Les nombreuses messes basses entre Jean Ping et Séraphin Akuré Davain, lors des obsèques de Daniel Kombé Lékambo à Mbigou, ont suscité bien d’interrogations.

Jean Ping et Séraphin Akuré Davain (casquette) aux obsèques de Kombé Lékambo à Mbigou. © Gabonreview

Jean Ping et Séraphin Akuré Davain (casquette) aux obsèques de Kombé Lékambo à Mbigou. © Gabonreview

 

Le Dr Akuré Davain, président de l’Alliance pour le nouveau Gabon (ANG), a fait le déplacement de Mbigou, le vendredi 26 juin dernier, en vue de prendre part aux obsèques de Daniel Kombé Lékambo, ancien leader syndical (Education nationale), ancien député et membre de l’Union nationale, et de son oncle, Camille Milamba, ancien gendarme à la retraite, décédés le 21 juin 2105 à la suite d’un accident de la circulation, sur l’axe Malinga-Mbigou. Outre les liens d’amitié qui lient ce chirurgien à la famille des disparus, le président de l’ANG a tenu à rendre un hommage mérité à Daniel Kombé Lékambo, à travers sa présence sur les lieux de l’inhumation.

Pendant et en marge de ces obsèques, le Dr Akuré-Davain a rencontré Jean Ping avec qui il a longuement échangé à de nombreuses reprises. Mais la teneur de leurs différents entretiens n’a pas filtré. Il se murmure donc dans l’entourage de l’un d’entre eux que ces entretiens tourneraient autour de l’élection présidentielle de 2016, un scrutin pour Jean Ping a déjà été préféré par Jean Eyegue Ndong le vice-président de l’Union nationale et président du groupe parlementaire Front uni de l’opposition au Sénat, lors d’une récente déclaration à la Chambre de commerce de Libreville. De même, le président de l’Union pour le progrès et la liberté (UPL), Pierre Amougue Mba, lors d’un meeting le 13 juin dernier à Nzeng Ayong et Charles Ondo Ndong, le président de Cause commune pour le développement du Gabon (CCDG), à la clôture du congrès de cette formation politique il y a quelques mois, ont annoncé avoir jeté leur dévolu sur Jean Ping, comme candidat unique de l’opposition.

Il reste toutefois que ce que sont dit l’ancien président de la commission de l’Union africaine et le médecin reste du domaine des suppositions puisque, dans une interview accordée au quotidien L’Union le 13 juin dernier, Akuré Davain proposait l’organisation des élections primaires ou un consensus pour la désignation du candidat unique de l’opposition. Dans le même entretien, il soulevait un problème technique concernant la transparence électorale. Principalement l’introduction de la biométrie intégrale dans le système électoral. Par ailleurs, lors de sa conférence du 22 janvier de cette année, le Dr Akuré Davain avait appelé à une modification de la Constitution devant ramener le scrutin présidentiel à deux tours ainsi que la limitation du nombre de mandats à deux.

Vont-ils d’abord se battre pour la transparente électorale avant de parler de candidature unique de l’opposition ?, La candidature unique de l’opposition est-elle leur préoccupation du moment ? Tissent-ils déjà un accord secret pour faire un bloc commun ? Autant de questions que nombreux se sont posés à l’enterrement de Daniel Kombé Lékambo. Seul l’avenir y apportera des réponses précises.

 

 
 

15 Commentaires

  1. jean -jacques dit :

    Les deux hommes ne font pas le poid sur le plan national politiquement. ils peuvent les alliances ping est isolé de plus en plus. MYBOTO candidat, casir , candidat, jules Bourdes candidat, Moubamba candidat, mayila candidat, maganga candidat, et ping d’abord n’a pas de parti , il risquera de se presenter en independant.

    • Le citoyen libre dit :

      Jean -Jacques ne te fatigues pas, tu es obsédé par PING. La moindre rencontre avec un citoyen gabonais que tu t’inquiètes, je te comprend, ALI n’étant pas gabonais d’origine il a moins de gabonais au tour de lui.! mais PING est un bon gabonais qui est ouvert à tout gabonais qui veut du bien pour notre pays.
      Ce n’est pas le parti qui fait le candidat mais sa personnalité.
      J’aurais bien voulu que tu mettes tes compétences à faire le bilan de ton champion ALI depuis les 5ans au lieu de t’attaquer aux futures candidats.
      En conclusion tu nous fatigues avec tes interventions notoires.

