Comme c’est le cas depuis 103 semaines maintenant, la «Résistance gabonaise», emmenée par Fabien Méré notamment, a nourri l’espoir d’une chute d’Ali Bongo, le 18 août au parvis des droits de l’Homme, à Paris.

Fabien Méré, lors d’une de ses nombreuses interventions dans le cadre des activités de la «Résistance gabonaise». © facebook.com/fabien.mere

 

La place du Trocadéro, dans le 16e arrondissement de Paris, a été prise d’assaut une nouvelle fois, le 18 août, par les membres de la «Résistance gabonaise» contre le régime d’Ali Bongo. A l’occasion de la 103e semaine de cette série de manifestations, l’un des leaders de la résistance s’est dit convaincu de la chute de l’actuel régime au Gabon.

«Cette manifestation est entretenue depuis 103 semaines et nous ne sommes pas prêts de l’arrêter. Ne décrochez pas. Gabonaises, Gabonais, gardez la foi. Les choses vont bon train : le régime d’Ali Bongo va tomber», a affirmé Fabien Méré, sans relever sur quoi se fonde son assurance. Face aux Gabonais de la résistance, l’ancien ministre et avocat au barreau du Gabon a évoqué quelques aspects en rapport avec la vie au Gabon.

Ce dernier a notamment évoqué le désamour des Gabonais pour la fête du 17 août. «Vous savez que le 17 août était censé être ce que nous appelons la fête nationale, la fête de l’indépendance. Elle n’a pas eu lieu au Gabon dans le sens où nous estimons que les Gabonais n’ont pas pris part à cette fête», a souligné Fabien Méré. «Le peuple ne prend plus part à ce genre de manifestations», a-t-il ajouté.

Fabien Méré a également été très dur avec les dirigeants gabonais, responsables selon lui du marasme économique actuel. «Si le Gabon aujourd’hui est en faillite, si le pays connaît une situation extraordinaire jamais vécue, c’est parce que nous avons à la tête de notre Etat des médiocres, des minables, des criminels, des assassins, qui ont mis le pays par terre et qui vont devoir dégager», a-t-il regretté. Non sans mettre en cause «la complicité active, passive, consciente ou inconsciente» des institutions financières.

Il s’agit notamment du Fonds monétaire international (FMI) et, particulièrement, l’Agence française de développement (AFD). «Au bout de cinq ans, après avoir déversé autant de millions d’euros sur le sol gabonais et pour lesquels nous ne voyons aucun résultat, celle-ci continue à octroyer des prêts à un régime prédateur», a déploré Fabien Méré. «La France se doit de mettre un terme à cette pratique qui la déshonore. Et, la rend complice d’une criminalité financière avec preuves à l’appui. C’est intolérable et inacceptable», a-t-il conclu.

 
 

11 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    C’est une question même de jours, ce régime de merde. C’est le début de la fin… Qui vivra verra…

  2. Ikobey dit :

    Et le jour d’après ?
    quand vous aurez tout cassé, comme vous avez mis le feu à l’Assemblée Nationale ! Pillé les commerces, comme votre tradition l’exige, pendu les “Responsables” comme ailleurs ! instauré le chaos et la misère pour tous!
    Serez-vous vraiment plus heureux ? Ce qui s’est passé dans d’autres pays, pas très éloignés, ne vous aura pas servi de leçon.

    • BEYEME dit :

      @Ikobey,

      Des affirmations gratuites ne peuvent évaluer la grandeur d’une personne. Je ne sais pas de qui vous tenez ces allégations, mais je continuerai à déplorer vos réactions toutes azimutes. Si pour pour vous les événements de 2016 sont l’apanage négatif de ceux qui réclamaient la justice au bled, pour ainsi les traiter comme vous le dites, alors seul Dieu vous jugera.
      qui vivra verra cher compatriote .

  3. Milangmissi dit :

    Bien sûr que ce régime inique va tomber, on le voit au discours arrogant d’ali bongo plus un régime se croit fort plus il est faible.
    Que les gabonais donnent le dernier coup de hache à ce arbre mort et desséché, il faut en finir. A un moment ces gens sont tellement à l’agonie que soit c’est nous soit c’est eux.

    Quand ils sont venus chercher les communistes, Je n’ai rien dit ; Je n’étais pas communiste.

    Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit; Je n’étais pas syndicaliste.

    Quand ils sont venus chercher les juifs, Je n’ai rien dit; Je n’étais pas juif.

    Quand ils sont venus chercher les catholiques, Je n’ai rien dit ; Je n’étais pas catholique.

    Puis ils sont venus me chercher, Et il ne restait plus personne pour protester.
    Martin Niemoller

  4. IPANDY dit :

    Encore des paroles en l’air. Pourquoi faire tous cela loin du Gabon maître MERE.

  5. Nkembo dit :

    La même chose depuis août 2016 mais Ali est toujours là. Ali devient un bon business et discours politique.

    • Mboung dit :

      Très Cher faquin,
      Bravos !!!Ns Vs invitons à Vs prendre (Vs mm d’abord?) au(x?) mot(s?) et à revisiter les 9 ans (sic !!) de malversations financières que Ns venons de traversons. Les contradictions multiples du chef d’état(de pacotille?), ses revirements, ses manquements à la parole donnée(à supposer qu’il en ait eut 1 mm?), les détournements massifs et manifestes des deniers publics par les membres de son entourage et de sa famille, sa grotesque tentative de corruption d’1 membre de la CPI espérant diluer son implication directe dans l’assassinat de masse de nombreux Gabonais (rien que ce fait suffit à le disqualifier 1 point c’est tout !!)Il doit tomber,et il tombera l’honneur du Gabon l’exige !!

      “Où se font beaucoup de sottises, le fou est dans son élément.” P-Claude-V Boiste

  6. hermine dit :

    Votre ali est un simple facilitateur…tous ses propos st négatifs pr le developpement entier du Gabon et de l’Afrique. 50 ans sa souffit!

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