Chercheurs et inventeurs des centres et instituts de recherche et universités, prennent part au séminaire de valorisation des résultats de la recherche, qui s’est ouvert le 17 décembre à Libreville. Les participants seront notamment édifiés sur la protection de la propriété intellectuelle et les mécanismes d’exploitation d’une invention brevetée.

Quelques officiels avec Clément Moupoumbou (centre) et Denis Ekani (micro), le 17 décembre 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

En raison de l’enjeu crucial de la propriété intellectuelle dans le développement des Etats, le Gabon a décidé de renforcer les capacités de ses scientifiques dans les mécanismes de protection des résultats de recherche. Du 17 au 21 décembre à Libreville, chercheurs et inventeurs des centres et instituts de recherche et universités prennent part à un séminaire de formation sur la valorisation des résultats de la recherche.

Vue des participants. © Gabonreview

Organisé avec l’appui de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), cette formation de cinq jours permettra aux participants d’appréhender au mieux la procédure d’obtention des brevets d’invention, ainsi que les mécanismes d’exploitation d’une invention brevetée. «Ces assises sont une opportunité d’échange sur les stratégies du dispositif de protection des résultats de la recherche, et les différentes modalités d’exploitation de l’invention», a déclaré le secrétaire général du ministère de la Recherche scientifique.

«Le monde scientifique et celui de l’industrie, particulièrement, sont écœurés de constater l’amplification des phénomènes d’espionnage industriel, de plagiat de procédés de production scientifique ; sans oublier les comportements déviants des hackers», a souligné Clément Moupoumbou. Selon le secrétaire général du ministère de la Recherche scientifique, ces maux anéantissent des efforts énormes, des nuits blanches de réflexion, de longues années d’étude, la créativité des chercheurs… du fait l’absence de propriété intellectuelle efficace et suivie par des institutions comme l’OAPI.

Le directeur de l’Académie de la propriété intellectuelle, pour sa part, a évoqué l’aspect des financements. «Financer uniquement la recherche n’aura pas de sens si rien n’est fait pour que les produits de la recherche se retrouvent sur le marché à la disposition des consommateurs. Autrement dit, il y a lieu de financer aussi les résultats de la rechercher et leur valorisation», conclu Denis Ekani.

 
 

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