Photographe emblématique de la transformation du pays et premier éditeur des cartes postales du Gabon, Jean Trolez vient de perdre plus de 300 mille photos et disques durs. La moisson d’une vie entière !

Jean Trolez est le premier à éditer des cartes postales du Gabon. © Gabonreview

 

Le photographe français Jean Trolez, et son premier album, Gabon entre ciel et terre. © Gabonreview

Jean Trolez est sous le choc ! Le photographe français vient de perdre plus de 300 mille photos et des disques durs qui retracent les grands moments de la transformation du Gabon depuis la première moitié des années 60. La faute à une expulsion malencontreuse de son domicile que le photographe qualifie d’abusive.

«Quand je logeais au quartier Gigi, le monsieur qui m’offrait son hospitalité avait un bail jusqu’en 2018, et celui qui a acheté le terrain, avec une autorisation du tribunal est arrivé un matin et a foutu toutes mes photos en l’air. Il y avait 300 mille photos. Et tous mes disques durs sont morts», a-t-il confié à Gabonreview.

Jean Trolez est le premier à éditer des cartes postales du Gabon. Il aura sillonné le territoire, à travers monts et vallées, rivières et fleuves, pour capter les images les plus invraisemblables des paysages idylliques et encore immaculés de ce petit pays de l’Afrique centrale.

Avant que cette mésaventure ne survienne, Jean Trolez bouclait la maquette du projet d’édition de son second album sur les plus belles images de l’histoire du Gabon.

«De ma vie ici, je me suis toujours dit que quand, je devrais partir du Gabon, j’aurais certainement mal au cœur. Mais avec ce qui m’arrive, je ne peux pas dire que j’aurais mal au coeur. J’ai plutôt hâte de partir», a affirmé Jean Trolez, du haut de ses 77 ans. Le tribunal de Libreville aurait été saisi pour trancher cette affaire dans laquelle le photographe reclame10 milliards de dommages et intérêts.

En 1964, alors qu’il habite à Paris, une place de coopérant au Gabon lui est proposée. Sa mission : effectuer des projections cinématographiques dans des lieux isolés du pays. En parallèle, il a pour mission de créer une maison de la jeunesse à Lebamba.

Passionné par la photo, Jean Trolez établit un studio photo au quartier des Cinq Palmiers, actuel Komo avant de définitivement transférer le local dans la galerie de Mbolo sous l’enseigne Tropicolor en 1978.

 
 

19 Commentaires

  1. le Nouveau dit :

    C’ est une grande part de la mémoire du pays qu’on fout en l’ air
    Le nom de l’imbécile qui a agit de la sorte ?

  2. LE VRAI dit :

    Quand on est acculturé, on ne peut évidemment pas reconnaître la valeur des tels vestiges. 10 milliards… qui dit mieux? ADJUGE!!!

  3. Félix AYENET dit :

    J’ai connu ce photographe émérite. Pour avoir travaillé avec lui dans son studio de 5 palmiers. Je comprends ce qu’il endure après de tels dégâts inestimables. Quelle inestimable perte? C’est toute sa vie qui a été détruite. C’est un vrai cauchemar pour lui et pour l’histoire de la photographie au Gabon.

  4. Alex Topoyo dit :

    Ce photographe de l’epoque colonial n’as pas seulement fait qu’immortaliser les paysages du Gabon. Il as aussi les laisser des enfants sans reconnaissance de paternité. Partout ou il allais dans le gabon profond, il appreciais le corps des jeunnes filles de 15 a 16 ans c’etait sa specialité, les mineurs. Le comble est que ce pedofile laissait ces pauvres filles enceinte sans sans aide…
    Le malheur que Monsieur Trolez en dure dans sa triste veillesse, n’est que resulat de tout le mal qu’il fait subir ces jeunnes Gabonaises dans le passer. Avec tout ke fric qu’il s’est fait a l’epoque de la colonial, il ose exiger 10 milliard de dedomagement…
    Après 77 ans au Gabon qu’es qu’il laisse comme heritage? Si ce n’est des enfants sans père…
    Le tribunal jugerais des faits…

  5. Boubala Françoise dit :

    Bonjour
    J’ai travaillé pour Mr TROLEZ à Tropicolor et ce qu’il subit est injuste et imbécile.
    Je lui apporte tout mon soutien et il a raison de réclamer, son travail et ses photos du Gabon sont reconnus dans le monde entier.
    Qui veut découvrir le Gabon prend ses livres, ses cartes postales et voit comme ce grand photographe savait percer les secrets des hommes et de la nature.
    Son travail devrait être inscrit au patrimoine immatériel du Gabon, c’est notre mémoire à tous.
    Que fait le ministre de la Culture, il devrait lui apporter son soutien.

    Amicalement

  6. diogene dit :

    M Trolez subit ce que subissent les habitants du bongoland.
    Avec un papier acheté au tribunal, une troupe de policiers mercenaires, on peut déloger n’importe qui, et bien sur la brutalité et la bêtise est en prime.
    Fervent défenseur d’Omar, voici un retour de baton inattendu…
    Combien de photos des injustices et misères ?
    Rassurez vous , de nous ne reste que des cendres….

  7. Roland dit :

    Triste ! Pour l’avoir eu comme enseignant de patrimoine photographique et visité ses archives en 2012, suis vraiment très touché par ce qui arrive à Monsieur Trolez !

