Comme une leçon de philosophie politique ne comportant pas moins son engagement habituel, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, commissaire national en charge du Budget au sein de l’Union nationale (UN) – parti membre de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) -, livre ici sa contribution au débat de l’heure au sein de l’opposition. Il décline, à coups de références aussi pertinentes les unes que les autres, les raisons fondamentales de participer aux élections d’avril prochain.

«Le bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil» (Abraham Lincoln) © La Croix

 

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, cadre de l’Union nationale. © D.R.

Dans “Les Damnés de la terre“, Frantz Fanon disait aux Africains : “chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir”. La mission de notre génération, celle à laquelle j’appartiens, est de sortir notre pays de la médiocrité qui caractérise sa gouvernance pour le hisser au niveau des Nations modernes dans lesquelles l’État de droit, la démocratie et les libertés individuelles ne sont plus un rêve mais une promesse tenue. Cette mission ne peut être déléguée, ni à nos enfants et encore moins aux citoyens des autres Nations. C’est la nôtre et nous ne nous donnons d’autre choix que de la remplir.

De nombreuses voix s’élèvent et s’interrogent sur l’opportunité et la pertinence de participer à nouveau  à des élections sans trahir la mémoire des jeunes gabonais qui ont été assassinés lors des évènements d’août et septembre 2016. Ces jeunes sont morts au nom du bulletin de vote qu’ils défendaient. Ils manifestaient pour le triomphe du vote et de la démocratie. Comment ne pas comprendre que c’est aussi en leur nom et pour leur sacrifice que le renoncement ne peut être une option. En leur mémoire, le combat pour le respect du vote doit se poursuivre. Il passe par la participation effective à toutes les consultations électorales prévues par la Constitution pour désigner les femmes et les hommes qui, au nom du Peuple souverain, auront la charge des affaires communes.

“Le bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil”. Cette assertion d’Abraham Lincoln, datant de plusieurs siècles, a trouvé un nouvel écho avec Barack Obama, lors de son discours devant le parlement Ghanéen, à Accra, le 11 juillet 2009 : “Chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l’histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur Peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.”

En effet, ce sont les gouvernements qui respectent la volonté de leur Peuple, gouvernent par le consentement et non par la coercition, qui sont les plus stables, les plus dynamiques et les plus productifs. Ils sont mieux aimés de leur Peuple, qui se reconnait en eux, parce que plus prospères et plus florissants.

Depuis 2009, le Gabon est dirigé contre la volonté du Peuple souverain dont l’expression a été violée à deux reprises : le 30 août 2009 et le 27 août 2016. Depuis bientôt 9 ans, c’est au règne de “la balle de fusil” que notre pays est soumis. Les résultats sont ici devant nous et nul de bonne foi ne peut les contester. Au plan politique, économique et social, notre pays se porte mal comme jamais avant dans son histoire. Voilà pourquoi dire que “le bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil” apparaît comme une évidence au Gabon, compte tenu d’ailleurs de notre tradition conviviale et fondamentalement pacifique.

C’est parce qu’un petit groupe de femmes et d’hommes se retrouvent depuis 2009 à la tête de notre pays, en violation de la volonté du Peuple souverain, de son bulletin de vote, que nous en sommes-la. Et si nous voulons en sortir, nous devons admettre que le choix librement consenti du Peuple gabonais est la seule voie. Nous devons admettre et nous convaincre de ce que c’est le bulletin de vote, et le bulletin de vote seul, qui nous permettra de développer notre pays, améliorer les conditions de vie de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais, protéger les plus faibles sans jamais léser personne, être une grande Nation dans laquelle vit un Peuple heureux.

Dans un régime autocratique, faire le choix de se battre pour la démocratie exige du courage et de la constance. Nous y sommes.

Du 13 au 16 août 2016, à l’initiative de Monsieur Zacharie Myboto, des Gabonais se sont retrouvés pour discuter de l’avenir du pays et trouver le moyen de le libérer du joug d’un régime qui désormais incarnait la régression sous toutes ses formes et conduisait le pays à la ruine. À cette occasion, des hommes d’État et des Patriotes, Guy Nzouba Ndama, Casimir Oye Mba et Jean Ping, tous candidats à l’élection présidentielle, renoncèrent à leurs légitimes ambitions de diriger le Gabon pour se mettre au service d’une candidature unique. C’est Jean Ping qui fut désigné pour porter cette responsabilité. “Commandant en Chef”, c’est le titre qui lui fut donné afin de bien lui signifier qu’il allait se porter à la tête du combat pour la libération du Gabon.

