La société civile gabonaise a saisi la présidente du Sénat qu’elle considère comme la seule autorité politique habilitée à rendre compte aux Gabonais de l’état de santé réel du président de la République actuellement en convalescence à Rabat au Maroc. Elle lui demande d’aller s’enquérir de l’état de santé réel d’Ali Bongo.

La société civile gabonaise appelle la présidente du Sénat à mettre en place une commission parlementaire devant se rendre à Rabat au Maroc. © Gabonreview

 

Le 7 décembre, des organisations de la société civile gabonaise, parmi lesquelles la confédération Dynamique unitaire, ont saisi Lucie Milebou-Mboussou, la présidente du Sénat, sur l’absence d’Ali Bongo du Gabon depuis plus de deux mois. Victime d’un AVC survenu à Riyad (Arabie Saoudite), le 24 octobre, l’état de santé du président de la République les inquiète. Aussi, ces organisations ne cachent-elles pas leurs doutes après la diffusion par la communication présidentielle de rares images du président convalescent à Rabat.

«Toutes les images ou vidéos montrées par les médias nationaux ne résistent pas à une analyse objective. Les soutiens apportés à ces images et vidéos par l’Exécutif sont sujets à caution», explique ce mardi 18 décembre Jean-Rémy Yama dans une interview à l’hebdomadaire La Loupe.

Selon le leadeur de Dynamique unitaire, «pour rassurer le peuple, la seule institution qui peut parler (au nom du chef de l’Etat) est le Sénat, qui assure en même temps les prérogatives de l’Assemblée nationale. Le Sénat a toute la légitimité et la légalité pour mettre en place une commission parlementaire composée de groupes siégeant en son sein (majorité, opposition) pour s’enquérir de l’état de santé réel d’Ali Bongo Ondimba, en se rendant au lieu exact où il se trouve et venir rendre compte au peuple».

Si la société civile gabonaise estime que «la mise en place de cette commission parlementaire mettre fin aux rumeurs», elle ne manque pas de prévenir qu’en cas d’échec de leur «démarche parlementaire», elle déduira qu’«Ali Bongo Ondimba est incapable physiquement et/ou mentalement de diriger le Gabon».

Aussi, prévient Jean-Rémy Yama : «si vendredi 21 décembre 2018, nous sommes toujours sans réponse, alors des actions fortes seront menées car cela voudrait dire qu’ils ont des choses à cacher. Et là, nous ne porterons plus de gants».

Lucie Milebou-Mboussou répondra-t-elle favorablement à la demande d’audience qu’on également adressée les organisations de la société civile, parallèlement à leur demande mise en place d’une commission parlementaire devant se rendre à Rabat ? Ça reste à voir.

 
 

14 Commentaires

  1. François dit :

    Je suis un français qui aime et connaît plus ou moins bien le Gabon. Question: Pourquoi la France n’a t-elle pas maintenue le Gabon comme un département d’outre Mer, sachant que c’était le vœu du premier président du Gabon ( Léon Mba) ? Cela aurait peut-être évité tout les problèmes que le Gabon connaît actuellement…

  2. LAPASSE dit :

    Et pourquoi la France aurait maintenue le Gabon comme étant un département d’outre mer selon toi??

    • Aya dit :

      Extrait de l’artcicle cité:
      “Nos informateurs affirment que suite à la démission du Gouvernement Issozet-Ngondet, le roi du Maroc, Mborantsuo et les conseillers français vont aménager une plateforme successorale dans l’appareil politique du pays, permettant à Noureddine d’avoir un boulevard menant au poste de président.”
      Ainsi soit il ?
      Mais franchemet, quelles que soient les “compétences” et/ou “vertues” qui goudronnent le boulevard vers la Gloire du Fiston, pardon, mais le patronyme là c’est quand même TRES indigeste pour les G1 à G9, hormis G2 et ses 99,9%.
      Changer de nom, pourquoi pas?
      Pour nous quoi, et pour l’Union, le Travail, et la Justice

  3. Rève GN dit :

    Il est temps pour Mr le PR de prendre du recul, et de laisser les “généraux”, “tout-puissants” et autres opportunistes de tous poils, se découvrir et s’entredéchirer pour la succession, qui ne sera que temporaire tant que le Peuple ne sera pas unanime (>50% hors G2, lol).
    Espérons alors que le Peuple se rendra compte que les vers sont dans les fruits, pas seulement depuis la dernière pluie des mangues, mais depuis deux puits (de pétrole) et bien plus.
    La déchéance ne se manifeste pas en un jour.
    “Dieu ne nous a pas donné donné le droit de faire du Gabon ce que nous sommes en train de faire”.
    Mais qui auront l’aura et le charisme pour rassembler dans l’Union, le Travail et la Justice ?
    Un seul ne suffira pas, c’est tout une nouvelle équipe qu’il faut.
    Changer en douceur avec fermeté, conviction et intégrité. Rève GN.
    Cherchons bien, on va trouver.
    Pour nous, quoi

  4. bassomba dit :

    Je m’éclate quand je lis certains posts ici, pourquoi ceux qui n’ont jamais reconnu Ali comme Président de la République le cherchent-ils? Ali n’est pas votre Président depuis 2016, voiren 2009, alors que veut on? Une chose et son contraire?

  5. bassomba dit :

    Et la société civile n’a aucun argument constitutionel de son côté

  6. maker dit :

    milebou n’a pas de grosses lèvres,elle ne fera donc rien qui va dans le sens de ce qui lui ait demandé. il est temps que 1000 gabonais achète des billets pour le maroc pour aller exiger de voir le boa.ce n’est qu’en posant de telles actions qu’on sera respecté.on ne peut plus continuer de cette façon à rester trop indolent, il faut agir, car le gabon c’est notre pays à tous.les pédémergents assassins,criminels rituels,financiers et porteurs de couches doivent purement et simplement etre eradiqués.tel un cancer,ils ont infecté le gabon. l’action d’éradication, de nettoyage,est donc la condition sine qua non pour le renouveau du gabon.

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