Apres avoir fixé la rentrée scolaire pour le 1er octobre, le ministre de l’Education Nationale vient de la repousser pour une date ultérieure par une note circulaire datée du 25 septembre. Ce report serait motivé, selon Francis Nkea, par le retard pris dans la nomination des chefs d’établissements.

Le ministre de l’Education nationale Francis Nkea Nzingue. © Gabonreview

 

Pourtant annoncée par le ministre de l’Education nationale pour le premier octobre, la rentrée scolaire n’aura finalement pas lieu à cette date. Elle a été renvoyée subrepticement à une date ultérieure par une note circulaire du ministre de l’Education nationale datée du 25 septembre. Les opérations d’inscriptions et réinscriptions des élèves sont suspendues sur l’ensemble du territoire.

L’information a été confirmée le 26 septembre par les responsables pédagogiques du Lycée d’application Nelson Mandela de Libreville. «Les opérations des inscriptions et réinscriptions sont à l’arrêt ici. Depuis lundi 25 septembre nous avons reçu une note du ministre demandant de tout arrêter. Et nous l’avons respecté. Donc tout est en stand-by. Et la situation est la même dans tout le Gabon», a déclaré un membre administratif ayant requis l’anonymat. Selon ce dernier, le ministre justifie cette décision par «la non affectation des chefs d’établissements sur l’ensemble du territoire».

Pourtant, Francis Nkéa avait déclaré le 21 septembre, à l’issue d’une rencontre avec les chefs d’établissements à libreville, que le calendrier serait tenu. «La rentrée des classes est fixée au 1er octobre 2018. C’est ce qui avait été décidé l’année dernière lorsque le ministère de l’Education nationale avait décliné son calendrier de l’année scolaire». Le membre du gouvernement avait exclu tout report estimant que repousser la rentrée des classes donnerait l’impression que ce report est lié à l’organisation des élections législatives et locales prévues le 6 octobre prochain.

Malgré ses dénégations, tout porte à croire que Francis Nkea a conditionné la reprise des classes aux nominations des chefs d’établissement pour obtenir un report de fait. Car, selon des sources internes au ministère de l’Education nationale, «les chefs d’établissements sortants pouvaient assurer les affaires courantes en attendant d’être affectés ou confirmés à leurs postes».

Les mêmes sources pensent que le ministre a pris au sérieux la menace de grève brandie par la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed). Une grève des enseignants à cinq jours du vote pouvait perturber la sérénité du scrutin. «Nous estimons que le ministre Francis Nkea a peur d’affronter la Conasysed maintenant. En plus, il veut sans doute donner la possibilité aux chefs d’établissements d’aller battre campagne d’abord avant de penser à l’école», a déclaré un enseignant.

Pour beaucoup d’enseignants, la rentrée scolaire interviendrait probablement après le deuxième tour des élections législatives, prévu le 29 octobre.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 
 

20 Commentaires

  1. Gayo dit :

    Le cancre à la tête du pays communique sa médiocrité à tous ceux qui l’entourent. même du temps d’Omar Bongo l’illetré on jamais renvoyé une rentrée pour une raison aussi banale que la nomination des chefs d’établissement

  2. M.H dit :

    Pourquoi s’être empressé de venir communiquer devant les medias que la rentrée était fixée pour le 1er octobre , et revenir une semaine après la repporter à une date ultérieure

  3. Yves Christian NZIENGUI dit :

    Dans la mesure où les recrutements, avancements et stages sont suspendus, pourquoi parle t-on de nomination de chefs d’établissements?
    Ces nominations ne sont elles pas une promotion qui engendrera une augmentation de la masse salariale ( prime de responsabilité).
    Quand on gèle tout c’est à tout les niveaux je croie!!!

  4. Mbonga la Future Exilée dit :

    Sasskoi!! l’ère des “inaptocrates” vraiment. Leurs actes nous déçoivent en permanence, et les mots que nous leur répercutons afin qu’ils s’améliorent ne servent même plus à rien. Foutaise, nous disons Foutaise! Même pas honte !

