Minée par une crise aigüe, n’étant plus capable de supporter les charges liées aux salaires du personnel, la Société gabonaise de transport (Sogatra) envisage un licenciement économique visant à réduire drastiquement ses effectifs estimés à 1 053 agents.

Des agents de la Sogatra devant les taxis compteurs de la société. © Sogatra.ga

 

Confrontée à une crise financière sans précédent couronnée par le non paiement de salaires des agents depuis 7 mois, la Société gabonaise de Transport (Sogatra) s’achemine inexorablement vers un licenciement économique. La mesure vient d’être annoncée par le ministre des Transports au cours de l’émission Décryptage, diffusée sur Radio Gabon.

Selon Justin Ndoundangoye, la mesure répond aux exigences édictées par la Banque mondiale «d’affecter 4 à 5 agents par bus». Or, a relevé le ministre des Transports, la Sogatra compte à ce jour 1053 agents pour un petit parc automobile de 40 bus. Pourtant, «l’Etat consacre chaque année près de 6 milliards de subvention pour une Société qui ne fonctionne qu’avec 40 bus sans produire de recettes escomptées», a affirmé Justin Ndoundangoye.

Par ailleurs, un audit révèle que plusieurs agents exerçant dans d’autres administrations, «perçoivent frauduleusement de salaires à Sogatra. Cette situation ne peut plus perdurer», a déclaré Justin Ndoundangoye. L’argent doit être orienté vers «d’autres priorités telles que la construction des universités et autres projets porteurs». D’où la mise ne place d’un licenciement économique.

Si la mesure paraît salutaire, il reste que les syndicalistes l’assimilent à une chasse aux sorcières. Sinon comment comprendre que sur 140 agents concernés par la mesure de suppression de salaires instaurée par le ministre de Transport, la majorité soit constituée des leaders syndicaux.

Pour les responsables syndicaux de Sogatra, il ne fait l’ombre d’aucun doute que Justin Ndoundangoye détourne le problème. La solution ne réside pas dans l’intimidation avec les suppressions de salaires aux syndicalistes. Elle réside dans le paiement d’arriérés de salaires de 7 mois, l’amélioration des conditions des agents et la mise en place d’une gestion saine.

 
 

1 Commentaire

  1. Obati dit :

    La guerre est ouverte entre Frédéric Bongo et Lacruche. Frédéric Bongo se fait un bon plaisir de distiller les documents compromettants contre Lacruche. Mais Frédéric Bongo, tu seras surpris quand tes photos avec Lanlaire vont paraître dans les réseaux sociaux. Tu voulais faire le coup de force pour devenir président mais tu as échoué. Le Gabon ne peut pas être dirigé par un homosexuel.

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