Cette candidature unique a été et demeure une étape déterminante dans la marche pour l’alternance dans notre pays. Nos détracteurs et mêmes les observateurs les plus avisés de la vie politique gabonaise avaient parié sur notre incapacité à y parvenir. Mais notre détermination à offrir à notre pays et au Peuple gabonais le destin qu’il est en droit d’attendre l’a emporté sur toute autre considération. J’en suis personnellement fier, pour y avoir été associé.

Le 27 août 2016, le Peuple Gabonais a apporté un soutien clair au combat pour la libération du Gabon en votant massivement pour Jean Ping, le candidat unique de l’opposition. Depuis lors, Jean Ping est le Président de la République élu du Gabon, notre Président à tous. C’est un fait et il est incontestable.

“La candidature unique était nécessaire et nous l’avons réalisé. Mais la candidature unique est loin d’être suffisante. Nous partons nous battre contre un adversaire déterminé, qui voudra coûte que coûte se maintenir au Pouvoir, y compris au prix du sang des Gabonais, pour conserver les privilèges qu’il en tire.” Ces propos de Casimir Oyé Mba, le 16 août 2016 au rond-point de Nkembo vont s’avérer prémonitoires.

Depuis ce triste 31 août 2016, le Peuple Gabonais s’est mobilisé comme jamais, et sur tous les fronts, pour la libération de notre pays. Le monde a découvert une diaspora gabonaise active, ingénieuse et patriote. Le corps social, à sa manière a manifesté au pays et au monde sa détermination à voir s’établir au Gabon une démocratie républicaine et un état de droit.

Tous unis derrière leur “Commandant en Chef”, les Gabonais qui ont définitivement rejeté toute forme de compromission avec un régime qu’ils ne peuvent plus supporter, sont présents sur tous les théâtres d’opérations et mènent ainsi toutes les batailles avec un seul et même objectif : la Libération du Gabon. Toutes ces batailles se complètent sans jamais se contredire.

On ne lâche Rien !

Les prochaines élections législatives ne peuvent échapper à cette stratégie. Dans cette bataille qui se présente devant nous, les formations politiques qui, unies, se savent en capacité de pouvoir la conduire pour l’emporter, vont le faire avec la même détermination et en poursuivant un seul et même objectif : la libération du Gabon.

Dans cette bataille, nous n’allons pas pour le témoignage, parce que ne pouvant l’emporter. Bien au contraire, nous y allons pour l’emporter, pour prendre la majorité à l’Assemblée Nationale et diriger le Gouvernement de la République. Et nous y parviendrons dès lors que comme en août 2016, nous nous présenterons devant le Peuple souverain avec 143 candidats uniques dans les 143 circonscriptions. Le Gabon sera-t-il libéré pour autant ? Cela dépendra du Peuple gabonais.

La démocratie c’est le vote libre et équitable. Cela n’est jamais acquis. Il faut se battre pour l’arracher. Il faut mériter la démocratie. Ne pas participer aux élections, ne pas aller voter, c’est capituler face à la dictature et abandonner le Gabon à ses prédateurs.

Nous le disons depuis ce 31 août 2016 de triste mémoire, et nous continuons à le dire aujourd’hui encore : On ira jusqu’au bout !

Jean Gaspard Ntoutoume Ayi

 
 

46 Commentaires

  1. Kombila dit :

    143 candidats, avec ou sans “le commandant en chef” c’est à dire le CNR ou 143 candidats UN? Car c’est pas claire votre histoire.
    En ce qui concerne lui-même, il confirme ce que JA écrivait il y a à peu près un an. Pourtant ils avaient été vilipendés à l’époque.

    • Mikouma Paul dit :

      Il reviendra au “Commandant en Chef” de choisir s’il se met devant pour conduire la troupe à la bataille ou non.

