En crise depuis l’entrée de son président, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou, au gouvernement, Union & Solidarité (US) a enregistré, mercredi 30 mai, sa première vague de démissions. Anges Kevin Nzigou, Nicolas Nguema et Elza-Ritchuelle Boukandou ont quitté le navire et promettent le désistement de plusieurs autres militants.

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La crise à l’US tend à s’accentuer. Anges Kevin Nzigou et Nicolas Nguema, respectivement 3e et 4e vice-président du parti, ont officialisé, mercredi 30 mai, leur démission. Avec eux, la présidente du Mouvement des jeunes Upégistes (MJU), dont la plainte contre Jean de Dieu Moukagni-Iwangou a été jugée irrecevable le même jour par le juge de la première chambre civile du tribunal de première instance de Libreville. Les trois démissionnaires préviennent de ce que plusieurs autres militants de leur ancienne formation politique pourraient bientôt les suivre. Il se murmure d’ailleurs que le trio pourrait lancer dans les prochains jours une plateforme politique à défaut d’un parti politique.

S’il a décidé de démissionner, c’est que Anges Kevin Nzigou ne reconnaît plus le parti qu’il a contribué à créer en 2017. «Depuis la nomination du ministre d’Etat, le parti s’est fortement «bongoïsé. Tous les vices que nous dénoncions sont désormais érigés en vertus de gouvernance. Et ceux qui, comme moi, commettaient le crime de rappeler les principes qui fondaient notre accord commun, sont systématiquement vilipendés et présentés comme des jaloux en quête de notoriété. Le comble atteignant son paroxysme, vous avez trouvé le moyen de recruter une catégorie de militants, dont la seule arme politique tient à leur allégeance à l’opportunisme puant et à la servilité sans répit», a-t-il adressé au secrétaire général de l’US dans une lettre datée du 29 mai 2018.

Pour Elza-Ritchuelle Boukandou, sa démission de l’US tient surtout de la volonté de Moukagni-Iwangou à se maintenir à la tête du parti, bien que conscient d’avoir fait entorse aux textes qui le régissent. «Nous discourons éloquemment sur notre attachement à la loi, nous proclamons notre attachement à la démocratie, mais nous pratiquons lamentablement l’exact opposé du crédo démocrate. La crise née au sein de notre parti du fait que le président veuille se maintenir à sa tête en usant même du dilatoire devant le tribunal l’illustre parfaitement», a reproché la président du MJU, par ailleurs membre du bureau exécutif de l’US au SG de l’US.

Au sein du parti, beaucoup craignent que la dynamique se poursuive. Ce qui pourrait vider cette formation politique de ses jeunes, que d’aucuns comptent parmi les plus courageux, les plus brillants et les plus motivés de l’opposition.

 
 

2 Commentaires

  1. Gabomama dit :

    Tout les partis qui rejoignent le parti des démons finissent par mourir. Certains à défaut de ne plus pouvoir avoir d’élus nationaux finissent par se contenter de l’assistance artificielle des postes du pdg. Militant ” à l’opportunisme puant, et à la servilité sans répit” décrit bien Meboon ancien fan de Ndong Sima et son projet enfantin de pvv qui m’intéresse personne.

  2. Léopard dit :

    Militant “à l’opportunisme puant et à la servilité sans répit”. Une parfaute description de Meboon Ondo, ancien fanatique de Ndong Sima. Ce gars est entrain de tracer son chemin vers le pdg, d’ici là que les mamelles de Iwangou soient à sec quand il sera viré par Ali. AU fait Meboon Ondo c’est quoi la loyauté? Serait-elle exister en politique? Un président de parti qui décide de changer le positionnement du parti sans aviser aucun des membres du bureau exécutifs et ses compagnons de lutte est-il un modèle de loyauté ou c’est un escroc? Comme vous voulez enlever toute noblesse au sens du mot citoyen vous me direz que le citoyen Moukagni et non le Président de l’US qui a décidé d’entrer au gouvernement. Le président de l’US et Moukagni sont deux personnes Et pour vous le Président n’est pas un citoyen? C’est quoi cette “citoyenneté moutouki” sans honneur et sans respect pour les engagements et les responsabilités pris avec et devant des compatriotes sans aucune contrainte? Le citoyen Iwangou pour accepter le poste de ministre sans engager l’US malgré elle, devait au préalable démissionner pour ne pas faire commettre une faute au président Iwangou qui n’a pas reçu un accord de l’US dans sa décision d’entrer au gouvernement.

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