Après avoir mis ses membres sur écoute, les autorités gabonaises annoncent l’ouverture imminente d’une enquête visant la Mission d’observation électorale de l’Union européenne dans le cadre de la dernière présidentielle.

Membres de la MOE-UE en pause café à Libreville. © Gabonreview

Membres de la MOE-UE en pause café à Libreville. © Gabonreview

 

Pour avoir révélé «la marginalisation de la Cenap», déploré «le manque de transparence des organismes de gestion des élections» et émis des doutes sur les résultats du scrutin présidentiel du 27 août 2016 au Gabon, notamment dans la province du Haut-Ogooué, la Mission d’observation électorale de l’Union européenne s’est attirée les foudres des autorités gabonaises. Plus d’un mois après la publication de son premier rapport sur la tenue de cette élection, le gouvernement gabonais annonce l’ouverture imminente d’une enquête. Celle-ci devrait permettre de faire la lumière sur la prétendue impartialité des membres de la MOE-UE (Mission d’observation électorale de l’Union européenne).

Denise Mekam’ne, ministre de la Justice, Garde des sceaux. © D.R.

Denise Mekam’ne, ministre de la Justice, Garde des sceaux. © D.R.

Dans un communiqué daté du 30 septembre 2016, Denise Mekam’ne, ministre de la Justice, dit avoir récemment pris «connaissance d’éléments laissant apparaître des dysfonctionnements dommageables de la Mission d’observation électorale de l’Union européenne». Et dans les prochains jours, annonce-t-elle, l’ensemble de ces éléments seront transmis aux autorités judiciaires gabonaises «afin de procéder aux vérifications indispensables et actes d’enquête nécessaires, dans le respect des règles procédurales applicables».

«Eléments» : écoutes téléphoniques

Parlant des «éléments» que le gouvernement gabonais dit avoir recueillis, le Journal du dimanche indique, dans sa livraison du 2 octobre 2016, indique qu’il s’agit en réalité d’écoutes téléphoniques. Le JDD dit avoir eu accès à «une vingtaine d’enregistrements clandestins». Au moins six personnes ont été mises sur écoute par les services secrets gabonais, indique l’hebdomadaire, qui n’a pas manqué de révéler quelques passages. Certaines conversations enregistrées font état des craintes des fonctionnaires gabonais, mais surtout des doutes des observateurs.

«Ils sont en train de chercher comment tricher et que ça ne se voie pas trop», aurait déclaré un observateur de l’UE à un autre qui lui aurait répondu : «Bongo sait qu’il a perdu, mais comment il va faire pour annoncer qu’il a gagné ?» Le 31 août 2016, à l’annonce des résultats du scrutin et de la victoire d’Ali Bongo, la chef adjointe de la mission, Polyna Lemos, aurait d’ailleurs téléphoné à un de ses collègues et lui aurait dit : «Ils ont fait exactement ce que j’espérais qu’ils n’allaient pas faire.»

La «Une» du JDD du 2 octobre 2016. © D.R

La «Une» du JDD du 2 octobre 2016. © D.R

Une tentative de décrédibiliser le rapport final de la MOE-UE

Si l’initiative des autorités gabonaises peut surprendre, certains prétendent que l’enquête annoncée est une façon pour Libreville de se venger de la MOE-UE, accusée de n’avoir pas respecté le «contrat» signé avec le gouvernement gabonais. «La République gabonaise avait invité la Mission d’observation électorale de l’Union européenne et ses observateurs à se rendre sur place afin de suivre toutes les phases du processus électoral de manière impartiale», rappelle le communiqué du ministre de la Justice, qui espère désormais que Bruxelles prenne «à son tour les mesures qui s’imposent». Pour d’autres, cette enquête apparaît comme une tentative de dénigrement de la MOE-UE. Après l’intervention de diverses personnalités ayant, chacune son tour, déploré la liberté des observateurs, Libreville tenterait de prendre à contre-pied le rapport de synthèse des émissaires de Bruxelles, qui devrait être rendu public d’ici à deux mois. Un rapport qui ne devrait pas manquer de faire apparaître les différentes irrégularités constatées lors du processus électoral au Gabon.

Pour des observateurs de la vie politique, cette affaire risque d’envenimer la relation déjà fortement fragilisée entre Bruxelles et Libreville depuis quelques semaines.

 

 
 

22 Commentaires

  1. Koek lun dit :

    Il
    Faut avouer que vous faites d un pedentisme exagere . Pour qu el interet si c est n est pas pour le peuple gabonais la mission europeene prendrais le. Derriere de Ping ? Ping a t il
    De moyen de les corrompre? Je vous dit ce que l UE dit c est la verite . Ali est entrain de truquer les elections tous le monde sait que J Ping est president

  2. COMPRENDRE dit :

    Bravo les emergents, vous avez vraiment lart de la contre-attaque mensongere. Il faut dire que le mensonge est votre souffle de vie. Vous voulez dire que l’UE nest pas credible et que cest vous qui letes. Chez les emergents bientot les animaux qui marchent à quatre pattes vont marcher debout, on est pas loin de cela.

