En annonçant le dépôt d’une plainte à la suite de l’occupation, le 13 janvier, par des personnes se réclamant de l’opposition, les autorités gabonaises ont libéré les démons enfouis du Pozzo di Borgo. Acquis en 2010, cet hôtel particulier parisien est l’objet de diverses saisies par les créanciers du Gabon.

Le Pozzo di Borgo, le talon d’Achille du Gabon ? © paristoric.com

 

Un moyen de pression contre Libreville. Voilà ce qu’est devenu le Pozzo di Borgo ces dernières années. Cet hôtel particulier du 7e arrondissement de Paris a souvent été saisi par les créanciers de l’Etat gabonais pour le contraindre à payer. En annonçant récemment le dépôt d’une plainte à l’encontre des personnes l’ayant occupé, le 13 janvier, pour protester contre l’interdiction de voyage adressée par la justice gabonaise à Jean Ping, l’ambassade du Gabon en France a à nouveau dirigé les projecteurs sur cet hôtel de luxe du XVIIIe siècle, mais davantage sur la réputation de mauvais payeur du Gabon.

La lettre du continent révèle ce mercredi 24 janvier que «le groupe Kontinental a fait saisir le capital-social de la SCI gérant cet hôtel». Soit 6000 parts représentant près de 4,3 millions d’euros. Le groupe fondé par Frédéric Berenger réclame beaucoup d’argent au Gabon, qu’il avait réussi à faire condamner par les juridictions de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). L’Etat gabonais n’avait pas respecté les règles de paiements liés au projet de construction de 5000 logements à 27 km au nord de Libreville. Seulement, Kontinental Conseil Ingénierie ne risque pas de voir la dette du Gabon se régler de sitôt. Dans la file d’attente, se trouve déjà Guido Santullo.

L’homme d’affaires italien, patron du groupement de BTP Santullo-Sericom avait déjà fait saisir le Pozzo di Borgo en septembre 2015, pour réclamer à l’Etat gabonais le paiement de ses factures chiffrées à 364 milliards de francs CFA. En mai 2017, rebelote ! S’étant plaint auprès de la cour internationale d’arbitrage et du tribunal de commerce, Guido Santullo a, une nouvelle fois, réussi à faire saisir à titre conservatoire l’hôtel particulier. L’affaire est pendante. KCI devra donc attendre son tour. Le Gabon ne devrait-il pas se résoudre à vendre son hôtel de luxe pour régler ses dettes ?

 
 

7 Commentaires

  1. Olsen dit :

    Bien jouer à nos très chèrs frères et soeurs de la diaspora pour le changement au GABON vous êtes notre second souffle.

  2. BSerge Okogo dit :

    Comment l’état Gabonais peut il se résoudre à continuer des travaux de rénovation à hauteur de 200 millions d’euros dans une construction saisie par la justice pour défaut de paiement de dettes? Comment peut on continuer de soutenir la politique menée par Ali Bongo ? Flavien Enongoue peut il nous donner une explication ?

  3. FINE BOUCHE dit :

    Le Gabon est une coquille vide. Nous pouvons à partir de maintenant la remplir de notre désir de démocratie, de liberté et du respect d’une constitution qui mettrai l’homme et la femme gabonaise au coeur de sa nation.

  4. natty dread dit :

    vendez et mettez dans un compte sequestre! le temps qu’on voit clair dans les dettes de l’état et qu’on commence à apurer!

  5. GABOMA dit :

    CET hôtel dont le nom d’Accrombessi apparait dans la Sci révèle, les magouilles que Ali et ses hommes ont organisées depuis le ministère de la défense pour détourner de l’argent à l’état. On se souvient qu’Accrombessi doit être jugé pour l’affaire des uniformes militaires. En réalité Accrombessi n’a été que l’homme de main d’Ali Bongo dans toutes ces malversations.

  6. Catherine dit :

    “le paiement de ses factures chiffrées à 364 milliards de francs CFA”… Et pendant ce temps, au Gabon, pas de routes, pas d’écoles, pas d’hôpitaux…

  7. BSerge Okogo dit :

    Pourquoi la maison construite à Mouila par l’ex ministre Léon Nzouba avec les matériaux offerts gracieusement par Santullo n’est pas saisie par la justice ? C’est pourtant un bien mal acquis.

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