À travers un rapport publié le 7 mars, le Sénat français a opté pour le maintien des bases militaires françaises installées au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Gabon. Les parlementaires justifient ce maintien par l’utilité des troupes à mener des opérations lourdes d’urgence dans cette zone en proie aux actes terroristes.

Des Eléments français au Gabon, lors du passage au Camp de Gaulle (Libreville) du ministre des armées, Sébastien Lecornu, le 2 mars 2023. © EFG

 

Les bases françaises installées au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Gabon devraient encore passer plusieurs années sur le sol africain. C’est le vœu du Sénat français dans un rapport publié le 7 mars, rapporte le journal Euronews dans sa parution du 9 mars.

Selon le journal français, les sénateurs soutiennent que les bases françaises au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Gabon sont «toujours utiles et doivent être maintenues dans le nouveau dispositif français du golfe de Guinée». Le maintien des bases françaises prépositionnées dans le golfe de Guinée permettrait de «mener des opérations lourdes dans l’urgence», soulignent les sénateurs dans le rapport produit par la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat.

Le souhait de la chambre du parlement ne sera pas certainement bien perçu par les masses des populations africaines. D’autant que depuis plusieurs années, les troupes françaises en Afrique francophone sont considérées comme une «force d’occupation» pour certains. 

Ces critiques exprimées ces dernières années ont conduit le président français Emmanuel Macron à annoncer en février, une «diminution visible» des effectifs militaires français sur le continent, avant sa tournée en l’ayant conduit jusqu’au Gabon pour prendre part au One Forest Summit.  Une annonce qui semble n’avoir pas été prise en compte par les sénateurs français. 

 
GR
 

3 Commentaires

  1. Mboumba Moukagni dit :

    Mais pour qui prennent ils les africains ? Leur a t on demandé leur avis ? De quel droit les sénateurs français doivent ils décider de qui va rester sur un territoire qui n est pas le leur ? Cela veut donc dire que les opinions africaines et leurs dirigeants n’ont aucun mot à dire ? Dans ce cas que nos parlements puissent voter également des textes de loi pour stationner nos troupes en France principalement en corse en proie aussi aux actes de terrorisme.

  2. Asphalt dit :

    Mon chère,le président français a reçu des critiques de la part de certains dirigeants africains dans ce sens lors de sa tournée africaine sauf au Gabon où son gouverneur l’a caressé dans le sens du poil pour ne pas le courroucé !
    Il n’y a qu’à voir comment ils se comportent,le Sénat français nous informe qu’ils vont continuer à garder leurs troupes sur notre sol,ils ne nous demandent pas notre avis!

  3. de kermadec dit :

    Posez vous la question: c’est la faute à qui? cette situation n’est pas venue par hasard; il y va de la responsabilité des dirigeants (anciens et actuels) des deux parties (français et gabonais) et attendez-vous que cela perdure. Je n’en dirai pas plus car il y a trop de choses anormales à dénoncer.

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