Une semaine après avoir été présentés devant le tribunal de première instance de Franceville, les candidats cités pour séquestration arbitraire et voie de fait, ont été fixés sur leur sort le mercredi 21 novembre : deux à cinq mois de prison ferme.

La salle des audiences du tribunal de Franceville a refusé du monde lors du procès. © Gabonreview

 

Des peines allant de 2 à 5 mois de prison ferme ont été prononcées, le mercredi 21 novembre 2018, contre certains candidats aux législatives et locales couplées d’octobre dernier. Ceux-ci sont accusés de séquestration et voie de fait, envers les membres de la Commission électorale départementale de la Djouori Agnili à Bongoville, dans la province du Haut-Ogooué. La décision, rendue par le tribunal de première instance de Franceville, au cours d’une audience correctionnelle consacrée aux flagrants délits, a débouché sur des peines de deux à cinq mois de prison ferme.

La prison de Yéné où vont séjourner les candidats dits indélicats. © Gabonreview

Ainsi, l’indépendant Saturnin Odouma Koumboulou et son directeur de campagne, Hervé Nzoho Yami, écopent de 5 ans de prison avec sursis, dont 5 mois de prison ferme, pour les doubles griefs de séquestration arbitraire et voie de fait. Ils ont donc été jugés coupables d’avoir enfermé, contre leur gré, les membres de la Commission électorale départementale et proféré des menaces ainsi que des actes de défiance envers ces derniers.

Pour leur part, Brigitte Marthe Ossiba (indépendante) et Loïc Makouka Mouoyi candidat de l’Alliance pour le changement et la restauration (ACR) de Bruno Ben Moumamba, prennent 1 an avec sursis et 2 mois ferme, pour voie de fait. Autrement dit, ces derniers se seraient illustrés par des actes de défiances et des propos calomnieux envers les membres de la commission. «Vous avez dix jours pour faire appel si vous n’êtes pas satisfaits de la décision du tribunal», a déclaré la présidente du tribunal lors de l’audience.

Avant ce verdict, les prévenus ont été entendus devant les juges, le mercredi 7 novembre, devant lesquels ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, lesquels constituent des infractions sanctionnées par les articles 250 et 230 du Code pénal en République Gabonaise.

Les faits en question remontent au jeudi 4 octobre, lorsque les différents candidats concernés auraient interrompu une réunion du bureau de la Commission électorale départementale, pour réclamer la présence de leurs représentants dans les bureaux de vote. Leur demande aurait été rejetée pour non-respect du délai, conformément à la loi électorale qui prévoit 5 jours pour les dépôts des listes des représentants.

Suite aux actes répréhensibles ci-dessus indiqués, les vindicatifs candidats ont été auditionnés par les agents de la Police judiciaire de Franceville avant d’être entendu par le procureur de la République près le tribunal de Franceville, puis placés en détention durant tout le mois d’octobre.

 
 

4 Commentaires

  1. Onganga Flore dit :

    Mme la présidente est d’une incompetence averée,raison pour laquelle elle n’évolue pas en grade. Mr odouma avait retiré sa candidature par conséquent il ne pouvait exiger quoi que ce soit. Soyons un peu sérieux. Avec autant des griefs il ne mérité une peine aussi minable s’il était coupable de ce qui lui est reproché. Tu ne malheureusement pas exercé ailleurs.Es

  2. Nanus dit :

    C’est bien fait pour eux personne ne s’est lévé en 2016 pour reconnaitre que le PDG n’avait pas gagné dans le haut Ogooué

  3. Katini dit :

    Nul ne peut interdire un gabonais de ne pas se présenter à une élection. Pourquoi dans cette bourgade appelée Bongoville, les natifs ne peuvent se présenter à une élection. Seul les Bongo disposent de ce droit divin. Qui d’autre manifestera un brin d’envie d’un poste électif en aura pour son compte. Voilà pourquoi Mr Odouma est toujours persécuté à chaque fois qu’il y’a une quelconque élection. Bien qu’ayant retiré sa candidature, Saturnin Odouma se trouve une fois de plus en prison. Ce que je ne comprends c’est le fait que les cadres de cette bourgade(les ex: Tpg, Dg cnss, gouverneur de la Beac, ministre de la défense) tournent les pouces à bongoville, incapables de lever le moindre doigt. Soyez rassurés que ne serez pas les opposants de demain car vous n’aurez aucun n’adhérant dans votre parti. Vous êtes des minables car une gamine comme Malika ne pas vous représenter à l’assemblé. Heureusement que ne siégera plus jamais à cause de la situation chaotique irréversible de son père.

  4. Katini dit :

    Mme Ndombi, je trouve anormal que tu sois toujours du mauvais côté. Depuis plusieurs années toujours au même endroit,entre ces quatre murs,sans aucune évolution. Tu ne rends la justice que dans ton intérêt. Aucun employé licencié abusivement ne pas gagner un procès parce que tu es à la solde de quelques sociétés encore en place dans le G2. Comment oses-tu sanctionné un candidat qui a retiré sa candidature ? . Oui tu as raison de le faire car personne ne peut s’opposer à la fille d’Ali. Tu es quel genre de mère de famille. Vous ferez comment demain quand les Bongo partiront ?.

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