Le candidat consensuel de l’opposition a déposé une requête en réformation de la proclamation des résultats du scrutin présidentiel. Ali Bongo n’a pas déposé de recours, selon les avocats de son adversaire.

Ping Requete

© Gabonreview

 

S’il semblait hésiter à le faire ces derniers jours, Jean Ping a finalement déposé «une requête en réformation de la proclamation, par le ministre de l’Intérieur, des résultats de l’élection présidentielle du 27 août 2016 dans la province du Haut-Ogooué». C’est en tout cas l’information donnée par le porte-parole du candidat le 8 septembre. Selon Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, cette requête porte essentiellement sur le recomptage des suffrages dans le Haut-Ogooué, fief d’Ali Bongo, où l’on a enregistré un taux de participation de 99%, ayant permis au président de la République de rattraper l’écart avec son principal challenger puis de le dépasser, selon les résultats officiels.

Il est question notamment d’un recomptage des suffrages bureau de vote par bureau de vote, «à travers la confrontation des procès-verbaux détenus par la Cenap et toutes les parties», a-t-il précisé. Selon Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, «l’action en réformation permet à une autorité supérieure de faire disparaître une décision prise par une autorité inférieure, tout en lui substituant sa propre décision». En un mot, l’objectif est de parvenir à annuler les résultats proclamés par la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) issus du scrutin dans le Haut-Ogooué.

Ayant confirmé le dépôt de cette requête, Me Jean Rémy Bantsantsa a expliqué que celle-ci vise à montrer que «Jean Ping a toujours respecté la légalité». Toutefois, il s’est étonné que le greffe de la Cour constitutionnelle n’ait pas reçu la requête annoncée par Ali Bongo, il y a deux jours, sur les antennes de Radio France internationale (RFI). Le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG), dont les soutiens ont dit avoir relevé des «irrégularités» dans certaines provinces, à l’instar du Woleu-Ntem, a-t-il craint de se confronter à son adversaire l’ayant largement battu dans cette partie du pays ? D’aucuns arguent que l’annonce faite par la majorité au pouvoir procédait, en réalité, soit d’une mauvaise lecture, soit d’une méconnaissance de la loi interdisant au vainqueur de l’élection présidentielle de déposer un recours à la Cour constitutionnelle.

En tout cas, disant être parti du bureau du greffe de la Cour constitutionnelle à 18 heures 30, comme pour vérifier qu’aucun autre recours n’a été déposé après l’heure légale de la clôture des dépôts, Me Bantsantsa a dit avoir comptabilisé en tout quatre recours, y compris celui de Jean Ping. Il s’agit, selon lui, des recours déposés par les candidats Gérard Ella Nguéma de l’Union nationale-AMO, Abel Mbombe Nzoundou et d’un citoyen gabonais agissant au nom d’une organisation de la société civile nationale.

 

 
 

18 Commentaires

  1. bonga pierre dit :

    Une bande de voleurs

  2. bonga pierre dit :

    Que peut-on attendre des gens qui sont sur cette photo (Ndemezo, Eyeghe, Ping, Andzembé et Zibi)?

  3. Bonanza dit :

    Un célèbre adage dit que celui qui ne risque rien n’a rien. C’est peut-être fort de cela que M. PING s’est finalement résigné à déposer un recours devant la cour de déni constitutionnelle du Gabon. Intellectuellement parlant, cela a tout son sens, car tous les pseudos amis du peuple gabonais, gênés aux entournures, réclament haut et fort que toutes les voies légales, donc supposées paniques, soient explorées et épuisées. Ces pseudos amis du peuple gabonais sont de deux types: les africains et les occidentaux. Les premiers, inféodés au père d’Ali Bongo, et démocrates à la petite semelle dans leurs pays respectifs, ne peuvent pas prendre le risque de participer à la chute du “monstre gabonais”, sous peine de voir d’autres homologues venir réclamer leur départ dans un laps de temps plus ou moins long, lors de scrutins qu’ils ont déjà gagné par anticipation. Les occidentaux quant à eux, sont confrontés à un double dilemme, soit ils laissent en place le monstre qu’ils ont eux-mêmes fabriqué, et dont ils ne savent plus trop quoi en faire, soit ils décident de participer à son dégagement. La position qui a consisté à émettre publiquement des doutes sur la transparence des résultats donnés par la CENAP a réduit leur marge de manoeuvre. Il leur sera difficile de se déjuger. En effet, le chien à refusé d’obéir ouvertement aux ordres de son maître. Que doit donc faire le maître ? Abattre son chien? Rien n’est moins sûr, car possède t-il dans son chenil, un autre canidé capable de défendre aussi vaillamment sa belle propriété ? Mais le chien qui mord la main qui le nourrit n’est plus digne de confiance, il la remordra nécessairement un jour. L’intervention française décisive appelée de ses voeux par le peuple gabonais ne se fera que si la France est convaincu qu’elle dispose d’un chien docile à mettre à la place de l’imposteur en chef. Si la France décide de bouger ce quidam, elle prend également le risque de devoir agir de la sorte dans toutes ses propriétés du bout du monde, et ce même là où ses chiens de garde ne la mordront jamais.

