Selon une circulaire interne ayant fuité, l’état-major général des forces armées a entrepris, à partir du 8 juillet dernier, le déploiement des forces de première et deuxième catégories sur l’ensemble du territoire national.

Forces de l’ordre lors d’une manifestation de l’opposition (archive). © D.R.

Forces de l’ordre lors d’une manifestation de l’opposition (archive). © D.R.

 

Selon un «Ordre d’opération» signé du chef d’état-major général des forces armées une nouvelle opération baptisée «Nguéné» vient d’être lancée. Depuis la nuit du 8 au 9 juillet courant, les militaires sont donc en alerte. Officiellement, il est question de prévenir tout acte criminel à caractère terroriste. «Des renseignements indiquent que depuis quelques jours, des groupes terroristes prévoient de reproduire des actions visant à déstabiliser notre pays et particulièrement la ville de Libreville», peut-on lire dans cette note signée du général de corps d’armée Auguste Roger Bibaye Itandas.

Sans les nommer, le chef d’état-major général des forces armées indique que ces «groupes terroristes» envisagent de «reproduire au Gabon les événements survenus dans les pays de la sous-région Afrique centrale», expliquant qu’ils ont «vraisemblablement infiltré des éléments parmi la population de Libreville et de l’intérieur du pays avec pour intention de mener des actes d’attentats visant des édifices publics». «Ces actions pourraient entraîner des troubles à l’intérieur du territoire national et déstabiliser notre pays», apprend-on encore.

Jusqu’à nouvel ordre, les forces de première et deuxième catégories vont effectuer des patrouilles et mettre en place des check-points sur les principaux axes de Libreville. Les contrôles aux frontières ont également été renforcés. Il a été demandé de procéder à la «fouille minutieuse des véhicules à la recherche d’explosifs, de toutes sortes d’armes interdites, munitions, stupéfiants et objets prohibés (…) De renseigner sur toute menace. Être en mesure de retarder toute menace jusqu’à l’arrivée des renforts». Autrement dit, les éléments des «forces de 1ère et 2ème catégories» déployés sur «l’ensemble du territoire national», sont équipés à la hauteur de ces missions et consignes.

Au regard du contexte politique actuel, certains affirment que ce déploiement vise à créer un climat de psychose et de terreur au sein de la population. Après les découvertes supposées de caches d’armes au Cap Estérias et le lancement d’enquêtes dont les conclusions sont toujours attendues, l’opinion est plus que dubitative. Elle y voit une manœuvre politicienne de plus. L’armée en acteur politique ? Voire…

 

 
 

9 Commentaires

  1. Bonanza dit :

    De quel type de menaces terroristes est-il question? Au regard de ce qui est dit, il s’agirait de menaces islamistes. Qu’Ali cherche ces terroristes sous son boubou alors. Faites tout ce que vous voudrez, la fin est clairement proche. Quant à vous autres, forces de défenses et de sécurité, sachez que lorsque vous tuerez des gens du côté de Nkembo, Kinguélé et autres, d’autres de vos collègues tueront vos pères, mères, frères et soeurs ailleurs. 90% des personnes qui composent ces forces de défense et de sécurité vivent les mêmes galères que la majorité des gabonais, mais continuent à obéir bêtement aux ordres. Cette fois-ci, sachez-le, les assassins seront traqués jours et nuits. Lez caméras qui ont été placées ci et là nous servirons à vous retrouver. A bon entendeur salut.

  2. Fili Mot dit :

    Vraiment la ficelle est un peu grosse. Agiter la menace terroriste à quelques semaines d’une élection pour instiller la peur et maîtriser la population…recette classique des pouvoirs aux abois.

  3. Pharel MEZUI dit :

    Je pense que la sécurité est très importante donc si il faut que partout nous ayons des opérations comme celle ci c’est une bonne chose pour mieux sécuriser les populations contre tout danger

  4. Parceque notre sécurité est importante pour nos dirigeants

  5. Rhody Junior dit :

    Attendez, c’est le coup de la caisse d’armes que vous nous refaites? Dont grands intercepteurs que vous êtes, votre enquête ne s’est suivie d’aucune arrestation?

    Ok, vous avez décidé que vous combattrez les gabonais dans la rue au lieu simplement d’encadrer leurs mouvements de colère… Message bien reçu messieurs les forces de l’ordre.

  6. Tar'Enany dit :

    kiakiakiakia; soyons précis et clair dans ce que nous disons mon Dieu; les citoyens ont un coefficient d’intelligence et d’analyses très développé en ce moment. nous ne sommes plus au pays des aveugles où les borgnes sont ROIS

  7. Hervé dit :

    Voila des lascars qui ne sont meme pas capables de juguler le petit bandisme de la gare routière ou d’arreterles nombreux preleveurs d organes qui sevissent au vu et au su de tous, Mais qui pensent pouvoir faire face a des groupes djiadites bien structurés?
    Bon, il faut bien commencer quelque part!!

  8. […] l’Opération Nguéné lancée le 03/10/2017 et qui avait pour but de porter un coup d’arrêt au grand banditisme récurrent à Libreville, à Owendo, la proche banlieue, et dans les autres localités […]

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