      • Don Corleone dit :

        Bonjour compatriote
        lisez bien cette tribune libre et vous allez comprendre que Mr NTOUTOUME AYI parle ici d’une candidature unique de toute l’opposition comme ce fut le cas an août 2016, pourquoi voulez abandonnez ce pays aux mains des prédateurs de notre si beau pays

    • Dafen dit :

      (…)Et nous y parviendrons dès lors que comme en août 2016, nous nous présenterons devant le Peuple souverain avec 143 candidats uniques dans les 143 circonscriptions.(…)

      EN D’AUTRE TERMES:
      Présidentielles: 1 candidature Unique parce que 1 siège
      Législatives: 143 candidatures Uniques parce que 143 sièges

      cqfc

  2. Le débat ne devait pas se situer à la non participation ou la participation. Pour moi, il faut y aller car ne pas y participer serait donner à celui que nous ne voulons plus à la tête du Gabon le champ libre. Le débat devrait se situer à l’organisation du scrutin. Les acteurs de cette organisation doivent être indépendante du système mafieux habituel.

  3. Le peuple est déterminé à mettre Ali Bongo hors du sommet de l’état quoi qu’il veuille. La crainte dans le scrutin avenir serait que des gabonais comme Aboghé Ella, Moubelet Boubeya ou Mbourantsho viennent designer des battus, gagnants. Aussi que le CNR n’est pas des représentants bien formés, il faut arrêter de se faire prêter des militants par le PDG, c’est ça le mal de l’opposition gabonaise.

  4. Shaka Loubedi dit :

    Non Mr Ntountoume Ayi, ne pas aller aux elections ne veut pas dire qu’on capitule. Vous avez bien parler du respect du vote. C’est la seule chose que nous reclamons. La question que beaucoup de gabonais se posent est de savoir comment un regime qui n’a pas voulu respecter le vote pour la magistrature supreme va-t-il respecter le vote parlementaire?
    Nous avions voulu croire que dans ce pays le bulletin de vote pouvait faire changer les choses, mais helas ce n’est pas le cas. Alors ayons le courage de le dire, dans ce context c’est la balle qui devra ramener certains a la raison. Pendant 28 ans (depuis 1990) on ne fait que la meme chose: elections presidentielles volées, dialogues politiques, elections legislatives gagnées par le regime en place, et le cycle recommence. Quand va-t-on un temps soit peu etre serieux? C’est le peuple qui vous parle aujourd’huiL: ON NE VEUT PLUS DE CE CYCLE. Je terminerai par cette question: qu’elle est votre reaction fasse a un enfant qui refuse de vous ecouter malgré les rappels a l’ordre? Voyez-vous, il faut le punir.

    • Mikouma Paul dit :

      Siaka Moubeyi, le jour où vous comprendrez que le peuple n’a pas à demander quoi que ce soit au régime, mais à lui imposer les règles de la démocratie et de l’Etat de droit, vous aurez avancé. Cessez de subir, soyez acteur de votre histoire.

      C’est cette démarche à laquelle courageusement M. Ntoutoume Ayi nous invite.

      • Shaka Loubedi dit :

        Nous sommes acteurs de notre histoire. C’est pourquoi nous estimons qu’il n’y a aucune logique a aller aux legislatives. Accepter de subir la meme (elections volée, dialogue, legislatives) c’est plutot cela ne pas faire son histoire car ce n’est rien d’autre que le statu-quo.

    • natty dread dit :

      quand un enfant persiste à ne pas vous obéir, posez-vous des questions sur la légitimité de votre autorité…la punition trahit votre proper échec.

  5. BSerge Okogo dit :

    Ceux qui veulent aller aux législatives avec l’espoir de faire plier Ali Bongo se trompent. L’usurpateur a “sa constitution” comme bouclier. En cas de fortes Turbulences ,il brandira l’arme fatale qui est la dissolution et tout monde rentrera dans le rang.

  6. AKOME AFANE dit :

    c’est de la sorcellerie politique. Oser essayer de justifier l’injustifiable…pathétique. La politique du caniveau!!!

  7. Mimbo dit :

    Le PDG est il disposé à contenir intellectuellement une guérilla parlementaire,je crois que non pas.Au PDG on a le cerveau ankylose par la facilité que procure la pensée unique.

