Des semaines après la mise en place de la Cour criminelle spéciale chargée de juger les auteurs présumés de détournements de l’argent public, la première audience de ladite juridiction est annoncée pour le jeudi 15 mars prochain à Libreville. Elle sera retransmise en direct et concernera l’affaire opposant le ministère public à Blaise Wada.

Soupçonné de détournement de deniers publics, Blaise Wada passera à la barre, le 15 mars 2018 au palais de justice de Libreville. © Youtube/PDG France

 

Nouvelle étape à franchir dans le cadre de l’opération Mamba. Plusieurs semaines après la mise en place de la Cour criminelle spéciale, les prévenus devraient bientôt passer à la barre. La première audience est prévue pour le 15 mars prochain au palais de justice de Libreville, à 9 heures, annonce ce lundi 12 mars le quotidien L’Union, qui précise que cette première audience concernera l’affaire opposant le ministère public à Blaise Wada. Celle-ci, fait exceptionnel, sera retransmise en direct sur la télévision publique.

L’arrestation puis la mise en détention préventive de l’ancien coordinateur général de l’Unité de coordination des études et des travaux (Ucet) étaient intervenues, en janvier 2017, dans le cadre de la traque initiée par les autorités judiciaires, il y a plus d’un an, contre «les fonctionnaires ou agents de l’Etat ou des collectivités publiques, et leurs complices soupçonnés de détournements ou soustractions des deniers publics ou privés supérieurs à 250 000 francs».

Après le procès de Blaise Wada, celui d’autres prévenus, actuellement en détention préventive à la prison centrale de Libreville, devrait suivre. Il s’agit notamment de celui des anciens ministres Magloire Ngambia et Etienne Dieudonné Ngoubou, ainsi que Paul Mapessi, Grégoire Bayima, Landry Patrick Oyaya, Léon Ndong Nteme. Ces procès se dérouleront tous les deux mois.

 
 

8 Commentaires

  1. Shaka Loubedi dit :

    A quand le process contre Ali Bongo en sa qualité de Presiden du OCnseil d’administration de l’ANGT?

    • Shaka Loubedi dit :

      Car il y’a aussi soupcon de detournement de fond. l’ANGT n’a jamais fait le bilan de ses activités. De plus il y’avait conflit d’interet alors que Ali Bongo etait a la fois President de la republique et president du conseil d’administration de l’ANGT.

  2. ta gueule dit :

    C’est le nouveau “joujou” des émergents , la retransmission en direct d’un procès … Quid des commanditaires des crimes rituels … Aucun procès jusqu’à ce jour

    Dans la théorie du pouvoir , il faut trouver une nouvelle distraction au peuple … pendant que les fonctionnaires sont en grève … Les honnêtes citoyens sont privés de leur liberté par le fait du prince ( Bertrand Zibi, Hervé Monbo… Massavala ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;)

  3. jean- jacques dit :

    je suis tout à fait d’accord pour matraquer tous les voleurs du pays mais sauf le fils de ping est en liberté y compris son pere, adiaenot, jacky, nzouba, divungui, alias tous ceux qui ont geré l’argent des fêtes tournantes, il faut une grande operation pour capturer tous ses voleurs et bloquer leurs biens? cher president on attend une telle ACTION pour toutes les personnes Impliquées dans la gestion de cet argent. Depuis l’operation MAMBA COMBIEN D’ARGENT QUE LA JUSTICE A DEJA RECUPERE IL FAUT RENDRE LES COMPTES A LA POPULATION ÇA NE SERT À rien de les mettre seulement en prison et leurs comptes restent toujours garnis d’argent volé.

  4. Makaya dit :

    Les dirigeants politiques du Gabon savent endormir le peuple. Ali BONGO et sa bande des jouisseurs utilisent le bâton et la carotte pour faire croire à la communauté internationale que tout va à mieux au Gabon.Ce pays des crimes rituels.
    Les crimes économiques. On doit d’abord entendre la MAMA LA PATIENTE, la star toujours jeune qui a dévalisé la Banque de Luxembourg.
    Le PM actuel et son petit frère de sang: le griot des conseils des Ministres les commanditaires des crimes rituels et économiques ( les caisses de la poste sont vides à causes de ces ministres.
    Enfin Ali lui même doit passer à la barre pour nous expliquer ce qu’il a fait des sous de ANGT avec son patron Béninois l’ex-directeur de cabinet disparu des radars des Gabonais.
    Je pense que les vrais sessions criminels doivent concernées les crimes rituels qui prennent une tournure transfrontalières très inquiétantes. Lorsque les Gabonais vont à la recherche des pièces détachées au Cameroun en sacrifiant les enfants d’autrui cela veut dire que la demande est très forte.
    L’Association qui mène ce combat fait du bon travail. Il faut le reconnaitre car, malgré les difficultés elle continue à dénoncer ces pratiques du moyen age que la classe dirigeante adore.
    Les Gabonais veulent assister aux sessions criminelles sur les trois ministres cités par la presse locale.(Affaire des enfants assassinés à KYE-OSSI au Cameroun). Affaire à suivre.

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