  2. imagine56 dit :

    je ne suis pas devin, et encore moins cartomancienne, mais je peux assurer d’emblée que le déplacement du docteur Akoure n’est pas un hasard.

    le médecin a compris que cette affaire de majorité républicaine
    c’est de la moquerie, depuis qu’il attend un retour d’ascenseur du grand mamoumouchi Ali, déçu, il a fini par entonner le refrain de notre Hylarion Nguema

    ” Tout l’espoir que j’avais , je commence à le perdre il y a bientôt dix ans que j’attends ta promesse…Moi, je te le jure Ali, je n’en peux plus, j’ai perdu tout mon espoir”

    On peut au moins être sur d’une chose, ce rapprochement n’augure rien de bon pour la majorité républicaine d’Ali, Akoure s’apprète à rejoindre l’opposition radicale, du moins le bloc du Front pour soutenir la candidature de Ping, c’est pas sorcier.

  3. cbienbo dit :

    Ping, Akuré and Co, sachez ceci : Total fomente un sale coup avec Ali ben pour prendre le pouvoir de force en 2016. Votre seule porte de sortie est une candidature unique et le soutien massif du peuple.

    Ping, Akuré and Co, unissez-vous dès maintenant, développez un programme pour le pays et faites du porte-à-porte auprès du peuple afin de nous convaincre de vous soutenir. Sans cette démarche, le peuple ne vous suivra pas et Ali ben continuera à vous terrosiser. 1 an ça passe vite…

    Otep

  4. maureen dit :

    Partiellement en accord avec toi, ces personnes que tu cites sont le mal du pays, mais le gros responsable , le terreau qui permet la “fertilisation” de cette mauvaise herbe est quand même Ali

  5. rtg1 dit :

    « JE M’APPELLE JEAN PING »

    MON ENFANCE AU GABON

    Je suis né le 24 novembre 1942 à Omboué, petite localité située au sud de Port-Gentil au Gabon. Dans les années 1920, mon père, Charles Ping, quitte la Chine pour la France, où il travaille comme ouvrier à l’usine Peugeot Bicyclette de Sochaux, avant de devenir exploitant forestier au Gabon, dans le Fernan-Vaz précisément. C’est là qu’il rencontre et épouse ma mère, Germaine Anina, une Gabonaise originaire de Kongo, village situé à quelques kilomètres au sud d’Omboué.

    Ce brassage culturel a marqué mon enfance. Ma différence visible en tant que fils d’immigré chinois et d’une Gabonaise m’a très tôt éveillé sur le monde et donné une certaine ouverture d’esprit.

    MES ÉTUDES À PARIS ET LE DÉBUT DE MON ENGAGEMENT INTERNATIONAL

    C’est mon père qui me pousse à faire des études et m’encourage à aller en France en qualité de boursier de l’État gabonais. J’y étudie l’économie à la Sorbonne, jusqu’à l’obtention de mon doctorat d’État en sciences économiques.

    Je rencontre pendant mes jeunes années de nombreuses personnalités, dont des Africains, qui influencent leur époque. C’est à ce moment que je prends conscience de l’importance du débat politique et des enjeux qui en découlent pour la société et la nation, à la faveur de mon engagement militant au sein de l’AGEG et de la FEANF, aux côtés de patriotes africains comme Alpha Condé et beaucoup d’autres. C’est à leurs côtés que se forgent mes convictions de patriote africain. Je reste profondément attaché à la France et aux valeurs universelles de justice, de liberté d’expression et de démocratie.

    Dès 1972, je travaille comme fonctionnaire international à l’Unesco sur les dossiers de l’éducation, de la coopération en vue du développement et des relations extérieures. Je décide alors de m’engager pour le développement de mon pays et l’élévation culturelle et économique des Gabonais.