  8. OKALIMAMBO dit :

    Chers compatriotes Mbolwani, le débat est sérieux, intense. Il faut affronter le monstre, même avec sa constitution moutouki. Si nous n’allons pas voter, il faut dire quel sera notre alternative. C’est soit le vote soit la guerre civile surtout pas le statut quo. Tous les gabonais doivent aller se faire inscrire sur les listes électorales, l’opposition radicale doit présenter un candidat unique partout, nous aurons les procès verbaux sortis des urnes, et que les tricheurs aient le courage de renouveler leur forfaiture. Ne pas aller aux élections c’est manquer de cynisme, nous devons utiliser l’Assemblée comme notre bastion, et mener campagne pour la vérité des urnes lors des élections présidentielles, et la vérité sur les crimes les disparitions et les libertés fondamentales. Il faut profiter de la campagne pour booster l’opinion. Nous aurons la peau du monstre, soyons cyniques et non capitulards.

  9. Mimbo dit :

    Le PDG est il disposé à contenir intellectuellement une guérilla parlementaire,je crois que non .Au PDG on a le cerveau ankylose par la facilité que procure la pensée unique.

  10. medzim tsite dit :

    – Nous partons nous battre contre un adversaire déterminé, qui voudra coûte que coûte se maintenir au Pouvoir, y compris au prix du sang des Gabonais, pour conserver les privilèges qu’il en tire.”
    -nous y allons pour l’emporter, pour prendre la majorité à l’Assemblée Nationale et diriger le Gouvernement de la République
    – Cela dépendra du Peuple gabonais.
    Si la main dans sac, il a été pris et est toujours au pouvoir, c’est lorsqu’il se prépare en conséquence que vous pouvez remporter la majorité. Et vous compter sur quoi ou qui? Le peuple ou la communauté internationale? Et vos différents QG ne seront plus visités nuitamment par les hommes en armes?
    “Cela dépendra du Peuple”. Que n’a pas fait le peuple en 2016 qu’il va faire en 2018?
    L’élection présidentielle est différent de des législatives en ce que la présidentielle(2016 par ex.)deux personnes avec qui je n’ai aucun lien (sang,amitié ou connaissance ou voisinage)se présentent. Dans ce cas , ce sont mes valeurs et principes qui guident mon choix. Par contre les législatives,ce sont parents,amis et connaissances. Dans ce cas(je vous regarde les yeux dans les yeux) combien de personnes seront guidées dans leur choix par les principes qu’elles défendent? Je vous souhaite bonne chance, en tous cas

  11. medzim tsite dit :

    “prendre la majorité à l’Assemblée Nationale et diriger le Gouvernement de la République”.
    La constitution en vigueur dit que votre gouvernement applique le projet de société du PR(“Changeons Ensemble”).
    Alors, vous allez diriger quel gouvernement?

  12. Rhody Junior dit :

    Vous avez raison Mr, mais vous aurez aussi raison de parler de boycott.

    Par contre, là où vous avez tort, c’est dans la cacophonie ambiante qui règne au sein de votre camp, où ça semble tourner à l’affrontement.

    S’il vous plait, dans l’esprit de 2016 que vous invoquez, asseyez vous ensemble et définissez a stratégie que nous qui comptons sur vous devrons suivre.

    Je ne crois pas que ce soit une participation aux législatives ou le contraire qui tuera le combat (maintenant le débat reste ouvert sur l’option la plus efficace des deux, mais vous êtes les mieux placés pour la définir), mais la division d’un camp dont l’unité a fait la force comme nous nous pouvons tous en témoigner.

    Ne devenez pas ennemis pour les idées que vous portez les uns les autres, re-rassemblez vous, réentendez vous, et ramenez cette unité qui fera face au camp adverse, car là bas en période d’élection, l’unité règne bel et bien.

