Exhortant la France à prendre une batterie de mesures contre le régime gabonais, le parti écologiste français a exhorté les autorités françaises, ce 10 octobre, à ne pas reconnaître la victoire d’Ali Bongo à la dernière élection présidentielle.

© seineetmarne.eelv.fr

© seineetmarne.eelv.fr

 

Nouvelle vague contestataire après la victoire d’Ali Bongo à la dernière présidentielle, avec Europe Ecologie Les Verts (EELV) qui a haussé le ton. Dans une déclaration publiée ce 10 octobre, le parti politique écologiste français a exhorté «le gouvernement français à ne pas reconnaître l’élection d’Ali Bongo, à le pousser à libérer tous les prisonniers politiques et à mettre fin aux atteintes aux libertés publiques et civiles». Une démarche qui permettrait ainsi au pays de «contribuer positivement à une sortie de crise au Gabon».

En effet, EELV s’est indigné de la réaction ambiguë de la France depuis le début de la crise postélectorale au Gabon, «au vu des très graves exactions dont s’est rendu coupable le gouvernement gabonais sur ses populations».

Parmi les exactions listées par ce parti, figurent en bonne place des dizaines de morts et de disparitions, les geôles remplies de prisonniers politiques détenus dans des conditions préoccupantes et indignes. Notamment des acteurs politiques comme l’ancien député Bertrand Zibi Abeghé et Firmin Ollo Obiang. ou encore des leaders syndicaux à l’instar de Roger Ondo Abessolo, Cyrlin Koumba Mba Essiane ou de simples citoyens comme Landry Amiang et Rodney Ekorezock.

Dénonçant ainsi le silence persistant de François Hollande, ainsi que les récentes déclarations du ministre français des Affaires étrangères, EELV a estimé que «la France doit déposer une résolution au Conseil des droits de l’Homme de l’Onu afin de missionner une enquête internationale sur les violentes répressions».

Dans le même ordre, la France devrait aussi soutenir le travail de la Cour pénale internationale dans le cadre de la saisine dont elle fait l’objet. «La France doit réviser sa coopération militaire : les forces de répression du pouvoir gabonais, notamment la garde présidentielle qui est l’auteur des principales violences post-électorales, comprennent encore un grand nombre de coopérants français», a ajouté EELV.

Pour le parti écologiste français, la France doit œuvrer au sein de l’Union européenne (UE) afin que celle-ci prenne des sanctions ciblées. «Notamment des restrictions en matière de déplacements et un gel des avoirs des principaux responsables des violences», a déclaré EELV, demandant également à l’UE de lancer «une procédure de consultation au titre de l’article 96 de l’accord de Cotonou, comme prévu en cas de violations des droits humains, des principes démocratiques  et de l’Etat de droit».

 «Il est temps que la France révise ses relations avec les pays africains : trop souvent elles consistent encore à soutenir des dictateurs au détriment des peuples afin de préserver ses intérêts et ceux de certains grands groupes», a estimé le parti politique. Car, en l’état : «La France contribue à affaiblir les tenants de la lutte pacifique et démocratique et prend le risque d’alimenter instabilité et insécurité, engendrant des conséquences qui ne manqueront pas de se faire ressentir jusque chez nous», a conclu EELV.

 

 
 

37 Commentaires

  1. Françoise Combe dit :

    Bravo!
    Ca fait chaud au coeur.
    Nous avons besoin de tous.

  2. Nkembo dit :

    Destituer qui? Ali? Vous blaquez
    On verra. Vous croyez prendre
    le pouvoir par la force. Rendez vours

  3. BIGBILY dit :

    Il faut arrêter vos délires,vous n’aurez rien de la part de la France Ali à mis Ping ; Hollande ; la France et tous ses partenaires KO.
    Si vous faites de la distraction allez-y vous avez durant les 7 ans à venir.
    La France les nations unies à travers son secrétaire général ont félicite et reconnu la victoire de Ali Bongo Ondimba l’homme de la situation.

  4. BIGBILY dit :

    …les écologistes français ne représentent rien pour les décisions en dehors de la France.
    Il faut savoir que c’est la France qui a besoin du Gabon à cause de ses matières premières,la France n’a pas d’amis mais des intérêts pourquoi la France doit tout perdre pour le PINGOUIN ???

    • natty dread dit :

      Bigbily,

      tu vis où? Les partis écolos font des parties des lobbies les plus puissants en Europe et aux Etats-Unis…demande à Renault, Audi, BMW et Chrysler, ils en savent quelque chose. Arrêtez d’être sous-informé et de mentir aux gens!

