Et si les hésitations des pouvoirs publics concernant l’état de santé d’Ali Bongo avaient pour but de faire gagner du temps, pour mieux préparer la perpétuation du régime au pouvoir à la suite d’une présidentielle anticipée ?

L’addition d’une multitude d’incertitudes incite à la prudence, obligeant les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités dans les meilleurs délais. © Gabonreview/Shutterstock

 

Depuis le 24 octobre dernier, date supposée de l’admission d’Ali Bongo au King Faisal hospital de Riyad, les pouvoirs publics peinent à rassurer les populations. A ce jour, aucune institution constitutionnelle ou autorité habilitée n’a pu, preuves à l’appui, soutenir une position claire. Du coup, l’opinion baigne dans l’incertitude, ne sachant pas si Ali Bongo dispose encore de toutes les facultés physiques et intellectuelles nécessaires à l’accomplissement de ses tâches.

Toutefois, en parlant le 14 novembre dernier, d’«indisponibilité temporaire» du président de la République, la Cour constitutionnelle a reconnu in petto que la situation est beaucoup plus grave que ne voulaient le faire croire les communiqués contradictoires de la présidence de la République. Dans le même esprit, en refusant de recevoir la requête de Kevin Anges Nzigou, qui lui demande d’ordonner une expertise médicale afin de tirer la situation au clair, la juridiction constitutionnelle a implicitement avoué ne pas être disposée à faire avancer les choses. D’une certaine façon, elle a donné l’impression de vouloir maintenir le flou sur une situation qui, quoi qu’on en dise, compromet le fonctionnement régulier des pouvoirs publics.

Sans pouvoir en dire davantage, une partie de l’opinion soupçonne la Cour constitutionnelle d’avoir une idée derrière la tête ou de vouloir passer à autre chose. Le black-out entretenu par les autorités marocaines au sujet du probable transfèrement d’Ali Bongo, l’absence d’information officielle, les zigzags du gouvernement et les luttes de clans, matérialisées par les interdictions de sortie du territoire dont sont frappés certains responsables, achèvent de convaincre l’opinion de ce que quelque chose leur ait caché.

Si le ciel gabonais est gorgé de nuages sombres, nourries par un incessant torrent d’incertitudes nées du silence de la classe dirigeante, la pluie parait inéluctable ! Surtout que la Cour constitutionnelle ne pourra continuellement combler les “lacunes” des différentes lois. Certes, la décision n° 219/CC ouvre la voie à de nouvelles saisines, mais on se demande encore à quoi tout cela rime. A quoi bon convoquer des conseils des ministres si les décisions qui en sortent ne peuvent être traduites en décret ? Pourquoi adopter une loi de finances si elle ne peut être promulguée, faute de décret ? Au-delà, comment discuter d’une loi de finances quand on ne dispose pas du pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale et qu’on ne peut, par conséquent, adopter la loi de règlement ? L’addition de toutes ces incertitudes incite à la prudence. Elle oblige les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités dans les meilleurs délais. En quoi faisant ? En faisant la lumière sur l’état de santé d’Ali Bongo et, le cas échéant, en constatant la vacance de pouvoir, étape ultime vers l’intérim et donc une présidentielle anticipée.

 
 