  13. Rakino dit :

    Bonjour chers patriotes, il est portant de participer à ces élections législatives car il y va de l’avenir de notre Gabon comme le rappel si bien l’auteur de ce poste surtout pour nous les jeunes… Certains disent que partir à ces élections c’est légaliser la forfaiture du camp d’en face… Je dis non et non… Car c’est tout le contraire ne pas y aller en prônant le boycott c’est remettre la gouvernance totale du pays comme le mandat précédent sous leur médiocre tutelle. Aussi, il faut souligner le fait que le mode de scrutin n’étant pas le même qu’à l’élection présidentielle, il serait très difficile de pouvoir tricher (que le CNR communique vivement dessus)… Donc quand je lis certains en disant qu’on doit rompre le cycle: élections truquées, dialogue et nouveau recommencement, ils oublient qu’eux mêmes sont toujours dans la spirale cyclique des élections présidentielles, dialogue/apaisement, élections législatives puis boycott de l’opposition… de tout ça, à qui profite le boycott sincèrement? Autrement-dit en 2009 qui a profité du boycott dans ce pays? Nos jeunes talents révélés lors du scrutin présidentiel, ne méritent-ils pas une tribune pour forcer la démocratie au Gabon? Il ne s’agit nullement en participant de fermer les yeux sur les massacres d’août et septembre 2016 comme l’a dit le dernier premier ministre d’OBO, mais de poursuivre le combat… Lorsque d’autres disent qu’elles ne servent plus à rien ces législatives dans la mesure où le “président légal” actuel a modifié notre loi fondamentale… faux, je pense que c’est juste des garde-fous mis en place pour (déjà) se prémunir de l’affront au cas l’opposition venait à remporter la chambre basse… En tout cas, il serait totalement malheureux de pas asséner la bête agonisante de plusieurs coups jusqu’à ce que mort s’en suive au lieu de la laisser reprendre du poil. Merci

    • Don Corleone dit :

      Analyse pertinente

      • Okoss dit :

        Merci
        J ajouterai ceci.
        C est le PDG avec sa majorité actuelle a l assemblée qui a modifie la constitution.
        Si l opposition gagne largement en Avril, elle peut aussi bien initier des changements dans cette constitution.
        Et pourquoi pas ne pas revenir simplement a la constitution de 1992.
        La participation aux législatives s impose alors avec une opposition bien unie comme en 2016.
        Toute autre démarche contribuera a favoriser le camp d’ en face deja aux abois

  14. Koek lun dit :

    Ne partez pas aux élections la c est moi qui vous dit .la conclusion de ton analyse devraitetre de ne pas aller aux élections . Ils vont changer les résultats s ils veulent . C est Ping qui doit lancer les élections on ne connaît pas bongo

  15. mouthou dit :

