Fermement opposé à la baisse annoncée de la masse salariale dans la fonction publique, le Bloc syndical de la première seconde n’entend pas accepter la mise en œuvre de cette réforme qui, selon le groupe syndical, est «de nature à troubler l’ordre public».

Pierre Mintsa et le Bloc syndical de la 1ère seconde, en AG, le 9 juin 2018 à Libreville. © Gabonreview

 

Annoncée en mai dernier parmi les mesures gouvernementales permettant de faire face à la crise économique actuelle, l’effectivité de la réduction de la masse salariale n’est pas assurée. La dizaine de syndicats réunis autour du Bloc syndical de la 1ère seconde entend y faire échec. L’assemblée générale organisée, samedi 9 juin à Libreville, présentée par les leaders syndicaux comme une réunion d’explication sur les mesures en cours d’examen au gouvernement, était en réalité un avertissement à l’endroit des autorités. «Nous ne l’accepterons pas !», a prévenu Pierre Mintsa, chef de file du groupe syndical.

 «Si le gouvernement veut réduire la masse salariale, qu’il ne touche pas aux agents civils que nous sommes. Qu’il touche les fonds politiques, le salaire du président de la République, les frais de missions, les salaires des ministres. Mais nous, agents simples, nous n’accepterons jamais que l’on enlève une seule rubrique dans nos salaires composés de la solde indiciaire, des primes de logement, de transport et de suggestion. Nous ne l’accepterons jamais», a-t-il averti.

Représentée par la somme des charges et des rémunérations supportée par l’Etat, la masse salariale au Gabon est estimée à plus de 700 milliards de francs CFA annuels pour environ 124 000 agents publics bénéficiaires.

Pierre Mintsa, par ailleurs président du Syndicat autonome des personnels des Affaires sociales (Sapas), a également appelé ses camarades à «faire bloc» contre d’autres «réformes de nature à troubler l’ordre public», parmi lesquelles celle liée au passage de l’âge de la retraite de 60 à 63 ans. «Cette réforme n’est pas envisageable pour le Bloc», a-t-il déclaré, expliquant que celle-ci aura pour effet de «bloquer l’entrée des jeunes dans la fonction publique».

Au sein du Bloc syndical de la 1ère seconde, l’on dénonce également le refus du gouvernement de payer les indemnités pour service rendu aux agents civils ainsi que la récente hausse du prix de la bouteille de gaz butane. Les syndicalistes y voient «une décision unilatérale» du gouvernement qui, ont-ils estimé, aurait dû les consulter avant. D’autant que les deux parties sont depuis quelques mois en négociation en vue de la signature prochaine d’une trêve sociale. Les réformes annoncées, en plus des récentes initiatives  des autorités ne sont pas de nature à rassurer le groupe syndical sur la volonté du gouvernement d’apaiser les tensions. Même si le Bloc s’est juré de «ne plus participer aux grèves par suivisme».

 

 
 

4 Commentaires

  1. BBBBB dit :

    La charité bien ordonné commence par soit même . Que les dirigeants commencent par réduire leur masse salariale et le train de vie de l’état après on pourra parler des fonctionnaires . Toujours dans l’amateurisme

  2. AIRBORNE dit :

    Piere Mintsa tu es un tchatcheur, tu as ete avec Aminta au dialogue d’Angondjet quand ces mesures ont ete prise et que tu es venu defendre bec et oncle à la tele sans Tabou. Alors si Ali et son gouvernement touchent aux rubriques de vos salaires vous allez faire quoi? Rien. Depuis que le gouvernement prend des mesures,personnes ne réagit, la dernière en date qui touche tout les ménages, l’augmentation du gaz à 6.000 fcfa. Et puis Ali vous avait augmenté les salaires avec les pip, il est libre aussi de retirer ce qu’il vous a donné pour la mise en œuvre du PRE;ce qui est sur, si Ali prend ces mesures, le gabonais comme toujours ” On va encore faire comment”.