  3. yann dit :

    Les observateurs de l’UE ont eu le malheur de dire la vérité a ce pouvoir. Les pdgistes n’aime pa la vérité et la critik. Toute façon, Nou savon tous qu’Ali a perdu les elections

  4. Lui dit :

    Mais complètement ridicule au lieu de ranger leur frein avec l’enchaînement de mascarades à un niveau jamais vu,ils tentent de faire les “ngandos” le comble de la bêtise.

  5. je comprend pas trop l interet d’une plainte contre la mission d observation.

  6. Et quand on écoute tous les Chefs d’Etats de ce monde, Merkel, HOllande….?

    • natty dread dit :

      c’est justement là le hic…en 1973, Richard Nixon est tombé suite à une série d’écoutes illegals sur ses concurrents…

    • Afrique dit :

      voilà pourquoi l’Afrique n’avancera jamais.On a l’art de copier les bêtises des occidentaux et toujours dans le mauvais sens! si c’est normal de mettre les autres sur écoute,alors accepté et assumer ce qui en ressort de ses ecoutes…et si les personnes espionnées décident elles aussi de poursuivre l’état gabonais?ayons au moins honte de nos actes qui n’honore pas notre pays…la mise sur ecoute d’une personne répond à des règles…en tout cas,il n’y aura pas de poursuivre…

  7. CHE dit :

    PDG/Emergent
    C’est pas croyable/Ils perdent la presidentielle/ils se declarent vainqueurs et ils gouvernent/Ils massacrent les populations par mercenaires interposés avec des armes lourdes des helicopters devant les cameras de la presse nationale et internationale ,et c’est eux qui portent plainte à la CPI/Les juges emergents truquent les resultas des elections,annulent sans raison les votes de milliers de citoyens,crachent sur les cadavres tués avec les armes de la Republique,La juge en chef en toge rouge de sang organise une messe pour remercier Dieu du sang du peuple versé par leur mensonge au lieu de repentance/Sachez que les milliards de chantage et de corruption vous brulera la conscience des generations et des generations.
    A partir du 06/10/2016 le rond point de la democratie s’appelera
    “ROND POINT DES MARTYRS””FARE CIRCULER

  8. LIBOTA WONGO dit :

    Une bande de menteurs, les émergents. Attendez, l’UE va vous faire ça duuuuuuuuur.

  9. ecclesiaste dit :

    on les prend la main dans le sac, ils disent que c’est pas leurs mains.Ils vont même jusqu’à le démontrer par “un raisonnement par l’absurde”

  10. Doane dit :

    Comprenez bien que pour le pouvoir en place au Gabon depuis combien d’années encore…bon bref je sais plus trop car cela fait tellement longtemps; comprenez bien disais-je que pour eux, l.UE est allée au delà de la veritable mission pour laquelle elle aurait recu l’accréditation: voir et fermer les yeux.En un mot faire comme si tout etait clean. Dommage que face a l’évidence il est difficile de faire semblant.

  11. mouendou dit :

    Heureusement que le ridicule ne tue pas au Gabon avec ces bouffons d’emergents qui souillent l’image de notre pays le Gabon.Nous allons liberer notre pays.
    JEAN PING PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE GABONAISE
    JEAN PING PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE GABONAISE
    JEAN PING PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE GABONAISE
    Nous irons jusqu’au bout

  12. l'ombre qui marche dit :

    Mais qui conseille ces hommes et femmes? ah ces émergents ils mettent les observateurs qu’ils ont invité eux-mêmes sur écoute ce qui est illégal et ils veulent porter plainte chiche! comme a dit cyrille d’OSSA je ne vois pas l’intérêt de cette plainte et idem pour la plainte à la CPI mais au fait ont ils fini avec les plaintes contre pierre PEAN?

  13. Gabon Libre dit :

    Le 16 octobre !!!

  14. Obalango dit :

    Quand le mythomane devient schizophrène….

  15. jean - jacques dit :

    meme s’ils ne seront jamais sanctionner,mais au moins les pays africains les confirent deja des personnes non gratas, et au aucun pays ne va encore les olliciter ou appeler des criminels commeca, ils ont oublier que OBO avait travailler longtemps comment chef des renseignements pour la France.Et OBO a preparer bien son fils sur certains grands sujets ce que votre criminel ping n’a pas beneficie. Pour les gens qui devraient etre neutre dans leur mission que faisait certains observateurs chez chantalle, ou au QG de ping ils ont recu les malettes de ping dans l’objetif de dire ping a eu et commenca ce dernier va leur donner les marches. Mais le Gabon n’est pas la cote d’ivoire ou la Lybie que vous avex fait votre banditisme. votre accord entre UE et certains pays de la cemac vous allez pleurer d’ici comme c’est Ali qui est responsable pour la negociation. des criminels avec votre bande de ping

  16. chance dit :

    Mon petit doigt me dit qu’ il va se passé quelque chose !

  17. Henriette dit :

    Vraiment la main dans le sac !c est la cerise sur le gâteau. …Et ainsi va la vie….trop facile.
    Merci Che ton message sera partage’ et prions pour notre cher pays.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW