En voulant à tout prix justifier le projet ubuesque de «transférer» la présidence de la République à l’ambassade du Gabon au Maroc, porté par le «triumvirat» dont il est membre, Pierre Maganga Moussavou semble avoir étalé sa méconnaissance en la matière. Le vice-président de l’Union nationale, François Ondo Edou, lui a consacré une tribune spéciale sur sa page Facebook, intitulée «Revenez sur terre, Maganga Moussavou !».

François Ondo Edou, vice-président de l’Union nationale. © facebook/FOElegislatives2018

 

Le Vice-président de la République Maganga Moussavou serait-il déjà dans les nuages, grisé par la perspective de diriger le pays en l’absence d’Ali Bongo? C’est du moins ce que laissent penser quelques lignes du post du Vice-président de l’Union nationale(UN), consacré à l’ancien maire de Mouila : «Revenez sur terre, Maganga Moussavou !».

La volée de bois vert du responsable de l’UN répond à la déclaration faite par le Vice-président de la République le 7 décembre  à Franceville, dans le Haut-Ogooué. Avec une euphorie à peine voilée, Maganga Moussavou a assuré aux Gabonais «qu’une fois le contentieux électoral en cours vidé et les résultats définitifs des élections législatives proclamés par la Cour constitutionnelle, c’est à l’ambassade du Gabon au Maroc qu’Ali Bongo recevra la démission du chef du gouvernement».

Pour le ramener abruptement sur terre, François Ondo Edou a invité la tête de proue du triumvirat  à s’approprier «La Convention de Vienne de 1961» qui règle les relations diplomatiques. Celle-ci ne prévoit pas, comme on le pense souvent, l’extraterritorialité mais la jouissance de l’immunité diplomatique. «Contrairement à une idée répandue, une ambassade n’est pas considérée comme faisant partie du territoire national qu’elle représente. Les missions sont donc soumises à la loi du pays d’accueil. En revanche, l’inviolabilité des missions diplomatiques est garantie par l’article 22 de cette Convention de Vienne», précise-t-il. «En termes clairs, les ambassades ne bénéficient pas de l’extraterritorialité, mais de l’inviolabilité».

S’agissant de la référence à la situation du Gabon en 1967, pour François Ondo Edou, c’est, là aussi, une grossière tentative de manipulation de l’opinion. Rappelant à Maganga Moussavou, s’il en est encore besoin, les prérogatives du Vice-président de la République conformément à la Constitution de février 2011 en vigueur en République gabonaise.

«Le Vice président n’est plus, en quelque sorte, qu’un chargé de missions du président de la République qui supplée seulement le chef de l’État dans les fonctions que celui-ci lui délègue. C’est sans doute pour cela qu’on tente de triturer la Constitution actuelle qui prévoit pourtant toutes les situations possibles : la vacance de la présidence pour quelque cause que ce soit (maladie ou indisponibilité temporaire) et l’empêchement définitif», a conclu François Ondo Edou.

 
 

10 Commentaires

  1. Mboung dit :

    La bêtise n’avait plus de limites: si des faquins séides pensaient qu’on peut changer la Constitution dans sa cuisine entre les timbas et le nkoumou, pourquoi ne pas leur faire croire que l’on pouvait aussi transférer la capitale d’1 état dans 1 autre ? D’accord c’est inepte, et alors ?? Si certains gogos le croyaient c’est tout bénéf pour jeter le trouble et mettre 1 peu plus, le Gabon en péril (puisqu’ils n’en ont pas encore fait assez selon eux). Merveilleux !! devait devenir grâce à ces gens Mon pays,sans opposants, mais aussi sans droit, sans argent, sans emplois et surtout sans avenir…Heureusement qu’ils sont bel et bien au fond du trou ces mythomanes !!!

  2. espoir dit :

    Maganga Moussavou est un opportuniste,avide de pouvoir.il essaie en vain de nous faire croire quil est capable de diriger ce pays comme en 1967.je prefere encore BOA que ce pietre putschistes.

    • Incroyable mais vrai! Manganga Moussavou veut diriger le Gabon de 2018 avec la constitution mais surtout l’esprit de 1967.Vous vous rendez compte?! ça pourrait prêter à rire s’il ne s’agissait pas du Gabon, notre pays, mais de sa ferme “Biendi”. Non monsieur Maganga!Reveillezz vous! Nous ne sommes plus en 1967! Votre intervention prouve encore une fois de plus, s’il en était besoin, que nous n’avons pas un long chemin parcourir mais que nous ne somme même pas sur le chemin.

  3. Le reveil dit :

    au Gabon ceux qui gerent ne sont pas logiques sauf les d’apres ….sinon pourquoi ils n’ont pas boudé quand ils étaient avec vos journaleux bien enttendu ?

  4. @Marie Madeleine Mbourantso,
    Pourriez-vous améliorer “politiquement” le score de Maganga Moussavou, comme vous savez le faire, afin que ce dernier accède à la magistrature suprême ?

    Résultats officiels26
    Candidat Parti Votes %
    Ali Bongo Parti démocratique gabonais 177 722 49,80
    Jean Ping Front uni de l’opposition pour l’alternance 172 128 48,23
    Bruno Ben Moubamba Union du peuple gabonais 1 896 0,53
    Raymond Ndong Sima Indépendant 1 510 0,42
    Pierre Claver Maganga Moussavou Parti social-démocrate 1 130 0,32
    Paul Mba Abessole Rassemblement pour le Gabon 761 0,21
    Gérard Ella Nguema Union nationale 583 0,16
    Augustin Moussavou King Parti socialiste gabonais 553 0,15
    Dieudonné Minlama Mintogo Convention nationale de l’Interposition 393 0,11
    Abel Mbombe Nzoudou Indépendant 214 0,06
    Invalidés/Votes blancs 16 420 –
    Total 373 310 100,00
    Inscrits 627 805 59,46
    Par province

  5. Yves dit :

    SORTONS DU PIEGE DE LA DIVERSION.

    La constitution du Gabon tripatouillée par Mme 3M est nulle et de nul effet. Elle n’à jamais été promulguée et ne peut pas l’être ; elle ne figure donc pas dans le journal officiel. Elle ne peut pas s’appliquer et n’est nullement applicable.

    Allons à l’essentiel.

    La vacance du poste de Président est consommée.

    Le Président du Sénat doit assurer l’interim./

  6. Le reveil dit :

    Ni pinG ni les Bongo y compris ceux qui ont geré sans s’opposé au systeme Bongo pere vous voyez qui ??? honetement…

  7. howard dit :

    question dans tt ca pourqoi la presidente du senat demeure muette? EL DEVAIT AUSSI JOUER SON ROLE ! qoi el craind qon lui fasse mal? CAR LES GENS LA SONt
    TRES RENCUNIERS

  8. Yves dit :

    LA DIVERSION CONTINUE.

    MAGANGA MOUSSAVOU VA DIRIGER LE GABON PENDANT 5 ANS.

    MAGANGA VA S’ADRESSER A LA NATION LE 31 DECEMBRE 2018

    ET LES VŒUX DE NOUVEL 2019 LUI SERONT PRESENTES

    ET PAR LA MEME OCCASION MAGANGA SERA CONSACRE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE GABONAISE PAR LA SEULE VOLONTE DE 3M.

    LES GABONAIS SONT VRAIMENT UNE PEUPLE AMORPHE. MAGANGA L’A BIEN COMPRIS, 3M AUSSI.

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