    Ne pas participer aux législatives à venir voudrais dire que dans la même logique, nous ne participerons aux prochaines élections locales et à l’élection présidentielle de 2023. Du moins si ce sont les mêmes organisateurs avec les méthodes que nous connaissons.
    Depuis l’avènement de la démocratie dans notre Pays, l’opposition a, à de nombreuses occasions, boycotter les élections pour un résultat nulle pour le peuple et un triomphe pour la politique de l’asservissement du peuple par les tenants du pouvoir. le boycotte de l’élection législative de décembre 2011 a donné une Assemblée mono-colore avec 114 députés pour le PDG et seulement 06 pour l’opposition. En gros, une Assemblée Nationale totalement acquise au pouvoir. Des députés qui aujourd’hui obéissent au doigt et à l’œil du distingué camarade. Cette Assemblée Nationale, c’est nous, par notre boycotte, qui l’avons donnée en cadeau au PDG.
    Il est temps pour le peuple de reprendre la main. L’essaie concluant, à l’initiative du président Myboto et de la société civil en Août 2016 est à prendre en compte. N’en déplaise aux tenants du pouvoir, le Président élu est bel et bien Jean PING, candidat unique de la coalition des partis de l’opposition. Le 27/08/2016, la recette a bien marché et le résultat a été positif. Cette recette qui a été efficace pour la dernière élection présidentielle doit encore nous servir aujourd’hui. Ce qu’il nous faut, c’est de pousser encore plus loin la réflexion sur la sécurisation des résultats, le choix des potentiels scrutateurs pour le compte de l’opposition.
    A ce jour, l’opposition Gabonaise a opté pour une résistance pacifique sans effusion de sang. La démarche actuelle qui appel à aller aux législatives, avec pour mot d’ordre, un candidat unique de l’opposition est une suite à cette démarche. Comment envisager de prendre le pouvoir des mains des émergents sans majorité à l’Assemblée Nationale, sans majorité au Sénat? C’est une occasion pour le peuple de donner une majorité parlementaire au Président Elu, “Jean PING”. C’est cette majorité parlementaire, des deux chambres, qui aura la lourde charge de faire rétablir les résultats du vote du 27 Aout 2016. Par cette majorité parlementaire le peuple pourra rendre justice à ses martyres tombés dans la rue et au QG du Président PING.
    En contrôlant l’Assemblée parlementaire, l’opposition aura le pouvoir de nommer 6 juges constitutionnels: 3 par le président de l’Assemblée Nationale et 3 par le président du Sénat. 6/9 C’est la Cour constitutionnelle aux mains de l’opposition.
    Une opposition unie et unique, sans bien sûr les crèves la faim, ce sont les institutions aux mains du peuple et donc, une possibilité de transition sans effusion de sang.
    C’est bien ce que nous souhaitons tous……?
    Comme disait un commandant de gendarmerie: “nous savons que les Gabonais ne sont pas prêts à se lever. Sauf la survenance d’un événement extraordinaire. Mais cela est très loin d’arriver car la dernière élection présidentielle est bue, avalée et longtemps recrachée. Pour la dernière élection, 7 jours auraient suffis à nous défaire, mais le manque d’endurance dans la résistance de la rue nous a été favorable”.
    A défaut défaire le pouvoir par la rue, le passage par la case majorité parlementaire et contrôle des institutions peut être une option……!
    Bien sûr, ceux d’en face ne ce laisseront nullement déposséder facilement. Il faut donc trouver les parades pour contrecarrer toutes les tentatives de fraude durant le vote, durant la consolidation des résultat à l’organisme qui va gérer le vote et aussi être vigilant lors de la vérification des résultats à la Cour Constitutionnelle.

    • Koek lun dit :

      Oui mais aller aux élections légitime Bongo . Et si ils veulent ils vont toujours changer les résultats et il n t’aura personne à l assemblée pour faire tout ce que tu raconte la . C est tres naïfs de chercher les raccourcis pour résoudre le problème du Gabon . En allant pas aux élections nous mettons le Gabon avant nous mène fusse t il jus qu à 2023 . Ils vont se fatiguer de ne pas nous voir derrière eux et de comprendre qu ils ne dirigent que les ifiots pas nous et notre président Jean Ping

      • mouthou dit :

        Si vous le dites…..!
        Juste une question: Qui va organiser et gérer l’élection présidentielle de 2023? Si ce sont les émergents qui ont encore toute la main du pouvoir en cette période, pourquoi alors partir à cette élection? En gros, tant que les émergents auront la main mise sur le pouvoir au Gabon, l’opposition ne doit plus participer à aucune élection?

  16. Ali Assele dit :

    Sorcier !!!! Et la constitution ???? Et les articles 8, 28 et 36 de la Constitution, tu en fais quoi !!!! Et la pratique brutale du pouvoir ???? Et les juges dès elections ???? Jean Gaspard NtountounAyi, tes plans avec le pouvoir pour tuer Le combat des gabonais pour le depart d’Ali ne marchera pas !!! Sorcier !!!! Il n’ y aura pas de législatives du ventre !!

    • Okoss dit :

      Assele
      Dis nous comment avec le boycott de l opposition le PDG va perdre ou du moins comment Pr Ping va récupérer la présidence de la république.
      Tu fais le jeu du PDG !!!!

    • Don Corleone dit :

      Mais essayez au moins ou tout ou plus d’argumenter votre commentaire, vous proposez quoi? Vous passez la plus part de votre temps à traiter les autres de sorcier, je paris qu’il y-a pas longtemps vous auriez pas traiter ce éminence grise qui Mr Ntoutoume Ayi de sorcier

      • zack dit :

        Il faut lire !!!!! Quoi, vous ne voulez tout de même pas qu’on fasse la lecture. Même avec La supposée majoritaire de Jean Gaspard, vous allez faire comment pour diriger le pays ?? Vs parlez des législatives sans parler de la constitution. Ça un sens ? Vs serez seuls à vos legislatives du ventre !