  5. jean - jacques dit :

    ils sont dans le reve du bebe qui reve mais incaple d’expliquer ce qu’il a rever, ping reve avec sa bande des voyou, votre VEILLARD NE DEVEINDRA JAMAIS ET JAMAIS President du Gabon.si bourgie pea et les membre de parti ou association ou une bande des voyou costituer en terrorisme politique votre reve de faire naitre farnceafrique.ne va pas se realiser.

    • natty dread dit :

      jean-Jacques;
      je rêve! ça veut dire quoi ce que tu pisses? dis-nous la vérité, quel est ton niveau reel?

    • PingJ dit :

      C’est triste de voir des Gabonais à la pensée et la mémoire aussi obscures. Ces derniers vivent et se délectent du déni de la réalité afin de se conforter dans un monde ou le sens primaire de la justice ne se reconnaît plus.
      C’est triste de voir des compatriotes (si toutefois ils le sont encore)faire abstraction du droit à la vie en s’arrogeant la prééminence de la soustraire aux autres à leurs souhaits.
      C’est triste de contempler ces hommes du pouvoir dont la motivation première est la politique du ventre et non le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple ( Démocratie).
      C’est triste d’entendre ces hommes se réclamer être des Républicains et de renier les principes fondamentales de la République. Ils se disent démocrates mais pourtant sapent et dérobent la souveraineté du peuple.
      Vous avez cessé depuis très longtemps d’être des êtres-humains.
      Vous êtes devenus les fidèles disciples de Machiavel, en instaurant un système autoritaire et autocratique.
      En affamant le peuple vous croyez le rendre soumis, vous voulez le garder dans un état de dépendance (mais vous ne parviendrez jamais). La dictatures ne vaincra pas le peuple aux mains nues et poussé par la volonté de s’affranchir du joug de la tyrannie. Nous vaincrons tout système qui embrigade la liberté du peuple ( Le système Bongo-PDG en premier).

  6. nkembololo dit :

    les blanc boufcado desoeuvrés s occupant pendant les RTT

  7. OSAMI dit :

    @ NKEMBO,

    Destituez Ali est une affaire d’une minute si la France veut rétablir la vérité des urnes.Nous ne voulons pas prendre le pouvoir par la force comme l’a fait ton Ali. Nous voulons tout simplement reprendre nos voix volées par Ali, la CENAP et Mbouorantsouo. Comprenez vous cela?

    • BIGBILY dit :

      Le Gabon est un grand pays souverain reconnu par les nations unies au même titre que la France , la France n’a aucun pouvoir aujourd’hui pour décider qui sera président ce temps est révolu c’est du passé à moins que vous êtes calé au années poste-indépendance.

  8. diogene dit :

    Pour une fois qu’un parti réagit, les dégénérés du web se déchainent…Qui se sent morveux se mouche.
    Répéter un mensonge n’en fait pas une vérité, surtout quand le mensonge à la taille du Haut Ogooué…
    Le silence des autres partis est troublant mais finalement puisqu’ils venaient prendre des mallettes chez Omar ils ne peuvent que se taire…(Le Pen était régulièrement à LBV pour prendre des leçons de facisme et des mallettes)

  9. nzam ata dit :

    La France a toujours donné de la voix, lorsqu’il s’est agit de défendre son pétrole mais cette fois il est question du vote des anciens colonisés,alors la langue est “enkilosée”.Mais le processus est en marche a la seule initiative du peuple.

  10. bonga pierre dit :

    Il ferait mieux de demander la disqualification de Sarkozy de la course à la présidentielle.

  11. Bonanza dit :

    Nkembo, Jean-Jacques, et l’autre là qui défendent l’ignominie doivent assurément être des crèves la dalle. Des esclaves qui défendent bêtement le maître. De vrais “suce -pets”, ce qui est pire que lèche-culs.

  12. Nzuinguiri dit :

    A tous ceux qui nous bassinent les oreilles avec la ‘pseudo’ souveraineté, qu’avez-vous dit quand en 2009, vous avez eu besoin du soutient de la France pour accéder au pouvoir? On se dit grand démocrate et pays démocratique pendant qu’on entrave la liberté de circuler librement des citoyens en barrant les routes avec l’appui de l’armée (Route menant au siège du PGP à Port-Gentil). N’est ce pas là une violation de la liberté reconnu à chaque citoyen de circuler librement?

