Effaré par le détournement supposé des fonds destinés à la construction d’un complexe devant abriter la Direction générale des impôts à Libreville, le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) va porter plainte contre l’ancien patron de cette administration.

Joël Ogouma, ancien directeur général des Impôts, accusé par le ROLBG. © Gabonreview

 

Suite aux informations de détournement de 25 milliards de francs CFA destinés à la construction d’un complexe devant abriter la direction générale des Impôts à Libreville, le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG) a donné de la voix. Dans une déclaration publiée ce jeudi 20 décembre, le président de l’ONG a clairement pointé du doigt l’ancien directeur général des Impôts.

«Pour ces crimes financiers, Joël Ogouma doit absolument répondre de ses actes devant les juridictions compétentes au Gabon et au Canada au nom de la compétence universelle des crimes financiers», a déclaré Georges Mpaga. Ce dernier envisage déposer plainte dans les prochains jours auprès du tribunal de Libreville, la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite et l’Agence nationale d’investigation financière (Anif).

Même si Georges Mpaga a dit être conscient que les institutions étatiques intervenant dans la lutte contre la corruption au Gabon sont été «instrumentalisées et phagocytées pour protéger les prédateurs de la République en l’instar de Joël Ogouma, Maixent Accrombessi et Seydou Kane». Toutefois, a-t-il assuré, «il est du devoir de la société civile de les placer devant leurs responsabilités régaliennes et dénoncer la corruption politique institutionnalisée au sommet de l’Etat gabonais».

Insistant que le «Gabon doit d’appliquer une tolérance zéro à la corruption», le ROLBG a promis de mettre sur la place publique «toutes les preuves qui ont été mises à [sa] disposition par les donneurs d’alerte».

 
 

2 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Merci Georges Mpaga ! Merci pour ton combat pour libérer le pays de ces démons.

  2. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    BWETE. /

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