  17. Union Nationale dit :

    Mdr Jean gaspard NtountounAyi !!!! Tu es vraiment un blagueur !!!! Pas un mot sur la constitution !!!!!!!! Qu’est ce qui dicte la conduite des parlementaires ? C’est la constitution d’Ali ou bien c’est votre ” pouvoir législatif de L’UN !!!! Les hommes politiques de demain !!!! Lol

    • Don Corleone dit :

      Si la constitution a subit cette modification c’est justement parce que en 2011 l’opposition avait boycottée les élections législatives de cette année, vous voulez encore rééditer le même exploit de laisser l’assemblée nationale aux mains du Pdg

  18. okome dit :

    Mon frère, tout ce long article sans parler de la constitution ? Ça sent les pièces de Nzouba et Oye, les amis cachés d’abakougna !!!

  19. Mba Etienne dit :

    Voilà un autre Moubamba ce Jean Gaspard ! Avec la brutalité qu’Ali et ses amis font subir aux gabonais tu es incapable de te battre et c’est pour les legislatives que tu vas te battre ! Donc tu attends seulement les legislatives pour se battre avec Ali ! Tu es un grd menteur toi !!!! Vos legislatives du ventre c’est Ali et vs, pas les gabonais. Imposteur !!!

  20. claudemoussavou dit :

    Mamoooooo !!!! Tu as vraiment faim Jean Gaspard !Donc c’est vraie ton affaire qu’on dit que tu as déjà négocié le poste de 1er ministre du gouv post legislative avec le PDG ! A ça !

  21. Koek lun dit :

    En RDC tu ne vois comment quand le président sait qu il ne peux plus se présenter il n organise pas les élections ? Tu ne connais pas ces gens là

    • Ali Asselé dit :

      Parce que la RDC, c’est le Gabon ???? Vous parlez des législatives sans parler de la constitution. Même vous même ! Il faut dire aux gabonais comment on fait partir Ali en prenant la ” majorité de Ntoutoume Ay ” à l’Assemblée Nationale ! Omar Bongo ment et tue les gabonais. Vous, vous mentez. Il faut dire comment on prend le pouvoir par l’Assemblée ! C’est ce qui préoccupe les gabonais, pas vos plans à deux balles !!!! Nos à vos législatives du ventre ! Vous les ferez avec Ibubu et vos complices CAM et Nzouba. Enfin …!!!!

  22. Aimé JUSTICE dit :

    Vous avez échoué parce que vous avez choisie un mauvais “Commandant en chef”, revanchard, sans aucune considération pour le peuple. Simplement pour regeler ses comptes à Ali. La communauté Internationale le sais. Et Ali ne s’est pas laissé faire. voilà où a mené le peuple Gabonais, ton fameux commandant en chef, Ping. on dégage Ali, le reste on verra! tout un programme politique. Un candidat revanchard comme Ping n;allait rien donner de bon. un candidat comme toi aurait fait la différence et on en serait pas là!

  23. Issipock dit :

    L’unique solution dans une telle phase de blocage, à mon avis, c’est intensifier le blocage. Cela veut simplement dire, si tous les leaders qui étaient avec M. Jean Ping lors de la présidentielle reste soudés autour de lui et de façon sérieuse en demandant à tous les gabonais d’user de la grève perlée, tant qu’Ali Bongo n’a pas remis le fauteuil président à M. Jean Ping, rien ne rentre dans l’ordre. Qui qu’il soit, Ali Bongo partira. L’on se souvient par exemple avec Mandela à qui les blancs demandaient de sortir seul de prison. Il disait toujours, sans ses amis emprisonnés avec lui, ce n’est pas possible. Et il retournait en prison jusqu’au moment où ces blancs ne pouvaient faire autrement que de les libérer tous. Mais hélas, certains leaders de notre opposition ne voient pas la chose de cet œil. Vous ne savez peut-être pas, certains sont sous le coup du mamba d’Ali. Pour légitimer son pouvoir, pour avoir la protection du député ou pour de l’argent, ils projettent de se lancer dans cette course.

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