Partie prenante à la Task force de l’éducation préconisée par Ali Bongo du 21 au 31 août 2018, pour solutionner les problèmes du système éducatif gabonais, le représentant de l’Unesco au Gabon, Vincenzo Fazzino, suggère cinq outils qualifiés de prioritaires pour l’amélioration du système éducatif national.

Les prescriptions de l’Unesco pour une école de qualité. © Unesco

 

La mission assignée à la Task force de l’Education par Ali Bongo est de lui faire des propositions fortes, concrètes et d’application immédiate pour refonder le système éducatif. Associé à cette réflexion, le bureau local de l’Unesco suggère au gouvernement quelques pistes. Il s’agit notamment des éléments identifiés dans le cadre des Objectifs de développement durable 4.

L’Unesco préconise l’élaboration du Plan sectoriel de l’éducation, la mise en place d’un Système d’information pour la gestion de l’éducation (Sige), l’Intégration des TIC dans le système éducatif et en matière de recherche scientifique, l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de science, technologie et d’innovation ainsi que d’adaptation aux défis contemporains.

Ces pistes préconisées par le chef de bureau et représentant de l’Unesco au Gabon, Vincenzo Fazzino, permettront, si elles sont prises en compte d’améliorer la qualité de la gouvernance, d’augmenter le personnel enseignant, rendre efficace l’investissement public et juguler les grèves à répétition.

«L’Unesco entend permettre au gouvernement gabonais de disposer d’un système éducatif inclusif dont la planification et le financement s’appuient sur des données statistiques crédibles et régulièrement mises à jour, et lequel favorise l’employabilité des jeunes tout en étant doté de personnels d’encadrement qualifiés et en nombre suffisant».

Vincenzo Fazzino invite les autorités des ministères en charge de l’Education à mettre l’accent sur les compétences et l’état d’esprit de l’ensemble du personnel impliqué dans l’enseignement et la gestion de l’éducation, depuis les établissements scolaires de tous les niveaux et grades, jusqu’aux cadres dirigeants des ministères concernés.

Selon ce dernier, un programme de formation et de valorisation de ce personnel constituerait la clé de voûte de la réussite des réformes qui seront proposées par la Task force. «La mise en œuvre des projets qui sortiront de ce séminaire requiert des compétences spécifiques de haut niveau dont celles de l’Unesco, forte d’une grande expertise et d’un réseau d’instituts spécialisés», a-t-il rappelé en guise de conclusion.

 

 

 
 

3 Commentaires

  1. Milangmissi dit :

    On va gentiment attendre la task force qui vous fera partir. Incapables.

    “Les grands mangeurs et les grands dormeurs sont incapables de quelque chose de grand.” Henri IV

  2. beka dit :

    Attention ! La taskforce ne vient que faire des propositions. Et je crois que l’Education, c’est un peu comme la cuisine ou les préparateurs de VPP (vin de palme). Le goût varie d’un préparateur à l’autre. Ce qui m’amène à m’interroger : l’Education, chez nous, c’est quoi ? Il y a d’abord les institutions ; il ne s’agit pas d’elles ici ; ensuite, les programmes ; ensuite les enseignants ; après les équipements (didactiques d’un côté, mobiliers de l’autre, etc…); enfin peut-être, les apprenants. La Task-force dont il s’agit va s’occuper de quoi ? Tout ce qui se trouve dans l’éducation là, “est sinistré” (dixit le PR). Et c’est peu de le dire que de le vivre sur le terrain. La t.a.s.k.f.o.r.c.e est bien annoncée : elle va s’occuper de quoi ? Moi, je crois que toutes les mesures qu’elles préconisera, devront s’étaler sur au moins dix ans, si ce n’est une génération, car il y a vraiment du boulot pour un pays qui a décrété son émergence, comme le Gabon.

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