Un nouveau meurtre à l’arme blanche a été perpétré récemment dans un lycée de Libreville. En novembre pourtant, le gouvernement a réaffirmé son intention de mettre fin aux violences perpétrées en milieu scolaire, en annonçant la mise en place d’un dispositif de sécurité spécial porté par les forces de l’ordre.

© Gabonreview

 

Au lycée Jean-Baptiste Obiang Etoughe de Sibang à Libreville, un élève de 12 ans a donné la mort à un autre âgé de 15 ans au cours d’une bagarre. L’arme du crime était une paire de ciseaux et le motif de l’acte fatal, les moqueries de la victime à l’endroit du meurtrier présumé, dont le style de jeu au football n’était pas du goût du premier. Une fois de plus, une histoire, dont la conséquence tragique aurait pu être évitée. C’est, en tout cas, la conviction de René Mezui Menie, président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Gabon (Fenapeg), qui regrette que le phénomène des violences en milieu scolaire n’ait toujours pas trouvé de solution de la part des autorités. Pourtant, sur la question, les promesses gouvernementales abondent.

Un mois avant ce nouvel épisode macabre, Edgar Anicet Mboumbou Miyakou s’était, en effet, engagé à mettre fin aux violences et à toutes formes de harcèlement à l’école. Le 8 novembre, le ministre d’Etat en charge de la Justice avait annoncé la mise en place d’un dispositif de sécurité visant à prévenir et à appréhender les auteurs de violences en milieu scolaire. Porté sur le terrain par les forces de l’ordre et les hommes de loi, ce dispositif aurait eu pour mission d’«intervenir, sous le contrôle du procureur de la République et le président de la juridiction pour mineur, de manière proactive et urgente lorsqu’un cas de violence sera signalé ou dénoncé en milieu scolaire ou extrascolaire».

Seulement, cet «instrument d’action multisectoriel» continue de se faire attendre, et certains parmi les élèves, leurs parents et les responsables d’établissements doutent que l’annonce d’Edgar Anicet Mboumbou Miyakou soit suivie d’effet. Alors que l’on a enregistré plusieurs drames ces deux dernières années au sein des lycées et collèges du Gabon, la plupart des promesses gouvernementales faites sur le phénomène sont restées en l’état. Dans les établissements, la sécurité est restée la même, presqu’inexistante avec des surveillants visiblement dépassés par les événements. Entre-temps, vols, braquages, vente de drogues et toutes les formes d’agressions continuent d’être perpétrés dans les établissements.

 
 

3 Commentaires

  1. Legaboma dit :

    C’est vraiment triste et regrettable que notre pays prend un visage ainsi ….

  2. Le pays est foutu mais ça va finir un jour avec la grâce de divine

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