    • Fille dit :

      Eh bien bien bien ! Belle analyse. Mais on peut aussi croire que les temps ont changé ? Plus besoin dans le contexte de la mondialisation d’avoir un chien qui mord. Ça crée des relations dangereuses de “tu me tiens, je te tiens”. Ça doit être finalement fatiguant.

  4. ongone dit :

    je crois que notre dame d’en face pourra enfin agir au nom de la loi divine et qu’elle mette de coté les liens de parentés si au moins elle peut ressentir la douleur des mères et pères de famillent qui pleurent leurs enfants tombés sous la milice de son parent

  5. okazaki dit :

    Aujourd’hui le seul voleur gabonais reconnu c’est Ali Bongo Pdg qui gagne une élection avec un taux de participation de 99,93%! C’est Ping ou eyeghe qui tirent sur des populations désarmé et qui s’en vont avec les corps! Ressaisissez vous M Bonga!

  6. gee dit :

    GERRARD ELLA NGUEMA Meme toi tu fais un recours…pour avoir quoi 1 %????? Quelle comédie,vraiment l ‘école ne sert a rien au Gabon,une chose est sure y’a pas une différence entre le premier des échoués et le dernier des échoués vous êtes tous échoués.

  7. Ntsame Allogo dit :

    RECOURS OU PAS,ALI BONGO EST PRESIDENT ,ET L UNION EUROPEENNE NE POURRA RIEN FAIRE,LA FRANCE LE FELICITERA TOUT EN AYANT BIEN JOUE SON JEU EN SE METTANT DERRIERE L UNION EUROPEENNE SACHANT QUE CELLE CI MALGRE SES DECLARATIONS NE POURRA PAS EMPECHER LA VALIDATION DE L ELECTION D ALI BONGO PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE POUR UN NOUVEAU MANDAT DE SEPT ANS. EN TOUT CAS FELICITATION AU PRESIDENT BONGO ONDIMBA POUR SA REELECTION A LA TETE DE L ATAT GABONAIS!

  8. Admg dit :

    La Cour constitutionnelle et le Conseil National de la Démocratie ont les pv depuis la source, c’est à dire depuis les commissions départementales et communales. Ils n’attendent ni la commission provinciale ni le gouverneur de province pour les avoir. s’il y a contestation, les membres des commissions départementales et communales connaissent leurs résultats, ils sont tous vivants et peuvent être confrontés. Jusqu’à preuve du contraire, je fais confiance à la Cour constitutionnelle.

  9. Lafouine Gabon dit :

    M. Okazaki, mieux vaut laisser M. Bonga Pierre dans ses élucubrations…Quelle honte !!!

  10. AB de Nour dit :

    Mado : la stabilité au profit de tous ou l’embrasement au profit personnel. À toi de choisir.

  11. Ulrich OBAME SIMA dit :

    L’avenir du pays est entre les mains de Maman Mado,ça m’étonnerait beaucoup qu’elle fasse le bon choix

  12. Ulrich OBAME SIMA dit :

    Attendons voir!!!

  13. KLIF dit :

    Je déplore vraiment les gabonais qui pensent encore que nous devons encore vivre sous l’ère des Bongo ou du pdg.
    Dites moi un peu si ces derniers vivent vraiment au gabon? Depuis que ces gens gouvernent ce pays qu’ont ils apporté? Le Gabon mérite mieux s’il vous plait.
    Vous avez mi ce pays au sol depuis plus de 50 ans, que voulez vous encore? Vos comptes ne sont pas encore pleins? En quelle année voulez vous libérer ce pays si ce n’est ce 2016?
    Madame Marie madeleine pour une fois faites la justice et délivrer le Gabon. Tant d’élections volées au peuple. Cette fois le Gabon attend de vous le juste arbitre. Vous connaissez ce qui est sortit des urnes.
    Vous parlez de l’occident, mais je pense qu’elle n’a rien avoir sur ce débat. Les gabon sont fatigués de cette misère. Regardez vous même le Gabon, et dites moi si nous méritons ça. Écoles hôpitaux routes je ne cite que ceux là. Moi ping n’est pas celui que nous attendons mais il est là au bon moment. Nous attendons la rupture et la libération du Gabon si elle passe par ping tant mieux pourvu que le Gabon gagne et progresse.

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