  3. jean- jacques dit :

    Quel salaire qu’ils veulent reduire?
    voici ce qu’ils doivent faire c’est informations c’est un genoside social qu’on ne peut pas accepter, l’argent de nos richesses reste seulemt dans les mains d’un petit groupe des personnes pour nous massacrer:

    Pourquoi les Gabonais s’accrochent-ils aux postes ?
    Publié par Modérateur
    Date: vendredi 8 juin 2018

    Libreville, 8 juin (Gabonactu.com) – La question qui taraude les esprits des Gabonais, à savoir « Pourquoi s’accroche-t-on aux postes ? » pourrait avoir trouvé la réponse après la publication jeudi, par l’analyste économique Mays-Mouissi, de quelques chiffres qui donnent le tournis.
    Chaque année, les Gabonais sont souvent mécontents de revoir les mêmes personnes gérer leurs destins en se demandant le genre de contrat qu’ils auraient signé d’une part et de l’autre, presque tout le monde a fait le constat selon lequel la plupart des cadres qui se retirent de la scène se font automatiquement succéder parleur descendance.
    Les moyens mis à la disposition de certains cadres riment avec injure quand on essaie de faire la comparaison avec les revenus mensuels des autres Gabonais.
    En 2010, le président Ali Bongo Ondimba a fixé le revenu minimum mensuel des Gabonais à 150 000 FCFA ; c’est-à-dire 1 800 000 FCFA par an. Pourtant il y a encore de nombreux Gabonais qui ne le perçoivent pas après 8 ans !
    A l’inverse, les membres du gouvernement et les parlementaires se frottent les mains et pensent tout le temps au petit lait.
    Constatez le fossé…
    Les ministres sont payés 58 millions de FCFA par année. Soit 34,8 millions de salaire auquel s’ajoute 24 millions de primes. A cette somme, il faut ajouter les frais de missions hors du Gabon qui sont de l’ordre de 500 000 CFA par jour.
    Les ministres d’Etat touchent 78 millions de FCFA par an dont 42 millions de FCFA de salaire et 36 millions de primes versées trimestriellement. Ce qui fait une moyenne de 6,5 millions de FCFA mensuels. A cela s’ajoute les primes dont les taux n’ont pas été précisés.
    L’analyse de Mays-Mouissi ne révèle pas le salaire du premier ministre. Cependant, elle dévoile quand même le budget qui lui est dédié, ainsi qu’à son cabinet. Au cours de l’année 2012, celui-ci s’est élevé à 479 millions de FCFA comprenant 75 millions FCFA pour le carburant des véhicules de fonction ; 140 millions pour les frais de missions et autres déplacements ; 20 millions de FCFA pour les réparations et entretien des moyens roulant, etc.
    Les anciens premiers ministres perçoivent un traitement de 70 millions de FCFA annuels et ne concerne que 4 d’entre eux, à savoir le docteur Paulin Obame Nguema, Casimir Oye Mba, Jean-François Ntoutoume Emane et Jean-Eyéghé Ndong.
    Quant à lui, l’ancien vice-président Didjob Divungi Di Ndingue est le seul à ce jour qui bénéficie de 89 millions de FCFA par année.
    Chez les parlementaires, personne n’envie un ministre, même si la plupart d’entre eux sont aussi membres du gouvernement et, donc, cumulent !
    Les députés et les sénateurs touchent 51 millions FCFA par an. Le président de la chambre basse perçoit 1,13 milliard FCFA de budget et 796 millions FCFA pour son collègue de la chambre haute (Sénat). Telles sont les ressources budgétaires que le Gabon accorde aux membres du pouvoir législatif chaque année.
    A ces ressources, il convient d’ajouter les 55 millions FCFA prévus chaque année pour l’entretien de chacun des deux anciens présidents de l’Assemblée nationale toujours en vie et les « sursalaires » versés aux présidents de groupes parlementaires et aux membres du bureau de l’Assemblée nationale.
    Cependant, le salaire du chef de l’Etat demeure un tabou.
    Pourtant ces sommes paraissent bien dérisoires quand on les compare avec le train de vie qu’ils mènent au quotidien, estime Mays-Mouissy.
    Pourtant les petits salaires des Gabonais pourraient bientôt subir une déflation de 15%.

    et la liste est grande il n ya es TPG. les presidents des Institutions, les DG.

    Cher president vous nous avez promis le partage c’est ça ce partage? avec tout cet argent on ne devrait pas parler du chômage dans ce pays. les diplomates n’allaient pas rester plus de 6 mois sans budget de fonctionnement, on devrait payer les boursesz des etudiants sans parler du retard.

    on devarit avoir les autoroutes et non les pistes d’enfants que nous avons, cher president le moment est arrivé de mettre fain à des tels supers salaires que les quelques individus raclent et les gabonais gagent les salaires miserables. ses ministres font quoi de speciales, par rapport à d’autres gabonais qui sont au chômage et d’autres travaillent et gagnent des salaires miserables.

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