Les ministres Léa Mikala et David Mbadinga ont appelé le 5 juin, à la Chambre du Commerce du Gabon, les fils et filles du département de la Douigny, à s’unir pour le développement de leur région.

Les fils et filles de la Douigny à la Chambre de Commerce le 5 juin 2018. © Gabonreview

 

Les ressortissants du département de la Douigny se sont retrouvés le 5 juin à la Chambre de commerce du Gabon, en présence des cadres, élus locaux et notables de la Nyanga. Objectif : s’engager autour des ministres Léa Mikala et David Mbadinga, pour le renforcement des liens entre fils et filles de la contrée et promouvoir le développement de la province.

«Par notre nomination au gouvernement, j’ai compris que nous fils et filles de la Douigny comptons pour le président de la République. Par ce choix, il nous fait savoir que le développement de notre département doit se poursuivre et celui-ci requiert l’implication de tout le monde sans exclusion aucune. C’est pourquoi, nous devons travailler ensemble. Apprenons à nous rassembler, à nous unir et à nous aimer. Soyez tolérant et méditons pour le pardon envers les uns et les autres. Ce sont-là, les principes que nous devons dorénavant observer dans la province de la Nyanga et particulièrement dans le département de la Douigny», a conseillé le ministre délégué aux Eaux et Forêts, Léa Mikala.

Les ministres Léa Mikala et David Mbadinga. © Gabonreview

Invitant ses «frères à changer de paradigme», en tolérant le débat contradictoire, conduit dans le respect des différentes opinions, le ministre du Commerce, David Mbadinga, a insisté sur la gravité des défis à relever pour le développement de la Nyanga et du Gabon en général.

«Nous vous disons que les défis à relever ensemble sont réels. Autant cela ne pourra pas se faire d’un coup de baguette magique, autant, ils le seront progressivement qu’avec méthode et dans la discussion», a-t-il déclaré, indiquant que «Nous n’allons pas nous diviser parce que nous sommes d’origines diverses sur le plan politique. Nous devons nous rassembler en transcendant nos différences».

Si pour le sénateur du Parti démocratique gabonais Josué Mbadinga, la guerre de leadership ne peut pas faire avancer les choses et que seule l’unité peut permettre d’engager un autre mouvement et relever tous les défis qui se posent à la province de la Nyanga, il rappelle que «la politique est une affaire d’intérêt». «Nos intérêts en ce qui concerne le développement du Gabon et celui de la province de la Nyanga, de la Douigny sont entre les mains du président de la République. Il a promu beaucoup d’enfants de Moabi. Mais ce que nous cherchons, c’est le développement», a-il-affirmé.

 
 

3 Commentaires

  1. Axelle MBALLA dit :

    Les points qui permettraient à cette localité sont ceux, effectivement en rapport avec le développement local. L’actuel Ministre du Commerce connu pour ses positions ne suffira pas pour sortir Moabi des difficultés créées par ses leaders. Le seul exemple historique de Valentin MIHINDOU-MI-NZAMBA, reste sans précédent. Moabi n’a jamais été capable de se lever pour dire à BONGO père d’arrêter de le torturer. Bien au contraire, ce digne fils a vécu dans ses cabinets minsitériels avec des “infiltrés” du PDG. Nombre d’entre eux ont même servi BONGO (fils adopté). Et par tradition, quand ils sont Ministres, ces gens là ne s’ouvrent plus. Ils savant tout, décident de tout, écrasent tout le monde. Malgré sa position actuelle, les souvenirs d’un politique biberonné par le PDG sur Moabi et l’ensemble de la Nyanga sont toujours là. Des drames moraux, sociaux et professionnels, même si aujourd’hui, ses “crimes” d’hier sont atténués, pour avoir fui son mentor d’hier devenu aujourd’hui ennemi politique juré.
    Mr MBADINGA et Mme MICKALA, si vous voulez réussir en politique à Moabi, faites développer cette localité. Il y a des potentialités énormes toujours laissées de côté par vos prédecesseurs, plus enclin à se battre entre, à taire la prolifération des crimes, à etre incapables de suggérer des petits projets réalistes, et surtout à avoir tué l’O.Z.I qui résistait comme petit souvenir de la glorieuse époque du palmier à huile de Moabi, desormais propriété des indiens et des BONGO, qui empoisonnent toutes les terres du Gabon et ses peuples…

  2. Joe dit :

    Mr MBADINGA et Mme MICKALA, vous êtes les ministre de la République et chacun dans sont domaine doit travailler pour le Gabon. Donc réunissez les Gabonaises et Gabonais pour leur parler du projet de société d’Ali et de ces retombés nationales.

    A Moabi comme partout ailleurs, nous avons besoin d’un modèle économique priorisant l’agriculture vivrière plutôt que celle de rente ou de style coopérative proposée par la FAO, PDAR, GRAINE, OLAM, Agro Gabon et autres….etc, qui ne peut nous assurer le confort matériel et encore moins la sécurité alimentaire.

  3. Tata dit :

    Et si tous ces cadres réunis à la chambre de commerce retournaient de temps en temps (non pas le temps d’une élection) à Moabi, il y aurait un petit changement, eu égard aux échanges financiers, par l’apport des ressources, et à la mise en place d’un certain nombre de projets collectifs. Les peuples du Sud devraient pendre le Bon exemple des peuples du Nord qui n’attendent pas forcément l’aide de l’état pour mettre en place un certain nombre de structures privées et personnelles. Moabi,un lieu de production agricole qui n’attend que d’être mis en pratique. Il me souvient des gens qui avaient une vision très forte et très grande de ce coin du Gabon, tel que le Général Nzamba… et quittaient apporté une nouvelle dynamique dans les années 90. Je ne sais pas s’ils se rendent compte, mais Moabi demeure le “quartier latin” de la Nyanga voire de la Ngounié… Mais bon quel développement si on fuit les Matengous qui n’existent pas mais qui sont entretenus par les phobies et les hommes politiques qui n’ont aucun projet pour eux et pour les autres? Ces deux-là qui seront virés après les législatives pourront apporter quoi? Wait and see. Tukelianu…

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