Prononcé à la Saint-Sylvestre à la faveur du nouvel an, le discours à la nation du 31 décembre 2018 d’Ali Bongo est déjà très attendu par les Gabonais. Il devrait faire taire toutes les rumeurs – notamment de décès – générées par l’annonce, le 24 octobre dernier, de l’hospitalisation du chef de l’Etat à Riyad. Ce serait en tout cas la preuve qu’Ali Bongo est bel et bien vivant, mais surtout qu’il est en capacité de continuer à diriger le pays.

Dans le doute du fait du vaudeville actuel autour d’Ali Bongo, l’opinion nationale s’est fixée un rendez-vous ferme avec le chef de l’Etat : le 31 décembre 2018 pour un discours à la Nation. © Gabonreview/Shutterstock

 

De l’Agence France-Presse (AFP), citant des sources de la présidence de la République, au porte-parole du gouvernement en passant par Sylvia Bongo, bien d’entités rassurent du retour à la bonne santé d’Ali Bongo. «Il respire normalement et communique de manière cohérente», indiquait récemment l’AFP, citant une source présidentielle ; «le président de la République se porte mieux après sa phase d’hospitalisation. Il est en pleine possession de l’ensemble de ses facultés», a affirmé Guy-Bertrand Mapangou, le porte-parole du gouvernement, relayant l’épouse du concerné qui soutenait quelques heures avant que le «transfert d’Arabie Saoudite vers le Maroc a été rendu possible grâce à l’amélioration très significative de l’état de santé du président».

Les Gabonais ne devraient donc plus se faire des inquiétudes quant à la santé de leur président. D’ailleurs, à en croire Sylvia Bongo et Brice Laccruche Alihanga qui a saisi la balle Facebook au rebond, Ali Bongo va se pencher rapidement sur les dossiers pressants du pays depuis Rabat, où il serait officiellement arrivé ce 28 novembre pour parachever sa convalescence.

Il reste qu’en dépit de ces assurances, des questions demeurent qui turlupinent l’opinion gabonaise. Nombreux se demandent, en effet, pourquoi le chef de l’Etat, féru des réseaux sociaux et de la communication, ne donne aucun signe de vie, ne fut-ce qu’à travers une image, un selfie, un tweet ou une vidéo sur Facebook. D’aucuns cherchent à comprendre pourquoi le Premier ministre, n’a-t-il pas rendu visite au chef de l’Etat à Riyad ou encore pourquoi n’est-ce pas lui qui est appelé en premier lieu à Rabat ? Dans la foulée, d’autres demandent pourquoi le vice-président, Pierre-Claver Maganga Moussavou, investi de nouvelles prérogatives grâce à une entourloupette de la Cour constitutionnelle, ne va t-il pas à la rencontre d’Ali Bongo pour estomper toutes les supputations ?

N’ayant trouvé, à ce jour, aucune réponse indiscutable à ces questions, l’opinion s’est fixée un nouvel horizon : le 31 décembre 2018. Certains allant jusqu’à déduire, presque péremptoires : «Si ce jour là, il ne pourra pas nous lire un discours d’un quart d’heure, c’est qu’on nous a gravement mentis sur sa santé. On pourrait même conclure que l’irréparable s’est produit à Riyad».

Le discours de vœux de nouvel an d’Ali Bongo est donc actuellement l’événement le plus attendu des Gabonais. Si une autre prouesse en communication, un nouveau bug dans la communication gouvernementale ou plus simplement une nouvelle explication en venait à justifier une nouvelle fois l’absence d’Ali Bongo, le peuple gabonais conclura à autre chose. Autrement dit, la cérémonie de présentation de vœux au président de la République sera reléguée aux calendes grecques. Plus que 33 jours. Un peu plus de 4 semaines seulement.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga

 
 

8 Commentaires

  1. Isidore dit :

    Sylvia Bongo et sa clique jouent avec le FEU…

  2. ADN dit :

    POURQUOI ATTENDRE LE 31 DECEMBRE 2018? ON VEUT LE VOIR MAINTENANT.

  3. Ikobey dit :

    Il a raison de faire durer le suspense !
    1) il doit se reposer.
    2) c’est marrant d’entendre tous ces oiseaux de malheur qui veulent enterrer les gens dès qu’ils éternuent.

    J’aimerai bien que la veille de son discours il le reporte à fin janvier !

  4. Sm dit :

    Les morts ne sont pas morts

  5. Ngouss Mabanga dit :

    Il est mort, qu’on vous dise ça en chinois!?

  6. bassomba dit :

    Et même s’il n’apparaît pas le 31 décembre? c’est dans les us et coutumes et non dans la constitution!

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