  13. Obus dit :

    Smala Billy, je vois que tu n’es pas serein, et tu as raison. Car vous avez chaud devant et vous le savez. Votre pseudo optimisme sera insuffisant. À bientôt

  14. Obus dit :

    Bisbille, les cours commencent quand dans l’égalité des chances puisque gouverner c’est prévoir ?

  15. Lewis dit :

    EELV doit s’occuper des affaires de la France et pas du Gabon.

  16. lepositif dit :

    Les echoues de la presidentielle de 2016 me font trop rire. D’abord Ping, l’echoué en chef qui ne compte plus que sur la communaute internationale, l’Union europeenne, maintenant c’est au tour des ses partisans echoués d’applaudir jusqu’ a se rompre les phalanges avec la declaration d’un petit parti francais qui n’a que 17 deputes sur 577 que compte l’assemblee nationale francaise. Pitie. Les echoués la, vous vous comportez vraiment comme des gens qui ont echoue en mer et qui s’aggrippent sur tout ce qui peux les ramener sur la cote. Pitie de vous!!!

  17. Bassomba dit :

    EELv pèse quoi sur l’échiquier politique français? Soyons sérieux!

  18. Bassomba dit :

    Même Sarkozy fait dans le rétropédalage aujourd’hui, en espérant peut-être que les rares gabonais et Africains binationaux liés à la Droite lui apportent leurs suffrages dans les primaires à venir, où il est probable que Juppé lui mette une déculottée par report de voix, et que ce même Juppé s’est prononcé pour dire les affaires des Gabonais aux Gabonais, accablé! Surtout que c’est le très probable Président, malheur à notre opposition!

  19. Nkembo dit :

    @ ossamy,
    Juste te rafraîchir la mémoire.Ping
    n’a jamais gagné les présidentielles
    Il a organisé une fraude. C’est voleur
    Volé .Tout le monde le sait,ses soutiens
    Voilà pourquoi l’achat de conscience dont
    Il pratique n’apportera rien. On vous observe
    et en même temps la riposte est minutieusement préparée. Vous allez bientôt être déçus

  20. bonga pierre dit :

    A
    la faveur de la campagne présidentielle au Gabon, Jean Ping est parvenu à lisser son image d’apparatchik du régime de Bongo père et à endosser les habits neufs de l’opposant vertueux. Même si pour beaucoup, il ne s’agit que d’un déguisement destiné à tromper l’opinion, cette posture semble avoir été payante. En effet, nombreux sont ceux qui, ces derniers mois, ont oublié le passé d’un homme qui a fait toute sa carrière sous l’aile protectrice du patriarche Omar Bongo. Une situation cocasse, qui ne manque pas de faire sourire ceux l’ont côtoyé durant de longues décennies.

    Le « cacique des caciques » sous le régime d’Omar Bongo

    Ce sera l’un des faits les plus marquants de cette campagne présidentielle au Gabon. A 73 ans, Jean Ping a tenté, avec un succès certain, d’incarner la modernité aux yeux de ces concitoyens. « Tout le talent de Ping durant cette campagne aura été de se présenter comme un homme nouveau, de revêtir aux yeux de l’opinion les habits neufs de l’opposant politique pour s’attirer la sympathie des médias. Mais il y a de quoi douter de sa sincérité. Pour moi, il ne s’agit que d’un déguisement », nous confie un politologue gabonais. Nombreux sont ceux, cependant,à être tombés dans le panneau. « Ping, c’est l’une des plus grandes ruses de l’Histoire politique du Gabon. Cocasse », lâche notre interlocuteur.

    Cocasse, c’est bien le mot pour qui connait l’homme et son parcours. Même si en politique, les peuples ont la mémoire courte… « Les années Omar Bongo, ce sont aussi les années Jean Ping », rappelle un professeur de droit public de l’Université de Libreville. « De tous les candidats qui se sont présentés à l’élection présidentielle, le plus comptable du bilan de l’ancien Président, c’est lui », poursuit-il avant d’égrener son CV qui se confond avec l’Histoire politique contemporaine du Gabon.

