Moins d’un mois après sa nomination, le ministre du Travail envisage de faire appliquer la loi en la matière, aussi bien pour les nationaux que pour les étrangers. Il multiplie des rappels à l’ordre.

Arnauld Engandji, annonce des “brigades-emploi” pour juillet 2018. © D.R.

 

Arrivé il y a moins d’un moins à la tête du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse, chargé de la Formation professionnelle, Arnauld Calixte Engandji-Alandji impose déjà sa marque. Il veut en finir avec le désordre ambiant et tient à l’application stricte des dispositions légales et règlementaires en matière de travail et d’emploi au Gabon. Sa principale cible : les patrons d’entreprises privées. Ces derniers jours, le ministre n’a pas cessé de les rappeler à l’ordre à travers de circulaires et des communiqués.

Dans une circulaire datée du 18 mai, le membre du gouvernement déplorait déjà «de nombreux dysfonctionnements en matière d’application de la législation du travail, notamment dans le domaine spécifique de la relation contractuelle» au sein de plusieurs entreprises implantées sur le territoire national. Arnauld Calixte Engandji-Alandji estime qu’il faut en finir, pour le bien des employés. Les employeurs ont été priés de fournir dans les plus brefs délais à la direction générale du Travail un certain nombre d’informations sur leurs différents salariés, liées aussi bien aux contrats qui les lient à leur entreprise qu’à l’organigramme nominatif de la boîte. Il en va du «développement économique et (de) la préservation de la paix sociale dans notre pays», a indiqué le ministre dans sa circulaire, tout en annonçant «des contrôles» dans les différentes entreprises ayant fourni les informations demandées.

Le respect de la législation du travail, Arnauld Calixte Engandji-Alandji entend également l’imposer aux employeurs comptants dans leurs effectifs des travailleurs étrangers. Ils ont jusqu’au 9 juin prochain pour déposer sur sa table «les dossiers des travailleurs étrangers ayant obtenu une autorisation ou un renouvellement d’autorisation d’emploi avec impératif adjonction d’un homologue», précise un communiqué du ministre daté du 25 mai. S’il a tenu à rappeler aux employeurs le rôle de l’Office national de l’emploi (ONE) en matière de demande d’autorisation ou de renouvellement d’autorisation d’emploi, Arnauld Calixte Engandji-Alandji a, là aussi, annoncé que «des ‘‘brigades-emploi’’ se déploieront sur l’ensemble du territoire national à compter du 1er juillet 2018».

Ce même 1er juillet 2018, le ministre du Travail annonce également «des opérations de contrôles» dans tout le Gabon, qui concerneront, pour la première phase, les entreprises ou opérateurs économiques exerçant dans les secteurs du commerce, l’hôtellerie, la restauration et les métiers du bois. L’objectif est de vérifier les conditions de travail et d’emploi des salariés.

 
 

9 Commentaires

  1. Milangmissi dit :

    Ce garçon a tout compris au bongoland toujours la communication.
    Après avoir redressé la GOC juste sur le plan de com je precise, tjs aucun baril produit dans les faits mais il a fait savoir aux média que tout était parfait. Ce type a réussi à faire le bilan d’une entreprise sans un seul chiffre.Le.voilà entrain de lutter contre les emplois illégaux sans avoir créé un seul emploi. Bravo monsieur vous vivrez toujours mieux au bongoland c’est bien connu “Tout flatteur vit au dépens de celui qu’il l’écoute”

  2. roland dit :

    Même pas un mois au poste que le bourou bourou d’ENGANDJI commence à prendre des décisions qui n’ont ni tête ni queue. Alors que tu étais membre du bureau de l’ONEP, tu étais la taupe du Syndicat. C’est toi qui vendait les autres auprès de BONGO père. Lorsque tu as été nommé conseiller du Président de la République en charge du secteur pétrolier, tu as combattu tes prédécesseurs qui voulait continuer le combat de la Gabonisation des postes que toi même tu avais initié au temps ou tu étais membre de cette organisation. Tu as même tué l’ONEP. Aujourd’hui comme tu es maintenant ministre, tu veux ramener ce combat. Tu fais comme si le problème de la main d’oeuvre étrangère était nouveau dans ce pays. Au lieu d’abord de t’asseoir et discuter avec les partenaires sociaux et employeurs de ce phénomène te voici entrain de pondre des notes. on t’attend de toute façon au pied du mur. C’est comme ça que tu avais décidé de licencier plusieurs jeunes de la GOC en moins d’un mois au poste d’ADG au prétexte que l’entreprise était en faillite alors qu’il n’en était rien pour embaucher les jeunes de ton village. Tu te prends pour le plus intelligent des Altogovéens, mais si tu étais aussi intelligent que ça, pourquoi n’as jamais tu intégré SHELL international???? Pourquoi n’as jamais tu travaillé à l’international pour le compte de SHELL.

  3. Okoss dit :

    Très bons débuts.
    Il sait bien ce qui se passe dans le secteur pétrolier ou Perenco et Assala Gabon
    Vont chercher des Français au chômage alors que sur place y a de la matière grise
    Arnaud sera t il soutenu par ses chefs qui en sous main sont des grands patrons de ces boites?

    • Fine BOUCHE dit :

      Le nombre de ces français est tellement dérisoire. Toutes les autres structures qui nous permettent à nous citoyen gabonais de vivre notre pauvre condition au jour le jour sans la boutique, sans le cordonnier, sans les nounous qui elles ne sont pas des européennes, sans les mamans bédounnes ou qu’allons nous devenir.
      Et ses chefs sont friands de cette main d’oeuvre informelle occasionnelle. Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je crois qu’il veut faire un coup d’éclat alors laissons le s’éclater en vol.

  4. Tchenko dit :

    Diversion. Attendons de voir la suite.

  5. Georgy MegnerMvong dit :

    Travail illégal? ça veut dire quoi monsieur? Faites nous en la représentation au Gabon, dans le temps et dans l’espace; province par province.

  6. La douleur dit :

    Bravo Mr Arnauld Engadji ,vous auriez du vous attaquez en premier au secteur petrolier ,ya trop de derive de ce coté.

  7. okia dit :

    Agggiiitttttteeeezzzzz !!!!!

    C un blagueur, il va remplacer cette destabilisation par quoi/qui ?

  8. FINE BOUCHE dit :

    C’est plus de la moitié du gabon qui va se retrouver justigé par le buzz que ce dernier souhaite déclenché.

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