La délégation de la Banque mondiale présente actuellement au Gabon a émis quelques réserves sur la prise en charge des «Gabonais économiquement faibles (GEF)» par le système de protection sociale. Le gouvernement gabonais est appelé à y mettre plus d’ordre.

Moment du tour de table entre les experts de la Banque mondiale et Paul Biyoghé Mba, le 22 février 2018, à Libreville. © L’Union/Sonapresse

 

Dans le cadre de leurs séances de travail avec les responsables des différents départements ministériels au Gabon, la délégation du FMI était, jeudi 22 février, au cabinet du ministre d’Etat en charge de la Protection sociale et de la Solidarité nationale, Paul Biyoghe Mba. Au centre de leurs discussions, la qualité de la protection sociale dans le pays, mais davantage son impact dans les caisses de l’Etat. L’institution financière internationale s’est particulièrement intéressée au statut «Gabonais économiquement faibles» que le gouvernement attribue aux personnes ne disposant pas d’emploi et vivant plus ou moins dans la précarité. Des «dysfonctionnements» et des «anomalies» ont été décelés dans le système par l’équipe conduite par Carine Clert.

La spécialiste Protection sociale et Emploi à la Banque mondiale, Carine Clert, tout comme ses collègues, a dit avoir «observé que le fichier des économiquement faibles ne correspond pas nécessairement à la réalité de ceux qui en ont le plus besoin». Pour l’experte, si les bénéficiaires de ce statut méritent d’être redéfinis, le Gabon peut également mieux faire pour leur venir en aide. «Il y a, a-t-elle estimé, une grande opportunité pour le Gabon qui se souhaite émergent d’investir dans l’éducation, la santé et l’emploi de ses couches les plus fragiles, afin qu’elles-mêmes deviennent plus fortes pour affronter la société, les risques de la vie, mais aussi pour avoir leurs propres revenus économiques.»

Au ministère de la Protection sociale, l’on juge «vraies (et) tout à fait fondées» les observations des experts de la Banque mondiale. «Nous-mêmes nous avons estimé qu’il était bon de porter un accent particulier sur les lacunes qui ont été relevées, notamment en termes de «Gabonais économiquement faibles». Il faudra redéfinir cette notion, et le gouvernement commence à le faire», a rassuré Paul Biyoghe Mba, indiquant qu’une proposition de loi y relative est actuellement en examen au Parlement. Le membre du gouvernement a également dit son intention d’«aller un plus loin», pour que les GEF soient véritablement des GEF, et «pour que les fonds budgétaires qui sont alloués aillent vers des cibles réelles».

 
 

3 Commentaires

  1. Elop dit :

    Gabonreview, s’agit-il d’une délégation de la Banque Mondiale (BM) ou du Fonds Monétaire International (FMI)?
    Ce sont deux institutions bien distinctes. Si vous voulez en savoir plus, allez sur Internet (Wikipedia par exemple).
    Cette confusion rend malheureusement votre article indigeste.

  2. jean- jacques dit :

    Mais FMI OU BM ses organismes qui encouragent le pays comme le Gabon dans les betises, au lien d’imposé des critèses , comment les pauvres vont vivre au Gabon qui est pauvre doit mourrir pauvre, la preuve au lieu de reduire l’equipe gouvermentale pour faire les economies qui peuvent être utiles pour les pauvres, non on augmente ce gouvernement à chaque fois. les deputés. la la realité. quelle aide sociale moins de 50000 que les pauvres reçoivent par mois?

  3. gaboma dit :

    Les émergents sont expert dans les slogans et les concepts creux pour faire du buzz. On croirait que le Gabon n’a pas d’expertise pour étudier ce qui est faisable ou pas, ce qui est prioritaire ou pas, ce qui est nécessaire et ce qui ne l’est pas. Aucune vision claire et réaliste porteuse d’espoir dans aucun secteur. Ce n’est pas qu’il manque de compétences aux gabonais, ce qu’être bien entouré nécessite aussi un peu d’intelligence, une certaine capacité à réfléchir à analyser. Des capacités que le cancre national a la tête du pays n’a pas. On peut lui donner 1000 an au pouvoir, il ne deviendra jamais assez intelligent pour bien s’entourer et bien diriger les hommes et les projets. Le seul espoir est de voir le cancre national quitter le pouvoir.

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