6 Commentaires

  1. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    ” LA DYNAMIQUE BWETE ”
    * ” TROIS CENT DIX HUITIÈME JOUR DE L’ÈRE CALENDAIRE LÉON MBA MINKO : GABON D’ABORD ” *
    « ” LA RESTITUTION EST AMORCÉE ” »
    ” L’APOCALYPSE NETTOYEUR BWETE ”
    En français facile :
    ” JEAN PING EST LE DEUXIÈME GUIDE PRÉSIDENT D’IBOGA (GABON) “.
    « IBOGA (GABON) A TOTALEMENT RECOUVRÉ SON HONNEUR ET SA DIGNITÉ ».
    BWETE déclare que cette fois-ci, IBOGA (Gabon) ne subira pas la tradition de la moribonde franc-maçonnerie et de la France mafieuse, qui consiste à piétiner le choix et la volonté du peuple souverain gabonais. IL N’Y AURA AUCUNE ÉLECTION EN 2019.
    Le Peuple Souverain qui est ” La Voix ” de MUANGA (DIEU) a voté et élu Jean PING, le choix 2014 de BWETE en 2016 pour nettoyer selon ” SA VOLONTÉ ” sur Sa Terre Sacrée du Bois Sacré IBOGA (Gabon) : la souillure de la médiocre et moribonde franc-maçonnerie.
    « BWETE VOUS PRIE DE LAISSER LA VOLONTÉ DE MUANGA S’ACCOMPLIR. »
    TOUS CEUX QUI VOUDRONT CONTRECARRER LE PLAN DIVIN DE MUANGA (DIEU) SUBIRONT COMME ALI BONGO SA GIFLE.
    « LA FRANC-MAÇONNERIE EST MORTE. C’EST FINI. FIN. TERMINER. »
    BWETE signale que tout adepte membre cette secte qui a utilisé la franc-maçonnerie pour voler, piller, asservir et tuer, subira comme Ali Bongo La Colère et La Sanction : ” LA GIFLE ” de MUANGA (DIEU) à partir du 1er janvier 2009. BWETE commande à celui qui est concerné ou qui se sent concerné de se repentir avant cette date buttoir.
    « DÉSORMAIS PLUS DE SECRETS CAR MUANGA (DIEU) NE NOUS A RIEN CACHÉ. MUANGA (DIEU) NOUS A TOUT RÉVÉLÉ. »
    Jean PING exercera pendant cinq (5) ans comme convenu avec BWETE en présence Jacques ADIAHENOT en 2014: LE MANDAT DE LA RESTITUTION.
    « MUANGA (DIEU) DÉCLARE QUE RIEN NE SERA PLUS COMME AVANT. »
    BWETE remercie Jean PING d’avoir accepté contre sa volonté première en 2014 « LA MISSION DE BWETE » : Nettoyer IBOGA (Gabon) de la souillure comme l’ont souhaité Le Vénérable Grand Maître Introducteur de la franc-maçonnerie au Gabon, Le Père René RADEMBINO CONIQUET et le Président Omar BONGO ONDIMBA avant ” Le Grand Voyage “.
    « L’EXPÉRIENCE D’UN PLUS ÂGÉ EST UNE RICHESSE INESTIMABLE, INSTRUCTIVE ET PÉDAGOGIQUE POUR LE CADET INTELLIGENT. »
    BWETE remercie encore Jean PING d’avoir respecté à la lettre toutes les consignes pacifiques de non violences dictées par BWETE.
    « LA RESTITUTION EST AMORCÉE. »
    Merci Jean PING et merci Peuple Souverain d’IBOGA (Gabon) Le Bois Sacré. « IBOGA (GABON), L’AFRIQUE ET LE RESTE DU MONDE BRILLERONT DÉSORMAIS DE MILLE FEUX ». BWETE. /
    *IBOGA EST DÉSORMAIS AUX COMMANDES*
    # LA RESTITUTION EST AMORCÉE #
    “GABON D’ABORD”

  2. Une partie de l’opinion dit :

    Merci Mr Loic Ntoutoume de nous ouvrir les yeux sur d’éventuelles (à tendance probables en cas d’abandon) manipulations des foules, en relayant “une partie de l’opinion” sur votre renommé site

  3. Une élection présidentielle anticipée en 2019 dites-vous ? mais avec qui à la Cour Constitutionnelle ? AUCUNE LOI ne stipule que Mbourantso est inamovible dans cette institution; d’autre part, il vaudrait mieux qu’elle prenne la sage décision de démissionner. Ali Bongo serait certainement, encore, en vie s’il avait respecté le verdict de la dernière élection présidentielle.

  4. bill ngana dit :

    Un trio composé du VPR, du PM et de la Présidente de la CC, serait attendu à Rabat, au chevet du chef de l’Etat. Bonne nouvelle, peut-on dire. Mais cette information nous donne de constater que, une fois de plus, la Constitution n’est toujours pas respectée. Puisque, sommes-nous amenés à nous demander, pourquoi la présidente du Senat, la personnalité habilitée à assurer l’intérim selon les dispositions constitutionnelles en vigueur, est tenue à l’écart de toutes ces consultations ? On connait les liens particuliers que chaque membre de ce trio entretient avec le régime d’Ali Bongo. Cela rend suspect tout rapport délivré par le trio, dont le comportement pourrait être dicté et manipulé par 3M qui, dit-on, a en horreur la Présidente du Senat à cause du même genre d’intérêts qui ont fait d’elle, la gardienne du temple et des intérêts des Bongo. Les Gabonais n’ont que faire de toutes ces manœuvres de bas étage : ils veulent le respect de leur loi fondamentale, le respect de leurs institutions, la continuité de l’Etat et la résolution au quotidien de leurs problèmes.

  5. bill ngana dit :

    La Cour Constitutionnelle du Gabon a-t-elle une autre pareille en Afrique ou dans le monde ? Voyez, chers amis, ce que sont ses pouvoirs. Elle nage allègrement entre dire le droit en matière constitutionnelle, proclamer les résultats des élections, résoudre le contentieux électoral, etc… Or, comment se fait-il qu’elle ait en outre la faculté de proroger le mandat des députés, dissoudre l’assemblée nationale, modifier de son propre chef une disposition de la constitution, décider si oui ou non une équipe de médecins gabonais assermentés peut se rendre au chevet du président gabonais malade et en faire rapport à la population… Personnellement, je n’ai jamais lu le décret portant création de cette super-hyper institution qui, sans un seul élu du peuple gabonais, prend en son nom des décisions qui engagent l’avenir de ce peuple. On est où là… ?

  6. Mimbo dit :

    Les pedegistes ont ils le niveau de compréhension pour comprendre que le chemin de la guerre civile n’est pas toujours composé de ceux là qui ont entre les mains des M16,Damas ou kalachnikov mais aussi de ceux là qui possèdent des moyens rudimentaires,personne ne l’ignore car l’histoire récente nous l’enseigne tous.

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