    De 1978 à 1984, j’ai l’honneur d’être le délégué permanent du Gabon auprès de l’Unesco. Profondément marqué par mes multiples rencontres et travaux menés au sein de cette remarquable institution et de plus en plus conscient du long chemin à parcourir pour construire un Gabon fort et stable, je rentre dans ma patrie en 1984 en vue de participer à la vie politique nationale

    MON ENGAGEMENT AU GABON ET POUR LA PAIX

    Ayant déjà fait connaissance, en tant que représentant du Gabon à l’Unesco, avec le pouvoir en place à Libreville, et notamment avec le président de la République Omar Bongo Ondimba, dont j‘ai été le directeur de cabinet durant plusieurs années, je suis nommé, le 26 février 1990, ministre de l’Information, des Postes et des Télécommunications, du Tourisme et des Loisirs, de la Réforme du secteur parapublic, également en charge des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement.

    Quelques mois plus tard, je prends la tête du ministère des Mines, de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, poste que j’occupe jusqu’en juin 1991, puis à nouveau du 28 août 1992 au 24 mars 1994, pendant dix-neuf mois. À cette occasion, je préside, en 1993, l’OPEP, dont le Gabon est alors membre. Cette longue période de la pratique de la gestion de la chose publique m’a beaucoup enrichi, et m’a surtout donné une idée précise sur les affaires pétrolières et ma vision de l’inéluctable après-pétrole.

    Plusieurs années durant, j’ai donc été directeur de cabinet du président Omar Bongo. Sa personnalité aux multiples facettes m’a beaucoup impressionné. Omar Bongo était un homme un peu particulier. Son obsession pour la paix et la stabilité dans son pays et même dans la sous-région ne m’a pas laissé indifférent, bien au contraire !

    Le 25 mars 1994, je prends pour la première fois la charge du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, avant de devenir, le 30 octobre, ministre délégué auprès du ministre des Finances, de l’Économie, du Budget et de la Privatisation. Je deviens ensuite, du 27 janvier 1997 au 25 janvier 1999, ministre de la Planification, de l’Environnement et du Tourisme, avant de redevenir ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, augmenté cette fois du portefeuille de la Francophonie, et avec le titre de ministre d’État. C’est au cours de ce dernier mandat ministériel de neuf ans que je préside, en 2004-2005, l’assemblée générale des Nations unies. Fort de mon expérience nationale et à l’ONU, je suis élu, le 6 février 2008, président de la commission de l’Union africaine, poste que j’occupe jusqu’au 15 octobre 2012.

    Passionné d’économie, je suis membre de l’Association nationale des docteurs en sciences économiques de France.

    CONSTRUIRE UN GABON À L’ABRI DE LA PEUR ET DU BESOIN

    Instruit par une longue expérience tant au plan national qu’international, j’ai décidé de m’engager davantage au service de mon pays. Au vu de ce qui s’y passe depuis 2009, je reste convaincu qu’un code de déontologie, élaboré de façon consensuelle, doit servir de référence à toute personne qui aspire à se faire élire, et par lequel elle s’engage à respecter et à promouvoir l’éthique du bien commun et le respect des valeurs et des principes fondamentaux de la société et de la République.

    Cet engagement, je ne le conçois pas de manière solitaire. C’est pourquoi je convie chacun, chacune et tous à repenser et à restaurer l’État à l’aune de cette Nouvelle République portée par la vision, les valeurs, les objectifs et les principes clairement identifiés visant à construire ensemble un Gabon à l’abri de la peur et du besoin.

    http://jeanping.org/l-homme/

  6. rtg1 dit :

    Ping vs ABC le combat s’annonce orageux… 😉

  7. mulunda dit :

    et ya ali votre biographie reelle
    a vos marque prêt partez !

  8. Sabrina dit :

    Vous avez encore du chemin à faire mais bon courage quand meme

    • imagine56 dit :

      Ah, ce type d’Aperano est nul, il ne sait pas plaider pour son champion, j’aimerais lui demander pourquoi Ali n’a pas d’acte de naissance alors que Omar et Josephine en ont un , c’est bizarre non?

      Enfin, voxafrica est une chaine acquise à Ali, donc les journalistes ne sont pas objectifs, ils défendent comme leurs confrères de Jeune Afrique leur client.

  9. Cbienbo dit :

    Aperano est paumé!

  10. Rtg1 dit :

    Qu’a fait le fils du défunt AMO au siège du PS à Paris il y a quelques semaines ?

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