  5. Mbonga la Future Exilée dit :

    Sasskoi!! Vraiment l’ère des “Inaptocrates” ! Il n’est pas compétent en la matière, Seigneur, pourquoi ne refuse t-il pas le poste? Leurs actes nous déçoivent en permanence, et le pire c’est que les mots et les messages qu’ on leur passe, en vue d’une amélioration ne servent même plus à rien! Foutaise, vous avez dit Foutaise!

  6. MORGAN dit :

    Date Ultérieure, j’ai cherché dans le calendrier du mois d’Octobre, Novembre et Décembre je n’arrive à la trouvée cette date.

    La Jeunesse est sacrée et priorité à la formation, je comprend aujourd’hui mieux le sens de cette phrase ou plutôt de cette antiphrase (https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/antiphrase/4214)

    Comment peut-on penser une seule seconde renvoyer la rentrée scolaire pour motif de nomination des chefs d’établissement. Si je comprend bien le gouvernement a atteint un tel niveau d’amateurisme que la rentrée scolaire semble être un épiphénomène qui n’aurait pas pu être anticipée à travers des nomination sur la base des performances des examens de fin d’année????

    Ce gouvernement fabrique une castre dirigeante, au détriment du peuple Gabonais, sinon comment peut-on concevoir en toute âme et conscience de renvoyer à une date ultérieure la rentrée scolaire pour un motif aussi fallacieux?

    Mr Le Ministre, les enfants gabonais vous implorent de revoir votre copie. Votre décision ne remet en cause le droit à l’éducation certe, mais il jette un sacré doute sur la qualité de cette éducation.

  7. Matho dit :

    Ce ne sont donc pas le Ministre de l’Education nationale et les Services dudit ministère qui sont responsables des affectations des chefs d’établissements?

  8. DIVOKOUG Robert Martial dit :

    Comprendre l’autre,c’est comprendre ses allégations, c’est comprendre la VIE…

  9. serge nguema dit :

    Tout simplement pathétique une annonce comme t elle aurait vu dans un autre pays tous les parents devant les lycées et collèges de toutes les façons les mêmes parents seront bientôt devant les bureaux de vote nous tournons sur la tête

  10. L’amateurisme est vraiment la marque de fabrique d’Ali et de sa clique…

  11. Virly dit :

    Non cela n’influe pas sur la masse salariale sauf si on crée de nouveaux postes. S’il y a actuellement par exemple 120 chefs d’établissements, après nominations il y aura tjs le même nombre. On ne procède qu’au remplacement ou confirmation et ceux qui ne sont plus perdent leur prime.

  12. Maroga Guy dit :

    @ Gabonreview
    il y a un arrêté qui circule sur les réseaux sociaux. Cet arrêté ministériel daté du 25 septembre et signé du même Francis Nkea stipule en son article 2 que la rentrée des classes est fixée pour le 1er octobre 2018. est ce que c’est un faux document? Ou alorsle mmême ministre aurait signé le même jour un arrêté et une circulaire qui se contredisent? ? Merci de votre réponse!

  13. Moupinda dit :

    Ntk surtout que nkea ne s’inquiête pas Je parle pour tous Les élèves nous Sa ne nous dérange pas Et nous ne sommes préssés en rien donc vive Les vacs et ne nous derangez plus

  14. rhonald Abaughe dit :

    l’éducation au gabon est bafoué

  15. Mputsinga dit :

    Salut j’aimerai savoir une chose pour les lycées privés les cours aussi sont suspendus Parce que certains privés ont commencés les cours hein?

    • Milangmissi dit :

      Reveilles toi tu dors!!! Il y a deux Gabon depuis que vous avez décidé que votre slogans c’est “on va encore faire comment” les bongo et leurs amis vous s…tous les jours. Leurs enfants passent le bacs français ils n’ont rien foutre des vôtres.

  16. Omar dit :

    Au Gabon : politique > l’éducation

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