Le collectif des commerçants du Marché-Banane du PK 8 s’insurge contre la récente mise en service du pont-bascule de Ndjolé, qui aurait un impact sur les prix et la qualité de leurs marchandises.

Les marchandes du Marché-Banane à Libreville s’insurgent contre le pont-bascule de Ndjolé. © Gabonreview

 

Deux semaines seulement après sa mise en service, le pont-bascule de Ndjolé est déjà décrié par les usagers de la route, mais pas seulement. Le 17 mai au Marché-Banane du PK8 à Libreville, l’Association nationale des femmes commerçantes du Gabon (Anfecom) a exprimé son mécontentement devant l’impact négatif de cet outil dans leur activité. Interrogés par Gabon Télévisions, ses responsables l’accusent de mettre à mal le rendement des commerçantes, en infligeant des amendes élevées aux automobilistes chargés de les approvisionner en produits alimentaires.

Déjà soumis au prix de location des véhicules, les commerçantes accueillent mal la taxe pratiquée sur les vivres acheminés vers Libreville. Elles s’inquiètent notamment du fait que les charges en plus ne les contraignent à hausser le prix de leurs produits, à l’instar de la banane, jusque-là bien vendue sur le marché. Pour Nestor Menie me Ngomo, coordonnateur de l’Anfecom, «c’est une manière de (les) envoyer à la maison». Aussi, exhorte-t-il les autorités à réduire le montant des taxes et des amendes infligées à certains de leurs transporteurs enregistrés en surcharge.

La présidente de l’Anfecom, Albertine Moussavou, a quant à elle déploré les conséquences de l’arraisonnement pendant plusieurs jours de certains transporteurs à Ndjolé. Cette situation, a-t-elle regretté, a des conséquences sur la qualité des produits à leur livraison.

Le pont-bascule de Ndjolé a été mis en service le 7 mai dernier. L’objectif du gouvernement est de protéger le patrimoine routier national, déjà fortement dégradé par endroits. Au ministère en charge des Infrastructures, l’on rappelle que le pesage routier est obligatoire pour tous les véhicules dont le poids total en charge excède 3,5 tonnes. Il s’agit précisément des véhicules à usage commercial (transport de passagers et de marchandises), tels que les camions, les semi-remorques, les remorques et les tracteurs. Les véhicules utilitaires ne sont pas pesés.

 
 

6 Commentaires

  1. KIEM dit :

    Question : avant l’interdiction, a-t-on communiqué aux usagers l’essieu de référence retenu pour le dimensionnement de cette route lors de sa construction?

  2. Ntoutoum Nfoulou dit :

    Pathétique, voila ce qui avait pour but de protéger nos infrastructures routieres se retourne contre les populations! Nous sommes vraiment que de vrais animaux….

  3. Okoss dit :

    Le racket va s organiser quel pays de MDR.
    On crée des choses mais les objectifs sont ailleurs.

  4. diogene dit :

    Lors de la mise en place d’une nouvelle mesure contraignante il va de soit qu’il faut laisser du temps aux transporteurs pour s’adapter, et faire de la prévention avant la répression.
    Néanmoins, les prix vont flamber encore une fois.
    Le pouvoir d’achat s’amenuise de jour en jour. Nous ne trouverons de la banane devenue produit de luxe que chez les riches…

  5. KIEM dit :

    Pour votre information, l’essieu de référence adopté pour la construction des routes au Gabon est de 13 tonnes, cette norme (entre autres)n’a jamais, jamais été respectée que quelqu’un m’apporte un démenti et la discussion continue

  6. diogene dit :

    il va de soi que soit ne prend pas de t

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