous avez tout mis dans vos poches au lieu de nous faire des vraies routes. Les colmatages ça ne tient pas pour longtemps oooh!!!

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW