Saluée lors de son installation au Gabon en 2014, la société de collecte des ordures ménagères, Averda semble aujourd’hui débordée par les contraintes financières qui risquent de transformer la capitale gabonaise en un fumier géant. 16 800 tonnes d’ordures jonchent déjà ses artères.

12 octobre 2016 à Libreville : un instantané des ordures dans la ville. ©. Gabonreview

12 octobre 2016 à Libreville : un instantané des ordures dans la ville. ©. Gabonreview

 

Une grande partie de Libreville croupit depuis trois semaines sous des tas d’ordures ménagères, au grand désarroi des riverains qui redoutent les risques d’épidémies. Selon les informations recueillies auprès des agents de la société de collecte des ordures, Averda, la situation serait due à un défaut de trésorerie.

© Gabonreview

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Selon ces sources l’Etat n’aurait pas versé à l’entreprise la contrepartie financière de ses prestations. Ce qui aurait occasionné une interruption momentanée de l’activité par les agents qui accusent 3 mois de salaires impayés.

Avec un effectif de 680 employés et près de 2000 bacs à ordures installés dans les quartiers de Libreville, Averda collecte chaque jour plus 400 tonnes. Sur cette base, les ordures non collectées durant ces 42 jours représentent 16 800 tonnes d’ordures qui jonchent les artères de Libreville. Si la situation perdure, l’irruption de certaines épidémies est à craindre.

Pourtant, à l’arrivée d’Averda sur ce segment de marché en 2014, les autorités gabonaises avaient promis soustraire Libreville et ses environs de l’emprise des ordures sur une période de cinq ans. En 2015, la compagnie a bénéficié d’une subvention de l’Etat gabonais de 3,6 milliards de francs CFA et d’un prolongement de contrat de deux ans lui permettant d’exercer jusqu’en 2021, devenant ainsi, le premier groupe de gestion intégrée des déchets à avoir signé un contrat officiel afin d’assurer la propreté de Libreville, par le nettoyage des plages publiques, des routes, des conduites d’évacuation des eaux pluviales, des gouttières accessibles depuis les routes goudronnées et des berges adjacentes à la capitale gabonaise

Si Averda a jusqu’ici joué son rôle, les atermoiements financiers de l’Etat risquent de sertir Libreville de superbes perles d’ordures.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 

 
 

10 Commentaires

  1. Le Villageois dit :

    My God ! Quel est ce pays où on ne peut jamais se réjouir d’avoir réglé un problème une bonne fois pour toute ? C’est vraiment incroyable qu’on ne soit pas capable au Gabon de faire ramasser les ordures ménagères alors que le pays dispose d’une agence d’observations spatiales.

  2. Jean - jacques dit :

    Si dans un pays les faux opposants font le desordre cassent, brulent,volent et ses faux opposants refusent le changement,donc la population fait la même chose.c’est pourqoui la salité.

  3. CHARLY dit :

    Le GABON des bongo et de leurs complices, entre_autres FRANÇAIS, a toujours été, est et sera toujours un gigantesque fumier.

  4. jean max dit :

    Ou sont le YA ALI YA ALI YA ALI ? Vous faites confiance à un personnage qui n’a aucune notion de la gestion familiale pour lui confier la gestion d’Etat; Ali n’a jamais payé une facture, ni faire le marché et ne connait même pas le prix d’un kilo de poisson et c’est cet imposteur à qui vous confiez la gestion d’un pays? il ne connait pas le quotidien des ménages et vous vous faites confiance. Aujourd’hui le Gabon est par terre à cause de cet idiot.

  5. petit piment dit :

    Qui a bruler les bennes a ordure ? C’est Ya Ali peut être ?

  6. Spirit dit :

    Le juste merci d’avoir prêté attention à ce détail de financement. Je cite: “Selon ces sources l’Etat n’aurait pas versé à l’entreprise la contrepartie financière de ses prestations. Ce qui aurait occasionné une interruption momentanée de l’activité par les agents qui accusent 3 mois de salaires impayés”
    Bon, au travers de cette argumentaire, il apparaît plausible que Ali et sa bande n’ont pas honoré leurs engagements vis à vis de cette structure. Question : ” jean jacqués où est passé l’argent ?” La réponse est simple, les émergents pour les raisons de campagne ont bousillé la ligne budgétaire via la mairie de l’hôtel de ville dont la mairesse est discipline dans l’obedience de la loge de la panthère noire.
    Donc avant de parler cette fois k mm de l’incivisme dès populations, reconnaît que pour ce cas de figure il n’est pas trop le cas car les bacs à ordures sont saturés immondices.
    Outre cela il faut dire clairement que la dette intérieure du Gabon a atteint dès sommets tourbillonnants: l’état est très profondément endetté à de l’expertise du détournement des fonds alloués.
    Donc j’invite mon petit frère jean jacques a juste un tout petit peu d’effort d’analyse. . .etc et ça s’il en capable, mais bon, Ali le paie pour amuser la galerie. Et puis je vois même que l’entrée principale donnant accès au quartier où tu réside un gros tas d’immondices s’est formé. …que fais tu J-Jacques. Aaah oui c’est vrai vous attendez la journée citoyenne. Courage petit frère

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