    Vous n’aviez certainement pas idée du travail conséquent qu’accompli ce Monsieur pour l’immortalisation de notre Histoire sur toute ces facettes. Pour ceux qui ont lu l’ouvrage du Pr. Nicolas Meteghe N’nah dont le titre est : Histoire du Gabon, Des origines à l’aube du XXI siècle publié chez l’Harmattan qui compte 366 pages. Trolez le revisite à travers des captures visuelles exceptionnelles.

    J’implore vraiment les autorités de ne pas rester indifférent face à cette immense perte.

  8. bon bref dit :

    @alex tapoyo
    quand l’amertume et peur voilent le coeur de l’homme, l’animal vient et s’installe…
    Quel est l’intérêt de votre commentaire monsieur ?
    Donc les crimes d’aujourd’hui sont justifiables par les erreurs de jeunesse des victimes ? C’est là une logique risquée..
    Le poids de la France dans les malheurs du Gabon ne sont pas contestables, mais les amalgames entre la France et les français sont les même mécanismes qui amènent les crimes racistes partout dans le monde. Je ne connais pas la vie privée de ce monsieur, mais je sais que ce qu’il perd, c’est tout le Gabon qui le perd. On connait ceux qui travaille pour l’argent.. et Jean Trolez n’en est pas un.. mais j’imagine qu’il n’y a que ceux qui aiment leur pays qui peuvent reconnaître leurs semblables..
    Enfin s’il faut parler pédophilie, parlons de l’Education nationale par exemple, mais laissez les batifolages d’un photographe en brousse dans les années 1960 à ce qu’ils sont.. des batifolages…
    Bien à vous

    • Lafayette dit :

      Bien parlé @bon bref! @Alex Tapoyo se cherche et n’a rien à dire. Quel gabonais parti en mission en province ne s’est jamais déchargé sur une minette? La vie privée de Jean Trolez ne regarde que lui, car nous avons tous eu des enfants en dehors de nos foyers respectifs. OK M. Tapoyo? Alors, tes états d’âme, garde-les pour toi-même.

  9. Pamphile DUVENT dit :

    Où est cette maison de la jeunesse de Lébamba? Dieu t’a maudit, tricheur…

    • Jean Trolez dit :

      à Pamphile
      Ce batiment toujours utilisé mesure 19 mètres de long sur 9 mètres de large
      Construit en 1965 – 1966, dans un bon état d’esprit par des bénévoles en général écoliers à qui j’exprime ma gratitude
      A cette époque, on le trouvait trop grand, serait-il invisible aux yeux de certains ?
      Lors du sinistre de Makongonio, “les ateliers de discussions” s’étaient tenus à Lébamba, précisément au « foyer des jeunes »
      Ce monsieur est-il gabonais, étranger ou non voyant, au point d’ignorer à quel endroit se trouve Lébamba ?

  10. PY dit :

    Il fait du bon travail, mais il n’est pas le premier photographe éditeur de carte au Gabon. prenez la peine de vous documenter avant d’écrire.
    Par contre, la vie privée du photographe ne m’intéresse pas du tout, apprenons le respect et sachons discuter des choses essentielles.
    Merci

    • Boubala Françoise dit :

      bonjour PY
      Merci. Mr PARAISO a fait de très belles photos, ce doit donc être bien lui le premier. Malheureusement, à 50ans d’écart, Mr Trolez vit le même malheur de perdre tout son travail.

  11. rapy c dit :

    bonjour
    une grande tristesse pour les problèmes de JEAN TROLEZ là perte d’un travail de tout une vie, nous somme partis en forêt ensemble pour des photos ,toujours prêt pour trouve des bon coin pour embellir ces cartes postales .je ne comprend pas qu’un Libanais puisse jeté tout ces affaires hors de la case en l’absence du locataire avec fracture de la porte ces LIBANO-SYRIEN au GABON se permette bien des choses avec la bénédiction de certains ministres pour de l’argent .Je suis triste pour le pays ,de nombreux GABONAIS en on fait la douloureuse expérience et se son retrouvé a la rue .en espèrent que le tribunal de L B V va pouvoir lire entre les lignes et réglais ce problème sans regardé l’argent du dit LIBANAIS-SYRIEN UN BANDIT QUI APPAUVRIS LE PAYS .

  12. souira dit :

    Monsieur Jean Trolez ainsi que ceux qui le soutiennent,

    J’ai moi aussi travaillé chez Monsieur Trolez, et j’insiste sur “Monsieur” car je lui doit beaucoup de respect. A une période où expatriée mais pas pour le CFA, les fins de mois étaient difficiles, j’ai pu travailler pour quelques heures par semaine de façon parfaitement claire et honnête dans le studio photo de monsieur Trolez et lui en garde 50 ans après une grande reconnaissance. Fin des années 70, mais déjà à ce moment-là, les mauvaises langues allaient bon train quand à sa vie privée. Parmi tous ceux qui crachent leur venin, combien pourraient jurer n’avoir rien à se reprocher ? Le Gabon sur pellicule, il en est le principal pionnier et au niveau de l’intégration dans la civilisation et la culture du pays, j’ai l’image de ce monsieur vivant bien modestement et non paradant dans le luxe. Ceux qui ont travaillé pour lui peuvent sans doute se souvenir de sa générosité HONNETE. Le saccage de ce patrimoine gabonais est d’une grande tristesse.Hélas aussi importante soit la somme ce qui est détruit l’est pour toujours ! Dommage pour ce beau pays qui faisant fi des critiques est toujours allé et va toujours de l’avant.

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