    En effet, Jean Ping a été l’une des figures les plus marquantes du régime d’Omar Bongo. Ces dernières décennies, il a noué des liens étroits avec la famille Bongo, qui lui ont permis de se hisser au sommet du pouvoir gabonais et où la raison politique le dispute aux sentiments. Il fut en effet le compagnon de Pascaline Bongo, la sœur aînée d’Ali avec laquelle il a eu plusieurs enfants. Sans conteste, cette alliance lui a permis d’assouvir son ambition politique. L’ex-gendre d’Omar Bongo a été de 1984 à 1990 le madré chef de cabinet d’Omar Bongo. Une position qui l’a placé au cœur du cœur de la machine Bongo avant de se lancer dans une riche carrière ministérielle, sanctionnée par six portefeuilles différents, dont celui stratégique des Affaires étrangères. Au sujet de son ancien mentor, Jean Ping n’a jamais caché son admiration. « Un homme extrêmement rusé, intelligent. Une intelligence instinctive… Il savait remarquablement manœuvrer les hommes, » confiait-il au Monde en août dernier.

    Pourquoi Ping a basculé dans l’opposition ?

    Mais ces liens très forts avec le clan Bongo s’étiolent rapidement après le décès du patriarche. « Pas pour des raisons politiques, mais pour des raisons de carrière, d’ambition personnelle », précise notre professeur de droit public. « Au fond, Jean Ping, c’est l’histoire – classique – d’une ambition frustrée », tranche-t-il.
    C’est en 2012 que la rupture entre les deux hommes est consommée. Ali Bongo refuse d’apporter son soutien à Ping pour la reconduction de son mandat à la tête de la Commission de l’UA, qu’il présidait depuis 2008. De ce jour, Jean Ping voue une haine viscérale à Ali Bongo et jure sa perte. En février 2014, c’est décidé, il bascule dans l’opposition. « Ce ne sont pas des raisons idéologiques qui ont poussé Ping dans les bras de l’opposition. Mais bel et bien, une histoire de vengeance personnelle », nous confie un de ses ex-proches collaborateurs.

    Discours haineux et casseroles…

    Dès lors, Jean Ping, « l’Edmond Dantès gabonais », n’aura plus qu’une obsession. Barrer la route à un nouveau mandat d’Ali Bongo, quels qu’en soient les moyens. Quitte d’ailleurs à recourir à la violence (verbale), non sans susciter des polémiques que l’intéressé s’est évertué à faire oublier avec application.

    Il y a plusieurs mois, lors d’un meeting dans la province du Woleu-Ntem, dans le nord du Gabon, Jean Ping a suscité l’émoi. Il avait appelé l’assistance à « réveiller les morts pour l’accompagner en guerre et éliminer les cafards » du pays. Un discours haineux et belliqueux, qui pourrait s’apparenter à un appel à la guerre civile et rappeler les heures les plus sombres au Rwanda.

    Nouvelles controverses ces derniers jours : Mamadi Diané, un conseiller du président ivoirien, Alassane Ouattara, aurait prêté main forte à Jean Ping, en introduisant au Gabon des hackers et en conseillant à Ping de susciter la démission de certains représentants au sein de la Cenap afin d’alimenter les tensions. L’affaire éventée, le conseiller de Ouattara a été limogé. Mais l’épisode a laissé des traces et écorné l’image d’un Ping pacifiste et démocrate. Beaucoup estiment d’ailleurs que les manifestations violentes dans les rues de Libreville et Port-Gentil – l’Assemblée nationale étaient en flammes lundi dernier – ne répondent pas à un mouvement de foule spontané mais à un plan réfléchi de longue date, destiné à déstabiliser le pouvoir, une fois le résultat de l’élection présidentielle connu.

    « Royaume » versus autocratie

    « Jean Ping n’est pas un démocrate. Il utilise les armes de la démocratie pour conquérir le pouvoir », fait remarquer un diplomate de l’Union Africaine. « Il est prêt à tout pour obtenir le pouvoir, quitte à brûler le pays », ajoute-t-il.

    Pour ce politologue gabonais, « le projet d’Ali Bongo est, dans une large mesure, en rupture avec ce qui s’est fait précédemment. A l’inverse, le programme électoral de Jean Ping reflète davantage la doctrine du PDG, l’ex-parti unique, canal historique », analyse-t-il avant de conclure : « au fond, le véritable héritier, c’est peut être lui ». Un avis loin d’être isolé au Gabon.

    « Certains disent qu’avec Ali Bongo, le Gabon serait un royaume. Mais avec Jean Ping, ç’aurait été une autocratie. Je me demande ce qui est le mieux », s’interroge, perplexe, Alex, étudiant en gestion à Port-Gentil. « Ping nous dit de respecter la volonté du peuple gabonais. C’est nouveau. En avait-il le souci durant ces dernières décennies ? », s’interroge non sans ironie notre professeur de droit public de Libreville, avant de lâcher : « Ping a une double personnalité. C’est le Dr Jekyll et Mr Hyde de la vie politique gabonaise.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW